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Choisir, est-ce être libre ?

+2
Vangelis
Collegienmv
6 participants

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 2 EmptyRe: Choisir, est-ce être libre ?

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Collegienmv a écrit:
Oui , j'ai oublié. L'Homme est une vérité universelle qui est définie de manières différentes mais qui est et sera toujours le même concept : l'Homme. Les mots changent mais l'idée reste la même (j'espère que je ne rappelle pas Platon).

Pour qu'un concept reste le même il faut qu'il soit défini de la même manière, c'est logique donc votre postulat n'est pas valide. Par exemple dans une tribu en Ouganda (je le tiens d'un ami africain) le concept d'homme n'existe pas, car il n'y a d'identité que par la fonction que l'on occupe au sein de la tribu. On est l'autre pour chacun mais on n'est pas homme pour autant hormis d'un point de vue sexuel homme ou femme. Il n'y a pas d'ontologie de l'homme car l'on est dans le rapport à l'autre le plus strict. Si bien que lors de certaines guerres entre les clans de la tribu, couper un bras ou une jambe n'est pas un crime car on n'atteint pas l'identité de qui que ce soit. De notre point de vue c'est difficile à comprendre donc c'est que nous ne partageons pas la même idée.

Autre exemple, les définitions du concept d'homme entre philosophes varient à un point que nous pouvons avoir du mal à comprendre que ces philosophes parlent de la même chose. L'homme a un libre arbitre selon certains comme Descartes, il est déterminé selon Spinoza, il est naturellement bon selon Rousseau contrairement à ce que pense Schopenhauer. Si aucune culture n'arrive à se mettre d'accord sur le concept d'homme alors l'idée n'est pas la même selon les cultures. Bien sûr on sait que l'on parle de nous sans pour autant arriver à définir ce qu'est ce "nous" avec précision. Les mots ont un sens et donc le sens change lorsque l'on change de mots.

Collegienmv a écrit:
Ah ! Oui ! Quand vous dites que lutter contre sa propre mort n'est pas un acte d'altruisme je pense que vous oubliez quelque chose. Une personne qui est "utile" (je ne vais pas définir l'utile en luttant contre sa propre mort pourra rester utile pour les autres, par exemple un docteur qui essaye de résister encore quelques jours pour guérir d'autre malades).

Alors une personne qui sert davantage la communauté que d'autres qui sont plus solitaires voire isolées est par conséquent plus importante ? La personne qui ne lutte pas contre la mort, qui l'accepte est égoïste ? Pourquoi porter un jugement moral sur une notion objective comme la mort ?

Pourtant on peut aussi mourir par altruisme, par exemple un soldat en temps de guerre. Au Japon la mort n'est pas du tout abordée comme au sein de notre culture, alors pourquoi votre jugement moral l'emporterait ?

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 2 EmptyRe: Choisir, est-ce être libre ?

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Dioxygène a écrit:
Je ne pense pas que la liberté soit nécessairement inscrite dans une situation donnée. La liberté d'imaginer transcende les cadres et les situations pour en créer de nouvelles, d'inédites, d'extraordinaires, à telles point que ce concept de situation ne s'y applique plus.
Si, car une situation peut être endogène.

Aristippe de cyrène a écrit:
Déjà, l'on voit que l'absence de choix n'est pas négation de la liberté, mais négation du libre arbitre, qui n'est peut-être pas la même chose, finalement.
Pour moi il n'y a aucune négation dans les deux cas, car comment voulez-vous nier un acte en puissance qui ne s'exprime pas occasionnellement ? Le fait de ne pas parler n'est pas une négation de la parole. De plus, l'absence de choix n'existe que dans des cas limites.

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 2 EmptyRe: Choisir, est-ce être libre ?

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Choisir de ne pas choisir c'est un choix ? Alors Spinoza fait le choix de ne pas choisir ?

Chaque personne est utile pour répondre à votre question Silentio. Ce que je comprends c'est qu'il faut avoir une mort utile, par exemple celui qui meurt pour les autres comme vous l'avez dit, mais lors d'une guerre un soldat, je pense, doit non pas aller se battre mais se révolter comme en 14-18.
De plus, à l'un de mes derniers messages je voulais dire qu'il faut lutter contre la mort pour une personne qui ne le mérite pas. Mais une question se posait : Qui mérite la mort ?
C'est pour cela que je ne l'ai pas écrit mais maintenant je peux vous répondre par ceci : si une personne accepte sa mort, elle est libre de faire son choix alors que moi, je parlais d'une mort non méritée : l'exemple du soldat peut illustrer ceci car si le soldat est blessé, nous devons tout faire pour qu'il survive.
La conception de la mort au Japon est "belle". Par exemple , le kamikaze qui veut une mort dans l'Honneur et pour servir l'empereur ou les personnes qui vont à Fukushima pour essayer de sauver des gens, là aussi c'est une forme de kamikaze-action. Alors, la mort semble utile et honorable. Mais, si je ne me trompe, les Japonais luttent pour que les blessés survivent : c'est donc une lutte contre la mort.
Je ne pense pas que ce soit mon jugement moral mais plutôt l'assemblage des idées de Camus (peut-être les ai-je mal compris) ; et il y a toujours l'idée d'une mort utile ou de quoi "survivre" dans chaque civilisation.

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 2 EmptyRe: Choisir, est-ce être libre ?

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Collegienmv a écrit:
Choisir de ne pas choisir c'est un choix ? Alors Spinoza fait le choix de ne pas choisir ?

Non, il ne s'agit pas de cela avec Spinoza. Relisez plus attentivement mon message ;)

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 2 EmptyRe: Choisir, est-ce être libre ?

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Vous avez écrit "absence de choix", c'est ne pas choisir, non ?

L'Homme a été défini de plusieurs façons, certes, mais une qui semble revenir partout est "je", "nous", etc. L'Homme peut simplement être défini par cela : qui sont les Hommes ? Ce sont Nous. En d'autres mots, on peut faire un travail à la manière de Montaigne avec ses Essais : les écrits des philosophes étant de nombreux essais (comme le mien) pour aboutir finalement à un raisonnement : l'Homme évolue (homo sapiens sapiens..., encore aujourd'hui), les Hommes sont différents (variations personnelles, différents caractères), les Hommes sont semblables (appartenance à une même espèce "Humaine"), les Hommes sont nous (un groupe d'Hommes différents mais semblables qui évoluent).
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