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Nietzsche et la résilience

+3
Dienekes
Nash
confucius
7 participants

descriptionNietzsche et la résilience - Page 3 EmptyRe: Nietzsche et la résilience

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Je ne pense pas que Cyrulnik aurait employé cette phrase pour illustrer son concept de résilience, en effet la résilience désigne un certaine résistance aux traumatismes, grâce à des ressources telles que la capacité cognitive, permettant de mieux comprendre ce qu'il s'est passé et d'accepter le trauma, et l'environnement affectif, nous offrant une certaine sécurité qui peuvent être associées avec le concept d'attachement sécure, détaillé par Bowlby(dont il n'est peut-être pas l'instigateur cependant), se mettant en place durant les premières années de vie. Parler donc de résistance laisse apparaître qu'il y a limite, qui peuvent évoluer selon les changements dans son environnement ou son monde interne. 

Après personnellement, je ne peux penser que cette phrase fut un jour vraie de manière universelle pour l'homme. Par exemple, un arrachement à son environnement social et sécure durant les premières années de la vie (divorce et déménagement par exemple) peut également avoir de grosses conséquences directes sur la confiance en soi et en l'Autre, qui sont des outils pour pouvoir interagir avec l'extérieur, pour pouvoir vivre. Émousser ces outils ne les rend pas plus efficaces. Cet enfant ne pas devenir plus fort de lui-même il va falloir qu'il s'appuie sur le soutien de son ou ses parent(s) pour comprendre et accepter, si les parents ne sont pas disponibles pour cela, l'enfant lambda restera dans une crainte de tout perdre à nouveau, jusqu'à un âge ou il aura plus de moyens pour comprendre les actes des adultes.

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Kikos a écrit:
Par exemple, un arrachement à son environnement social et sécure durant les premières années de la vie (divorce et déménagement par exemple) peut également avoir de grosses conséquences directes sur la confiance en soi et en l'Autre, qui sont des outils pour pouvoir interagir avec l'extérieur, pour pouvoir vivre. Émousser ces outils ne les rend pas plus efficaces. Cet enfant ne pas devenir plus fort de lui-même il va falloir qu'il s'appuie sur le soutien de son ou ses parent(s) pour comprendre et accepter, si les parents ne sont pas disponibles pour cela, l'enfant lambda restera dans une crainte de tout perdre à nouveau, jusqu'à un âge ou il aura plus de moyens pour comprendre les actes des adultes.

On tombe dans la caricature, le café-psycho'.

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La puissance de l'affectif dans les premières années est colossale, on a qu'à voir le cas des nourrissons qui se sont laissés mourir dans les orphelinats de Roumanie il y a quelques décennies. Et actuellement, à une époque ou les éclatements familiaux sont monnaies courantes, c'est quand même incroyable de voir que le suicide chez les ados est l'une des premières causes de mortalité avec les accidents de circulations.
Je n'affirme pas que ce processus soit systématique, automatique, je dis qu'une base affective et sécure sont nécessaires à la construction de son identité et de sa personnalité ; c'est d'ailleurs l'axe central du processus de résilience tel qu'il est décrit par M. Cyrulnik. 

Pour avoir monter un dossier sur ce monsieur et son concept pour mon école, je peux cependant vous donner mon avis sur la résilience : c'est pour moi une utopie de chercher une méthode efficace de "traitement" ou de prévention des traumatismes, car la plupart de ces traumas sont surprenant pour la personne concernée, inattendus (sauf pour les situations de souffrance sur la long terme, père violent ou abusif par ex.). Je trouve son style d'écriture très accrocheur, et c'est d'ailleurs ce qui m'a rendu méfiant vis-à-vis de ses livres (peut-être à tort). Je suis cependant totalement d'accord avec lui quant aux bienfaits et aux dégâts que peut causer l'entourage socio-affectif aux premières années.

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Kikos a écrit:
Et actuellement, à une époque ou les éclatements familiaux sont monnaies courantes, c'est quand même incroyable de voir que le suicide chez les ados est l'une des premières causes de mortalité avec les accidents de circulations.



Le lien de causalité n’est pas flagrant. Il faut aborder la pression social, la peur du rejet, le narcissisme ou que sais-je encore.

Kikos a écrit:
Je n'affirme pas que ce processus soit systématique, automatique, je dis qu'une base affective et sécure sont nécessaires à la construction de son identité et de sa personnalité



J’entends bien, mais votre première intervention manquait de nuance.

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Le concept de Résilience est effectivement très en vogue dans le secteur social et médico-social. Pour autant, il n'est pas vécu comme une "recette" à toute épreuve mais plutôt comme une capacité possible à l'homme de parvenir à gérer des traumatismes important et à continuer à vivre en mettant en place un avenir possible.
Le lien avec la citation de Nietzsche ne me semble pas correct car à aucun moment  Boris Cyrulnick ne dit que cela rend la personne plus forte.
Si je devais faire un lien entre l'approche de ce dernier et la philosophie, j' irais plutôt du coté de Paul Ricoeur et de Axel Honneth autour de la notion de reconnaissance.
A voir.
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