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Autour d'une pensée de l'existence

+5
Dienekes
aliochaverkiev
Vangelis
Crosswind
Arcturus
9 participants

descriptionAutour d'une pensée de l'existence - Page 4 EmptyRe: Autour d'une pensée de l'existence

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Je ne critique pas la littérature pour la littérature, je critique son usage en tant que bouclier évasif au sein du discours philosophique. Il n'est donc pas incongru de lire chez moi l'une ou l'autre locution qui, prise au premier sens se trouve hors propos, mais qui sous la houlette de l'intuition commune donne accès à un sens subséquent apte à enrichir le propos. C'est d'ailleurs le cas ici : une réaction auto-immune se caractérise par une action pathogène d'une partie d'un corps sur lui-même. Par extension, cette image médicale aide, je veux le croire, à montrer combien la reconnaissance de l'existence entretient l'angoisse par elle-même, du fait d'elle-même.

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Arcturus a écrit:
L'ontologie appartient au domaine de la métaphysique, domaine qui essaye de connaître les êtres en dehors de notre portée, les êtres transcendants sur lesquels on ne peut mener aucune expérience, voire expérimentation. [...] Et ce n'est pas par hasard que Sartre a écrit "L'être et le néant".

Dans le raccourci que je cite, comment passez-vous de la première phrase à la seconde ? Ne faites-vous pas un contresens sur le néant Sartrien ?

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Vangelis a écrit:
Arcturus a écrit:
L'ontologie appartient au domaine de la métaphysique, domaine qui essaye de connaître les êtres en dehors de notre portée, les êtres transcendants sur lesquels on ne peut mener aucune expérience, voire expérimentation. [...] Et ce n'est pas par hasard que Sartre a écrit "L'être et le néant".

Dans le raccourcis que je cite, comment passez-vous de la première phrase à la seconde ? Ne faites-vous pas un contresens sur le néant Sartrien ?

La seconde phrase n'est pas liée à la première phrase que vous citez. Mais à une autre phrase où je faisais remarquer combien la question de l'Être était propre à la philosophie occidentale. Et que cette question de l'Être, Sartre en venait aussi à en débattre dans son livre "l'être et le néant".

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Crosswind a écrit:
Je ne critique pas la littérature pour la littérature, je critique son usage en tant que bouclier évasif au sein du discours philosophique. Il n'est donc pas incongru de lire chez moi l'une ou l'autre locution qui, prise au premier sens se trouve hors propos, mais qui sous la houlette de l'intuition commune donne accès à un sens subséquent apte à enrichir le propos. C'est d'ailleurs le cas ici : une réaction auto-immune se caractérise par une action pathogène d'une partie d'un corps sur lui-même. Par extension, cette image médicale aide, je veux le croire, à montrer combien la reconnaissance de l'existence entretient l'angoisse par elle-même, du fait d'elle-même.

Vous transformez votre subjectivité en vérité objective. Vous convenez vous même plus haut que vous êtres surpris par les mots employés par Sartre qui donne en effet dans l'émotion.  Vous ne prenez pas le temps de lire mon exposé et vous parlez de l'existence comme si le sens de ce mot allait de soi. 

Bouclier évasif  : désigner le passage évasif pour vous, définissez le mot évasif objectivement, je ne peux pas rentrer dans votre subjectivité. 
Quelle est la locution qui prise au premier sens se trouve hors de propos? quel est ce premier sens, en quoi serait elle hors de propos? définissez, soyez précis, faites de la philosophie.

je ne peux pas répondre à des jugements subjectifs mais à des jugements précis, nets, rationnels dénués d'émotion.

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Arcturus a écrit:
Crosswind a écrit:
Je n'ai malheureusement pas encore eu le temps matériel de lire son livre, ma question pourrait en conséquence sembler naïve si la réponse s'y trouve, mais que sous-tend chez lui le mot "existence" ? J'intègre facilement la première partie de votre intervention, qui concerne la difficile constatation de l'étrangeté de l'Être, mais dès qu'il s'agit de l'existence, je vibre. Vous écrivez "


Dire que l'existence est contingente revient à dire que nous ne pouvons que constater que nous existons. L'existence est de l'ordre du constat, du factuel"



Je n'oserais pour ma part jamais aller aussi loin en ce qui concerne l'établissement existentiel absolu d'un "je" (du moins c'est ainsi que je le comprends). Faire le constat d'une expérience est une chose, cela revient à dire il y a, en déduire une ontologie de la personne (la proposition est peut-être un peu forte mais c'est en l'état celle qui me semble la plus parlante) est abusif en droit : il n'y a pas nécessairement quelque chose pour quelqu'un. A moins que je ne comprenne pas du tout le fond de sa pensée ce qui est fort possible ! De même, s'il est d'évidence impossible d'opérer une déduction lorsqu'il s'agit de s'ouvrir à l'expérience (et cette phrase devrait être lue et relue par les neurologues), il en est de même d'une quelconque opération déductive en ce qui concerne la nature même de cette existence, si d'ailleurs une nature peut être invoqué  ici. De quel droit attribuer une quelconque caractéristique à ce constat d'évidence de l'éprouvé puisque, de facto on ne peut en sortir pour en avoir une vision objective ? Enoncer "il y a" ou "je suis là", ce qui n'est pas pareil mais passons, ne permet pas d'inférer la proposition "il y a mais il aurait pu ne pas y avoir" (ou "je suis là mais j'aurais pu ne pas être là"), du moins pas sans se projeter dans une métaphysique particulière. On peut en effet envisager l'existence de quelque chose, une chose transcendante, d'où émergerait le fait de l'éprouvé d'existence, et dans ce cas il est à la rigueur possible (à la rigueur car je crains que même cette position reste faible) de dire "j'existe et j'aurais pu ne jamais l'être". Mais c'est un choix, pas une implacable déduction logique. Toute utilisation d'une partie du contenu de l'éprouvé en vue de le caractériser implique un choix métaphysique de la part de l'auteur. 

Vous êtes dans l'analyse exclusive des mots dissociés de leur rapport entre eux. Je dirai que vous êtes totalement acquis à l'analyse. Sartre est un écrivain, et il vient à la philosophie par la voie de l'écrit. Un écrivain, imaginez Proust, ne construit pas son écrit comme vous, vous le pensez. Il n' y a pas analyse mais synthèse immédiate des mots entre eux. Un écrivain entre en liaison avec le sentiment (je vous laisse chercher le sens de "sentiment "en philosophie).
J'ai bien conscience que mon approche du langage n'est pas la vôtre. Je reste néanmoins chevillée à ma manière d'écrire en raison des résultats que j'obtiens, puisque je suis une femme enseignante, et que je j'obtiens des résultais probants près de mes élèves. 
Pour avoir la possibilité de fréquenter d'autres "philosophes" en quoi je diffère de vous? En ce sens que je suis dans le "sentiment", que je perçois les réalités à partir du sens interne comme dirait Kant (je suis l'exposé actuel d'aliochaverkiev).
Il est nécessaire que vous vous laissiez aller à la musique du texte que j'écris; quand vous l'aurez lu en entier, alors vous pourrez me faire part de vos remarques.
Bien à vous.
Nicole.

"Etablissement existentiel absolu d'un je" : que voulez vous dire? de quel "je" parlez-vous, qu'appelez vous établissement existentiel? quel rapport entre existentiel et absolu? "en déduire une ontologie de la personne" : qui déduit une ontologie de la personne, qu'appelez vous ontologie de la personne?  de quelle personne s'agit il? est abusif en droit : abusif, mot chargé d'émotion me semble t il ?  est ce un bouclier non évasif? qui dit le droit en l'occurrence? il n' y a pas nécessairement quelque chose pour quelqu'un: que voulez vous dire, en quoi cette remarque apporte elle quelque chose?
quel rapport avec les neurologues, de quoi parlez-vous quand vous parlez des neurologues? je ne vois pas le rapport entre mon exposé et les neurologues.
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