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A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

+2
Nash
cyr
6 participants

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Oui !

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Kthun a écrit:
cyr a écrit:
A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

C'est une question, que je me suis formulée, et je souhaitais tenté d'y répondre à travers une dissertation. Je me demandais aussi, si la question n'était pas trop difficile pour une première dissertation.

J'en suis venue à imaginer 2 possibilités, 2 parties à développer, les voici :


  1. La responsabilité repose sur la reconnaissance du libre-arbitre.
  2. La reconnaissance d'un déterminisme, niant l’existence du libre-arbitre ; ne constitue pas une menace pour notre personnalité.


Dans le (1), on doit essayer de mettre en évidence le fait que la responsabilité d'une personne implique la reconnaissance de son libre-arbitre, puis que la responsabilité est essentielle.
Dans le (2), on doit expliquer ce qui constitue la personnalité, et en quoi elle est essentielle. Puis démontrer qu'étant donné les conditions nécessaires de la personnalité, le déterminisme n'est pas une menace.

Voilà, pouvez-vous m'éclairer sur le sujet, sur ma manière de m'y prendre, et sur mes idées mêmes ?

Vous devriez, avant le moindre développement, tâcher de définir au moins approximativement (et provisoirement) les termes "besoin", "croire" et surtout "libre-arbitre".

Oui, j'y ai pensé un peu. Ce qui m'a fait corriger plusieurs fois ma question.. Voilà à peu près, disons :
On définira ici le libre-arbitre comme « capacité de choisir entre deux ou plusieurs comportements, sans incliner a priori d'un côté ou de l'autre ; autrement dit : capacité d'être cause première ou absolue de nos actes ».
Dans la problématique, j'ai pensé plutôt que de chercher à démontrer l'existence du libre-arbitre, m'intéresser à l'utilité de croire en son existence ; à savoir : est-ce que c'est essentiel d'y croire ou non que se soit à l'échelle de l'individu ou de l'espèce. A-t-on besoin d'adhérer même de façon incertaine, à l'existence de notre libre-arbitre. On considérera que l'individu a des besoins pour assurer sa conservation d'une part, et d'autre part pour assurer sa croissance et sa reproduction ; et que pour assurer au mieux sa conservation, son développement et sa reproduction, il lui faut des parents, et par extension une société.

J'ai essayé aussi d'introduire la première partie :
"Dans une première partie, on raisonnera par l'absurde, en posant l'hypothèse que nous croyons que nos actes sont toujours déterminés. Ce déterminisme irait à l'encontre du libre-arbitre, et par là même, irait à l'encontre de toute responsabilité, en considérant que le libre-arbitre est une condition nécessaire à la responsabilité. Par ailleurs, il nous faudra expliquer préalablement, en quoi la responsabilité nous est essentielle."

C'est en essayant d'introduire la 2ème partie, que je me rends compte que je suis un peu embêtée pour l'instant.
Je m'interroge. On n'a pas besoin de croire au libre-arbitre, car la seule liberté à laquelle nous avons besoin de croire, n'a rien à voir avec le libre-arbitre, et est complètement indépendante du fait que nous croyons ou non au déterminisme... Ou alors faudrait-il rester plus "proche" de la première partie?

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A Zingaro.

Le texte de Nietzsche est beaucoup plus conséquent que ne laisse apparaitre l’extrait que vous nous donnez. La conscience y est participative de l’utilité pour l’espèce humaine et en ce sens on peut parler d’une responsabilité partagée. Je suis donc tenté de répondre oui à votre question.
Concernant la projection, c’est justement un projet individuel qui se déploie dans un avenir imaginaire et qui ne se suffit pas des éléments de ses expériences passées. Je veux dire par là qu’il y a dans la projection un objet qui est visé et qui peut être n’a jamais été rencontré, et aussi que sa mise en œuvre fait appel à des éléments si éloignés- en apparence – qu’ils peuvent prendre l’attrait de la nouveauté, d’une liberté d’indifférence.  Il est évident que tout cela participe de notre sentiment de libre-arbitre. Maintenant rien n’empêche que tout cela s’inscrive dans un système qui reste à définir.
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