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La mort annonce-t-elle un recommencement ?

+5
Silentio
Liber
Thrasymaque
toniov
Collegienmv
9 participants

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toniov a écrit:
Ce qui me frappe aussi, c'est la volonté - dont beaucoup font preuve - de trouver une réponse définitive aux plus grands mystères et de s'y tenir.

Je pense que l'on a presque une idée générale mais soit on a du mal à la communiquer soit on n'est pas d'accord sur les détails . Et si c'est un peu contradictoire, on a tous une réponse qui peut s'adapter à tout le monde : mais tout ce qui compte c'est de ne pas rejeter une idée digne de ce nom (qui n'est pas contre des principes humanistes).

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Euterpe a écrit:
Aristippe de cyrène a écrit:
Peut-être que c'est même la condition pour vivre. Je me dis parfois que la condition même de la vie, c'est bien la mort. Celui qui est en perpétuel rapport avec la mort me semble être également celui qui est en rapport avec la vie.
Du reste, voyez Yves Bonnefoy. Il n'a jamais pensé qu'à la mort. Résultat ? Il a 89 ans, et il publie encore !

Que faire dans ce cas de la phrase de Spinoza : "le sage ne pense à rien moins qu'à la mort. Et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie" ?

Comment le comprendre sur ce point là ?

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Aristippe de cyrène a écrit:
Que faire dans ce cas de la phrase de Spinoza : "le sage ne pense à rien moins qu'à la mort. Et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie" ?

Comment le comprendre sur ce point là ?

Penser la mort, c'est méditer la vie. Nécessairement. Pas seulement parce qu'il n'y a qu'en vivant qu'on peut penser la mort (après, il est trop tard), mais parce que la mort est notre condition ontologique, ce n'est pas une question d'intellectuel. Ceux qui, dès leur vivant, pensent la mort, vivent rapportés à la mort (ce qui n'a rien à voir avec les états morbides), outre qu'ils sont rares (ça peut sembler accessoire, mais c'est révélateur), sont ceux que la vie enseigne le mieux. La joie d'un Spinoza, ce n'est pas l'optimiste béat ou l'heureuse imbécillité.

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Eh bien figurez-vous que la mort a encore fauché ! Plus elle fauche plus je réussis à la supporter, j'apprécie la simplicité de la vie, c'est peut-être ça la joie spinoziste, une joie de sage, une joie stoïcienne d'un roc au-dessus du courant qui s'abat sur lui et traversé de vagues de tristesse.

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La joie de Spinoza me semble incompatible avec toute tristesse, car la tristesse est cette passion qui nous empêche de persévérer dans notre être. Du reste, Spinoza me paraît assez éloigné de la résignation stoïcienne. La joie spinozienne est un sentiment de l'être bien trop puissant. Elle est substantielle et éternelle. Il l'appelle aussi béatitude. Mais cette béatitude repose chez lui sur l’âpreté du monde, qui n’est pas une suspension de la douleur mais une exploration de la douleur de vivre au point de la sublimer en bonheur d’exister, si on peut dire.
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