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A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

+2
Nash
cyr
6 participants

descriptionA-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ? EmptyA-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

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A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

C'est une question, que je me suis formulée, et je souhaitais tenté d'y répondre à travers une dissertation. Je me demandais aussi, si la question n'était pas trop difficile pour une première dissertation.

J'en suis venue à imaginer 2 possibilités, 2 parties à développer, les voici :


  1. La responsabilité repose sur la reconnaissance du libre-arbitre.
  2. La reconnaissance d'un déterminisme, niant l’existence du libre-arbitre ; ne constitue pas une menace pour notre personnalité.


Dans le (1), on doit essayer de mettre en évidence le fait que la responsabilité d'une personne implique la reconnaissance de son libre-arbitre, puis que la responsabilité est essentielle.
Dans le (2), on doit expliquer ce qui constitue la personnalité, et en quoi elle est essentielle. Puis démontrer qu'étant donné les conditions nécessaires de la personnalité, le déterminisme n'est pas une menace.

Voilà, pouvez-vous m'éclairer sur le sujet, sur ma manière de m'y prendre, et sur mes idées mêmes ?

descriptionA-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ? EmptyRe: A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

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Bonsoir.
Pour moi, être responsable d'un acte, c'est avoir consciemment choisi de le faire, en ayant pu choisir autrement.
Si le libre arbitre n'existait pas, c'est que nos actions sont décidée de l'extérieur, prédéterminées, ce qui exclut la possibilité d'agir autrement, et donc, il me semble la responsabilité.
C'est ce que dit Saint Augustin pour montrer que seul l'Homme est responsable du mal puisqu'il possède le libre arbitre.

descriptionA-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ? EmptyRe: A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

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Supposons que cela soit vrai, que nos actions soient décidées de l'extérieur, prédéterminées, et donc qu'il n'y ait pas possibilité d'agir autrement. La notion de responsabilité s'est "construite" dans notre société, de liberté, de justice, etc. Je peux dire que je suis responsable, être reconnu responsable (devant la justice), c'est peut-être bien pratique, mais est-ce vrai pour autant au sens "métaphysique" ?
Ne pourrait-on pas croire au libre-arbitre, sans que le monde en soit moins profondément déterministe ?

descriptionA-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ? EmptyRe: A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

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Non, je ne pense pas qu'il soit possible de ne pas croire au libre-arbitre sans être déterministe.
En effet, cela veut dire qu'aucun choix n'est un vrai choix, et donc que les décisions que nous "croyons" prendre ne sont en fait pas prises par nous-mêmes.
De là deux alternatives :
-le chemin pris n'aurait pu être autre, il est imposé par des nécessités biologiques, ou des déterminismes psychologiques, ou encore des nécessités divines ou liées au destin, la Providence, ou que sais-je encore...
-le chemin pris est aléatoire, ce qui me semble vraiment peu satisfaisant.

descriptionA-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ? EmptyRe: A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

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Nous devons bien croire que nous choisissons, que nous choisirons, et cela ne défend pas de penser que le passé s'est nécessairement déroulé. Le choix existe, du moment que nous l'éprouvons. Quand bien même la formulation consciente du choix ne serait qu'une évocation pauvre de ce qu'il se passe inconsciemment, nous en faisons tout de même l'expérience. Mais parfois le choix est nôtre et le destin est autre. En cela la responsabilité peut sembler une farce. Et souvent elle est l'avatar de notre petitesse, d'un besoin maladif de sécurité, de notre incapacité à accepter la fatalité et la vie en général. Il me semble que le libre-arbitre n'est nécessaire que dans le cas où l'on punit : on peut dire "ça c'est bien", "ça c'est mal" et punir en bonne conscience ceux qui y contreviennent. La personne a le choix de bien choisir et nous avons le pouvoir de déterminer si elle l'a fait, ce qui suppose une morale, un Bien, et un immoral, un Mal. Mais enfin que nous n'accordions pas le libre-arbitre à l'animal ne nous retient pas de nous prévenir de l'agression du prédateur ni lorsque cela arrive, de réparer le mal qu'il a causé. Le volcan non plus ne choisit pas d'éructer et pourtant si nous savions le bâillonner nous le ferions. La différence pour nous vient de ce que nous avons une conscience morale et surtout sociale, qui nous rend responsables les uns à l'égard des autres. Et pour cela il n'y a pas à passer par le libre-arbitre.
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