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A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

+2
Nash
cyr
6 participants

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cyr a écrit:
A-t-on besoin de croire en notre libre-arbitre ?

C'est une question, que je me suis formulée, et je souhaitais tenté d'y répondre à travers une dissertation. Je me demandais aussi, si la question n'était pas trop difficile pour une première dissertation.

J'en suis venue à imaginer 2 possibilités, 2 parties à développer, les voici :


  1. La responsabilité repose sur la reconnaissance du libre-arbitre.
  2. La reconnaissance d'un déterminisme, niant l’existence du libre-arbitre ; ne constitue pas une menace pour notre personnalité.


Dans le (1), on doit essayer de mettre en évidence le fait que la responsabilité d'une personne implique la reconnaissance de son libre-arbitre, puis que la responsabilité est essentielle.
Dans le (2), on doit expliquer ce qui constitue la personnalité, et en quoi elle est essentielle. Puis démontrer qu'étant donné les conditions nécessaires de la personnalité, le déterminisme n'est pas une menace.

Voilà, pouvez-vous m'éclairer sur le sujet, sur ma manière de m'y prendre, et sur mes idées mêmes ?

Vous devriez, avant le moindre développement, tâcher de définir au moins approximativement (et provisoirement) les termes "besoin", "croire" et surtout "libre-arbitre".

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Zingaro a écrit:
Le texte en citation postule que la conscience est essentiellement communication entre les hommes. Cette communication n'implique-t-elle pas la responsabilité ? N'implique-t-elle pas la règle et la transgression, le droit ? Elle l'implique au moins à travers le langage puisqu'il faut être d'accord sur les signes pour désigner.
Le texte de Nietzsche ne dit pas ce qu’est la conscience. Il parle seulement de la pression du langage qui aurait pu être à l’origine de son apparition. Question toujours d’actualité par ailleurs.  Mais entre dire ce qu’est une chose et pourquoi elle se trouve là, il y a un monde.
Compte tenu de ce que nous pensons savoir sur la conscience,  elle ne peut pas impliquer une responsabilité par le se simple fait d’être ce qu’elle est.
Bien évidemment que nous nous servons de notre conscience pour faire beaucoup de choses. Et puisque l’acte en conscience est un préalable à toutes responsabilités, si l’on admet le libre-arbitre alors nécessairement la conscience implique une responsabilité dans l’acte conscient. Mais cela n’est pas directement de sa nature. Si nous prenons la position opposée, à savoir  le déterminisme le plus dur, nous pouvons reconnaître l’acte en conscience  mais nous pouvons aussi rejeter  la responsabilité dans le même temps. Ce qui montre bien que la responsabilité ne se déduit pas de la conscience.

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Vangelis a écrit:
Zingaro a écrit:
Le texte en citation postule que la conscience est essentiellement communication entre les hommes. Cette communication n'implique-t-elle pas la responsabilité ? N'implique-t-elle pas la règle et la transgression, le droit ? Elle l'implique au moins à travers le langage puisqu'il faut être d'accord sur les signes pour désigner.
Le texte de Nietzsche ne dit pas ce qu’est la conscience. Il parle seulement de la pression du langage qui aurait pu être à l’origine de son apparition. Question toujours d’actualité par ailleurs.  Mais entre dire ce qu’est une chose et pourquoi elle se trouve là, il y a un monde.
Compte tenu de ce que nous pensons savoir sur la conscience,  elle ne peut pas impliquer une responsabilité par le se simple fait d’être ce qu’elle est.
Bien évidemment que nous nous servons de notre conscience pour faire beaucoup de choses. Et puisque l’acte en conscience est un préalable à toutes responsabilités, si l’on admet le libre-arbitre alors nécessairement la conscience implique une responsabilité dans l’acte conscient. Mais cela n’est pas directement de sa nature. Si nous prenons la position opposée, à savoir  le déterminisme le plus dur, nous pouvons reconnaître l’acte en conscience  mais nous pouvons aussi rejeter  la responsabilité dans le même temps. Ce qui montre bien que la responsabilité ne se déduit pas de la conscience.

Mon propos ne concernait pas directement la nature de la conscience. Seulement de dire qu'en considérant le développement de la conscience comme contemporain au besoin de communication, la responsabilité est inhérente à la conscience (pas intrinsèque si j'ai bien compris la distinction entre ces deux notions). La règle, l'autorité, les référents, la transgression (autant de conditions à la langue) ne peuvent pas être définis et établis sans rapporter chacun à sa responsabilité, sans que chacun forme en soi-même au moins l'intuition de cette responsabilité qui est d'abord "factuelle" avant d'être conceptuelle. A commencer par la responsabilité face à soi-même : je transgresse --> je suis puni ; quand bien même je ne prends pas cette punition sur moi, je me révolte et blâme le représentant de l'autorité, je comprends que c'est mon agir qui a déclenché la punition, je sais que c'est moi qui suis punit, je suis renvoyé à moi-même et à mes actes. Même si la responsabilité n'est pas proprement théorisée, intégrée dans un constellation juridique/philosophique, je pense que les hommes ont et auront toujours conscience de leur responsabilité les uns à l'égard des autres. Ce qui n'implique pas qu'ils s'aiment et que tout est beau. Je crois que c'est là que vous ne me suivez pas, vous avez écrit "la conscience ne nous oblige à rien", mais la responsabilité non plus. On peut tuer son voisin et revendiquer la responsabilité de cet acte.

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Je n'ai pas lu tout ce qui précède, mais d'aucuns philosophes, tels que Spinoza, Schopenhauer nient l'existence du libre-arbitre. Selon ces derniers, nous sommes déterminés. Selon les Stoïciens, également. Sur ce, je vous salue.

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Arantelle a écrit:
Je n'ai pas lu tout ce qui précède, mais d'aucuns philosophes, tels que Spinoza, Schopenhauer nient l'existence du libre-arbitre. Selon ces derniers, nous sommes déterminés. Selon les Stoïciens, également. Sur ce, je vous salue.
 Ce qui ne répond toujours pas à la question.
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