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Choisir, est-ce être libre ?

+2
Vangelis
Collegienmv
6 participants

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 7 EmptyRe: Choisir, est-ce être libre ?

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Aristippe de cyrène a écrit:
Que fait-on alors des Grecs ? La liberté que connaissais les Grecs n'a rien à voir avec le libre arbitre (la liberté de la volonté, le choix), puisque comme je l'ai rappelé, la liberté entendue comme libre arbitre ne vient qu'avec les Chrétiens.

Et alors ? On n'est pas obligé de rester coincé chez les Grecs, sauf à démontrer que l'évolution et l'apparition de la notion de "sujet" est chose négligeable.

P. S. : sûrement peut s'écrire sans accent circonflexe sur le U depuis le 6 décembre 1990. Merci d'en rectifier l'orthographe dans le rappel de mes propos et de supprimer cette couleur rouge.

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 7 EmptyRe: Choisir, est-ce être libre ?

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Pour vous répondre Gnomon en effet si l'on suit le raisonnement de Spinoza et que l'on adhère à son déterminisme alors il n'y a pas de responsabilité, l'acte n'est pas attribué à la volonté de la personne qui la commet, il ne décide pas de produire cet acte librement il ne peut donc en rendre compte.

Deux possibilités : on peut pousser le raisonnement en déclarant que la responsabilité est arbitrairement établie par une société pour instaurer une justice afin de faire respecter l'ordre pour le bien de tous.

La seconde est d'établir l'hypothèse que le déterminisme n'est pas nécessairement opposé au libre arbitre et qu'il peut exister une tension entre les deux selon les situations qui se produisent. Par exemple un crime passionnel est déterminé par le chagrin dû à une tromperie d'autrui ou une autre cause de mon désarroi si je commets ce crime, mais un assassinat prémédité semble être un acte davantage actif que réactif ; l'on peut donc penser que j'ai agi librement et en toute connaissance de cause. Or chez Spinoza la liberté se définit par notre connaissance des causes qui nous déterminent. C'est peut être là un moyen d'instaurer une responsabilité sans nier le déterminisme.

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 7 EmptyRe: Choisir, est-ce être libre ?

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JimmyB a écrit:
chez Spinoza la liberté se définit par notre connaissance des causes qui nous déterminent. C'est peut être là un moyen d'instaurer une responsabilité sans nier le déterminisme.

Mais, se sentir responsable, c'est plus qu'une connaissance. C'est une volonté de rendre compte de ses actes. Et c'est là, justement dans le crime passionnel par exemple, mais même dans les crimes volontaires, que le sens des responsabilités ne se voit pas toujours, ni avant ni après l'acte.

Je trouvais spécieux l'argument soutenant que nous ne sommes jamais libres, parce qu'il entraîne l'absence de responsabilité. Sommes-nous toujours libres de nous-mêmes et de nos émotions ? la question se pose effectivement. Mais nous devrions toujours nous sentir responsables de nos actes, ce qui ne se voit pas toujours. Et au nom de la liberté, justement, ce que je trouve très tendancieux.

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 7 EmptyRe: Choisir, est-ce être libre ?

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JimmyB a écrit:
Pour vous répondre Gnomon en effet si l'on suit le raisonnement de Spinoza et que l'on adhère à son déterminisme alors il n'y a pas de responsabilité, l'acte n'est pas attribué à la volonté de la personne qui la commet, il ne décide pas de produire cet acte librement il ne peut donc en rendre compte.

Deux possibilités : on peut pousser le raisonnement en déclarant que la responsabilité est arbitrairement établie par une société pour instaurer une justice afin de faire respecter l'ordre pour le bien de tous.

La seconde est d'établir l'hypothèse que le déterminisme n'est pas nécessairement opposé au libre arbitre et qu'il peut exister une tension entre les deux selon les situations qui se produisent. Par exemple un crime passionnel est déterminé par le chagrin dû à une tromperie d'autrui ou une autre cause de mon désarroi si je commets ce crime, mais un assassinat prémédité semble être un acte davantage actif que réactif ; l'on peut donc penser que j'ai agi librement et en toute connaissance de cause. Or chez Spinoza la liberté se définit par notre connaissance des causes qui nous déterminent. C'est peut être là un moyen d'instaurer une responsabilité sans nier le déterminisme.
Je pense que votre exemple est mal choisi JimmyB, car ici c'est votre désarroi qui fait de vous le criminel et donc c'est une cause extérieure, non votre raison.
Choisir, est-ce être libre ? - Page 7 3974914884

descriptionChoisir, est-ce être libre ? - Page 7 EmptyChoisir, est-ce être libre ?

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Collegienmv a écrit:
JimmyB a écrit:
Pour vous répondre Gnomon en effet si l'on suit le raisonnement de Spinoza et que l'on adhère à son déterminisme alors il n'y a pas de responsabilité, l'acte n'est pas attribué à la volonté de la personne qui la commet, il ne décide pas de produire cet acte librement il ne peut donc en rendre compte.

Deux possibilités : on peut pousser le raisonnement en déclarant que la responsabilité est arbitrairement établie par une société pour instaurer une justice afin de faire respecter l'ordre pour le bien de tous.

La seconde est d'établir l'hypothèse que le déterminisme n'est pas nécessairement opposé au libre arbitre et qu'il peut exister une tension entre les deux selon les situations qui se produisent. Par exemple un crime passionnel est déterminé par le chagrin dû à une tromperie d'autrui ou une autre cause de mon désarroi si je commets ce crime, mais un assassinat prémédité semble être un acte davantage actif que réactif ; l'on peut donc penser que j'ai agi librement et en toute connaissance de cause. Or chez Spinoza la liberté se définit par notre connaissance des causes qui nous déterminent. C'est peut être là un moyen d'instaurer une responsabilité sans nier le déterminisme.
Je pense que votre exemple est mal choisi JimmyB, car ici c'est votre désarroi qui fait de vous le criminel et donc c'est une cause extérieure, non votre raison.
Eh bien c'est ce que je dis, relisez bien...
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