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La mort annonce-t-elle un recommencement ?

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Silentio
Liber
Thrasymaque
toniov
Collegienmv
9 participants

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A part chez des philosophes chrétiens comme Jean Guitton et Jacques Ellul, je ne sais pas. Mais je ne crois pas, ce serait une "anomalie" compte tenu de l'orientation de la philosophie contemporaine depuis Kant.

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Mais n'y a-t-il pas aussi de telles croyances (implicites ou permises) chez Kant, notamment au travers de la question : que puis-je espérer ? Est-ce qu'il est aujourd'hui impossible de se poser la question, ou tout du moins impossible d'y donner la même réponse ? Faut-il renoncer à toute espérance ? Castoriadis disait que les Grecs avaient répondu : rien, nous ne pouvons rien espérer, pas de vie dans la mort, ou alors une vie pire faite de souffrances éternelles (cf. Achille aux Enfers). Il me semble toutefois que les hommes ont besoin de donner un sens à leur vie et à leur mort et qu'ils recherchent malgré tout un salut (je pense à Jerphagnon ou Guillemin), même si c'est avant tout pour justifier les souffrances de leur existence, ce qui est compréhensible face à sa tragédie, face au "mal" radical (à la racine de l'être ou de l'ex-istence) qui fait que l'homme, pourtant né en ce monde et accueilli par lui, n'y trouve que douleurs, absurdité, etc., bref une hostilité fondamentale à son égard (c'est d'ailleurs ce que dit Castoriadis : l'homme n'est pas un animal malade, mais un animal fou qui serait incapable de survivre sans la création de la société, un être inapte à la vie et dépourvu des qualités qui font que l'animal est, si l'on peut dire, en harmonie avec son environnement). Mais il s'agit peut-être, pour Kant, de proposer des croyances pour le peuple, ainsi que l'on peut le lire chez Heine.

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Silentio a écrit:
Castoriadis disait que les Grecs avaient répondu : rien, nous ne pouvons rien espérer, pas de vie dans la mort, ou alors une vie pire faite de souffrances éternelles (cf. Achille aux Enfers).

Je ne crois pas que l'homme grec ait pensé quelque chose d'aussi radical. D'abord parce qu'ils plaçaient le souvenir de leurs actions au-dessus de la vie et de la mort, et que finalement, peu leur importait la durée de l'une ou l'autre. Ensuite, si la vie leur paraissait condamner les êtres à la souffrance, la mort était alors une délivrance, donc un espoir.

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Silentio a écrit:
Mais n'y a-t-il pas aussi de telles croyances (implicites ou permises) chez Kant, notamment au travers de la question : que puis-je espérer ?
Non, parce que cette question est une question d'anthropologie qui ne se substitue pas à une question de type "théologique". Il s'agit d'accorder l'hétéronomie (déterminisme naturel) et l'autonomie (liberté - "morale"). L'art nous apprend que la nature se comporte comme si elle n'était pas seulement le règne de la causalité, mais aussi celui de la finalité. L'idée est d'accorder la finalité humaine et la finalité de la nature (on ne peut exclure toutefois que Kant se propose un "lot de consolation" : cette question succède à la question du devoir).

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Silentio a écrit:
Y a-t-il encore des philosophes défendant l'immortalité de l'âme et la vie dans un au-delà ?

Voici une conférence qui semble faire une mise au point sur la question : Immortalité de l'âme, résurrection des morts : aspect de la problématique au tournant de notre ère. Je ne garantis pas l'immortalité à ceux qui la visionneraient.

(N'oubliez pas que le topic dédié aux sites philosophiques propose le Canal U et AAR, où l'on trouve de nombreuses conférences en philosophie et dans les sciences humaines - sans compter les ressources de l'ENS Lyon et d'Akadem, campus numérique juif, etc. : http://www.forumdephilosophie.com/t206-sites-philosophiques)
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