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Le récit est-il distinctif de l'espèce humaine ?

+3
hokousai
Liber
benfifi
7 participants

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Le rite funéraire est considéré comme un marqueur essentiel dans le passage à la "civilisation". Or la plupart des squelettes retrouvés dans des "tombes", accompagnés d'objets qui sont l'indice d'un pouvoir, renvoient à la possibilité de la question dynastique. Il faut envisager les questions du sang et de la terre, autrement dit de la naissance et de la mort, comme les voies privilégiées de passage, de transmission, d'une génération à l'autre.

Vous cherchez un expédient pour trouver votre "récit" chez le DAC ? Le récit est-il distinctif de l'espèce humaine ? - Page 7 282286507
Le récit est-il distinctif de l'espèce humaine ? - Page 7 Gif_an10

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J'abandonne le récit chez le DAC.

J'imagine que la scission en deux sous-familles, l'une dont est issu le chimpanzé, et l'autre dont est issu l'homme, serait due au mécanisme de rejet d'un corps étranger.
Dans un premier temps, un événement provoquerait le déclenchement d'un processus de modification de la conscience. Puis s'ensuivrait une altération du comportement. Enfin, le reste du groupe ayant échappé à ces transformations en viendrait, tout naturellement, à rejeter les individus affectés.

J'en viens au lien culturel entre le rite funéraire et la dynastie.
Dans La violence et le sacré, René Girard, à deux reprises, s'interroge : pourquoi l'homme connaît-il la violence, comme s'il avait perdu cet instinct animal de retenue lors d'un affrontement avec un congénère.
J'imagine la société du DAC fonctionnant sur le modèle du mâle dominant : soumission ou proscription. Qu'un autre mâle du groupe ou un étranger vienne le disputer, et le combat s'engage, le plus souvent ramené à un simulacre. Le plus fort s'impose. Et tout rentre dans l'ordre. Tranquillement. Demain, rebelote. Et après ? Tôt ou tard, le dominant cédera sa place. Par fatigue. Par vieillesse. En fait, la mort constitue la borne ultime mais théorique du pouvoir. Or, avec le rite funéraire et la dynastie, la donne change. La mort ne représente plus l'assurance d'un changement de situation. Le pouvoir s'étend au-delà. On n'en voit pas la fin. Terminé cette tranquillité d'esprit. Une chose naît : la frustration, la pression. Et croît. Jusqu'à ce que, mécaniquement, ça éclate. Pour donner quoi ? La violence.

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Parousia a écrit:
L'origine, n'est-ce pas ce qui partout et toujours, fonde l'homme ?

Pouvez-vous préciser votre pensée, s'il vous plaît ?

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Parousia a écrit:
Est-ce qu'Euterpe ou vous-même (ou qui que ce soit) pourrait essayer de me dire ce que les philosophes, psychanalystes, sociologues, spécialistes de religion et autres, recherchent dans leurs efforts pour imaginer la "scène primitive" ? Pourquoi "imaginer" l'origine toujours de cette manière ?

Il peut y avoir plusieurs démarches, mais la plus courante est de comprendre hier pour expliquer aujourd'hui. Par contre il n'y a pas pour moi une scène primitive, mais des scènes qui s'inscrivent dans une évolution.

benfifi a écrit:
Or, avec le rite funéraire et la dynastie, la donne change. La mort ne représente plus l'assurance d'un changement de situation. Le pouvoir s'étend au-delà. On n'en voit pas la fin. Terminé cette tranquillité d'esprit. Une chose naît : la frustration, la pression. Et croît. Jusqu'à ce que, mécaniquement, ça éclate. Pour donner quoi ? La violence.

Il manque quelque chose dans cet argument. Il vous semble que tout le monde veut le pouvoir, or c'est loin d'être le cas. Il y a un certain confort dans la soumission, comme il y a de l'inconfort à être dirigeant. De plus, avoir le pouvoir et le conserver sont deux choses différentes. Avoir le premier ne garantit pas le second. Donc cela ne concerne qu'une certaine partie de la population. De plus ce n'est pas la seule cause de violence.

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Vangelis a écrit:
Par contre il n'y a pas pour moi une scène primitive, mais des scènes qui s'inscrivent dans une évolution.

Ces scènes dont vous parlez, ne constituent-elles pas ensemble une scène ?

Vangelis a écrit:
Il vous semble que tout le monde veut le pouvoir

Je n'ai pas dit cela. En tout cas, soumis ou pas, le sujet n'échappe pas à la question du pouvoir, ne serait-ce, justement, qu'à travers sa condition de soumis ou pas. Ce qui le rend susceptible de prendre part à l'emballement de la violence.

Vangelis a écrit:
De plus ce n'est pas la seule cause de violence.

Pouvez-vous préciser votre pensée, s'il vous plaît ?
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