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Suis-je maître de faire éclore en moi une volonté ?

5 participants

descriptionSuis-je maître de faire éclore en moi une volonté ? - Page 2 EmptyRe: Suis-je maître de faire éclore en moi une volonté ?

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Ronin a écrit:
Oui mais quand donc peut-on admettre qu'une idée, un souvenir, un désir, une réaction, etc., sont des "affaires" personnelles ?
A quel niveau siège notre "conscience" dans nos choix, nos décisions ?
Dans ce jeu de miroirs opposés, où se situe ce "je" qui accepte de s’assimiler à l'acte ? Où sont toutes les influences qui nous ont poussés dans tel ou tel couloir ? - Faisant de nous ce que nous sommes souvent, une marionnette.

Lorsque je dis : je veux ! veux-je savoir et poser la question : qui veut vouloir ? Ou encore après avoir trouvé une réponse : qui voulait que je
veuille vouloir ? Et ceci à l'infini ? Personne n'en voit l'aspect et l'intérêt pratique. Nous nous contenterons du dernier "je" qui a parlé, au risque de ne jamais passer à l'action

Où se trouve le "je" ? Là où on croit le voir, tout simplement. C'est vague et flou, je sais, mais le "moi" ne l'est pas moins.

Qui veut vouloir ? qui voulait que je veuille vouloir ?... bonne question (enfin, pas exactement, il faudrait plutôt dire : "qu'est-ce qui veut vouloir ?" et "qu'est-ce qui voulait que je veuille vouloir ?", mais je ne vais pas chipoter). Par contre, la réponse que vous aviez proposée dans votre premier message de ce sujet - "moi" -, me paraît moins bonne.

Lorsque vous "voulez" quelque chose, avez-vous conscience de ce qui vous le fait vouloir ? Si c'est le cas, ce qui vous le fait vouloir, est-il volontaire ? Si c'est volontaire, avez-vous conscience de ce qui vous pousse à le vouloir ? Comme vous l'aviez dit, on pourrait continuer ainsi à l'infini... mais le fait que l'on ne réfléchisse pas à chaque fois à l'infini avant de prendre une décision et de manifester une volonté va à l'encontre de ce que vous soutenez. Si ça prouve une chose, c'est bien que nous ne "choisissons pas de choisir", non ?


Pour répondre de la façon la moins philosophique possible à la question de benfifi : Non.

benefifi a écrit:
Il me semble que je comprends ce qu'est le désir.

Ce n'est pas de désir que je parle, mais bien de volonté. Quant on y repense, la seule différence entre les deux se résume justement au fait que la volonté donne l'illusion de dépendre directement - et uniquement - du "moi". Et lorsqu'une volonté est écrasée par une autre volonté plus grosse, on dit tout simplement avoir changé d'avis, que l' "on" veut autre chose. Mais c'est toujours la même illusion, et ni "on", ni "moi", ni quiconque d'autre n'est venu choisir ce que l'on voulait.

descriptionSuis-je maître de faire éclore en moi une volonté ? - Page 2 EmptyRe: Vouloir

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Il y a de l'absurdité dans ma question initiale. Vous m'en avez rendu compte. Merci. Mais le sujet me poursuit...
le morosophe a écrit:
Ce n'est pas de désir que je parle, mais bien de volonté.

Il me semble que des stimuli sont à 'origine des phénomènes désir et volonté. Après se met en place une stratégie, l'élaboration d'un objectif. Quelle différence entre désirer et vouloir ? Je ne vois pas si ce n'est la morale : vouloir c'est bien, désirer c'est mal ?

descriptionSuis-je maître de faire éclore en moi une volonté ? - Page 2 EmptyRe: Suis-je maître de faire éclore en moi une volonté ?

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Quelle différence entre désirer et vouloir ? Je ne vois pas si ce n'est la morale : vouloir c'est bien, désirer c'est mal ?

Il ne manquerait plus que ça ! Personnellement, je préfère éviter de penser en termes de bien et de mal... je suis peut-être effectivement un peu nietzschéen sur les bords (même si je n'ai pas encore fini de lire Ainsi parlait Zarathoustra).

S'il faut tout de même passer par là : est-ce vraiment un "mal" que de désirer la femme que l'on aime - et qui nous aime - ? Et ne peut-on pas vouloir, au terme de froides réflexions, perpétrer un assassinat ?

Il me semble avoir déjà proposé une distinction entre ces deux termes dans mon post précédent : alors que l'on a conscience de subir le désir, la volonté donne l'illusion de répondre directement de "moi" et de sortir de nulle part. Alors que l'on parle de "désir" pour des pulsions assez animales, on parle de "volonté" pour des ambitions plus abstraites et ayant fait un petit tour du côté de l'intellect avant de se former clairement.
Mais je ne pense pas qu'il y ait de différence fondamentale entre vouloir et désirer. Les deux sont des projections idéales de l'avenir, et sont issus de mécanismes totalement impersonnels dans lesquels le "je" n'a pas sa place.
Les différencier ne sert qu'à satisfaire une volonté (ou un désir ? peu importe, disons "un caprice") de distinguer un "je" qui en impose à un "je" qui subit pour faire croire à l'existence d'un "je".

Ce n'est pas la première fois que vous semblez rejeter et diaboliser vos désirs, benfifi. Vous aviez déjà dit refouler la plupart d'entre eux et vous les associez maintenant au "mal". En quoi vos désirs sont-ils effrayants ? Vous poussent-ils au meurtre ? A la pédophilie ? Si ce n'est pas le cas, je pense que vous devriez sans peine pouvoir vivre en paix avec eux sans les fuir.

descriptionSuis-je maître de faire éclore en moi une volonté ? - Page 2 EmptyRe: Vouloir

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le morosophe a écrit:
Il ne manquerait plus que ça !

Désolé, je n'ai pas pris la mesure de ma provocation. Qu'est-ce que cela eût donné si le dernier caractère typographique de ma phrase avait été un simple point. Or j'ai bien terminé par un point d'interrogation. Ouf !
Je corrige donc en supprimant la proposition subordonnée incriminée : Quelle différence entre désirer et vouloir ? Je ne vois pas.
le morosophe a écrit:
Mais je ne pense pas qu'il y ait de différence fondamentale vouloir et désirer.

Nous sommes deux !
Pourtant je cherche encore. J'essaie en vain jusqu'à présent de trouver un exemple de proposition, contenant un des deux verbes en cause, dont la signification change si l'on y substitue l'autre verbe. Ainsi je ne vois pas de différence entre "je veux dormir" et "je désire dormir", entre "je désire travailler" et "je veux travailler", de même entre "je désire dormir mais je veux finir mon travail" et "je veux dormir mais je désire finir mon travail". Purement formel !
Voici l'état actuel de ma conception (en chantier). La réception ou l'éclosion (fruit du travail interne) du stimulus constitue le désir (phase passive et inconsciente) ; le discours, la stratégie, jusqu'à la mise en œuvre pour tenter d'atteindre le désir constitue la volonté (phase active et consciente). Ainsi le fait de dire "je désire cette personne" traduit, de par sa nature discursive, une volonté ! Le désir s'est produit plus tôt. Je ne conçois donc pas l'usage du verbe désirer à la première personne, et au présent.

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La distinction peut peut-être se voir dans ce qui caractérise les deux choses. Le désir est nécessairement lié au manque. La volonté, je n'en suis pas certain. A creuser.
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