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La théorie sur la conscience de Dehaene en question

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Je n'ai pas dit que la conscience "se réduisait" à ce support matériel. Je dis qu'il y a un lien nécessaire et suffisant entre ce support matériel et cet état de conscience. Et ce n'est pas la même chose. Les conditions d'existence d'une chose ne sont pas cette chose-là même. Cessez de me faire dire ce que je dis pas.


Cessez de répéter à l'envi que vous ne dites pas ce que vous dites en réalité (ou bien, vous ne comprenez absolument pas ce que vous dites lorsque vous parlez de "lien nécessaire et suffisant") et que vous n'êtes pas ce que, de toute évidence, vous êtes fondamentalement, à savoir un scientiste ! Votre pratique de la prétérition est fatigante !


Lorsque j'explique dans le "modulisme" comment pourrait se former dans le temps la sensation d'orange, je pars de la sensation de rouge et de jaune, donc je pars de sensations et non de modalités physiques. Ce que nous ressentons dans un instant de longueur donné peut s'expliquer à partir de ce que nous ressentons dans un instant de longueur beaucoup plus brève et se composer à partir de diverses sensations ordonnées dans le temps. Que Nagel dise ceci ou cela ne change rien à l'histoire !


Comment faites-vous pour isoler analytiquement "ce que nous ressentons dans un instant de longueur donnée" dès  lors que, précisément, comme le souligne Nagel, vous ne pouvez pas, par définition (un quale n'est pas un quantum !), découper un ressenti  en un avant et un après ?

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Lorsque nous ressentons le goût du chocolat, nous éprouvons une sensation qui pourrait s'élaborer sur environ un vingtième de seconde. Cela veut dire que, lorsque nous savourons le chocolat pendant quelques secondes, nous pouvons diviser ce temps jusqu'à un vingtième de seconde sans que change la sensation ressentie pendant cette durée, mais que, si nous envisageons une durée inférieure, un centième ou cinq millième de seconde, la sensation ressentie (ou du moins constituante du champ de conscience) ne serait pas la sensation du chocolat mais une sensation appartenant à une gamme de sensations gustatives premières. Et, comme une mélodie particulière est formée de la particulière succession de notes de natures et de durées données, la sensation de goût peut être formée de la particulière succession de sensations gustatives premières. L'expérience mise au point par les médecins genèvois: Carleton et confrères, à laquelle j'ai fait allusion, établit rigoureusement que les odorants perçus par les souris impliquaient une succession de décharges neuronales rigoureusement ordonnées dans le temps. On peut facilement concevoir que cette succession particulière de décharges entraîne une succession particulière de "notes" d'odorants premiers sans confondre le moins du monde un élément du support physique : la décharge neuronale et un élément du composé de sensations : la note olfactive primaire...

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Lorsque nous ressentons le goût du chocolat, nous éprouvons une sensation qui pourrait s'élaborer sur environ un vingtième de seconde. Cela veut dire que, lorsque nous savourons le chocolat pendant quelques secondes, nous pouvons diviser ce temps jusqu'à un vingtième de seconde sans que change la sensation ressentie pendant cette durée, mais que, si nous envisageons une durée inférieure, un centième ou cinq millième de seconde, la sensation ressentie (ou du moins constituante du champ de conscience) ne serait pas la sensation du chocolat mais une sensation appartenant à une gamme de sensations gustatives premières.


Non. Nous pouvons, théoriquement et abstraitement, subdiviser une quantité (par exemple de temps, une durée) autant de fois que l'on veut en autant de parcelles infinitésimales que l'on veut. En revanche, on ne peut pas, par définition pratiquer le même type d'opération sur une qualité (c'est à se demander si vous comprenez ce que vous dites lorsque vous parlez de quale !). Qu'est-ce que c'est qu'une "gamme de sensations" ? Et, à supposer qu'on puisse établir un nuancier gustatif ou olfactif comme il en existe dans le domaine chromatique, comment mesure-t-on l'adéquation d'un ressenti gustatif ou olfactif audit nuancier autrement qu'en faisant confiance au témoignage de l'organisme qui ressent, donc sans la garantie d'une mesure objective ?

 Et, comme une mélodie particulière est formée de la particulière succession de notes de natures et de durées données, la sensation de goût peut être formée de la particulière succession de sensations gustatives premières.


Ah oui ... alors là, avec l'analogie, je comprends mieux ! En musique, vous n'avez manifestement jamais entendu parler de chromatisme, d'harmonie, de tonalité, de timbre, de phrasé, de feeling, de groove, de coma, d'oreille musicale, etc. Bref, vous n'avez jamais compris ce qu'est la musique !

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En relisant L'avenir est ouvert (Champs Flammarion, 1995), je trouve une phrase de K. Popper qui présente sa théorie des 3 mondes durant un Symposium : "Ces 3 mondes ne s'inscrivent pas dans le contexte de la science au sens des sciences de la nature. Ils relèvent d'un domaine qu'il faut dénommer autrement, disons la métaphysique". Aujourd'hui, m'étant intéressé à l'informatique après la biologie, ayant rencontré les développements qui suivirent la théorie mathématique de la communication de Claude Shannon - que l'on appela abusivement "théorie de l'information" - et ayant trouvé une affirmation péremptoire d'un biochimiste renommé qui m'a toujours plongé dans la perplexité : "l'information est une forme de l'énergie" (dans The molecular basis of biological energy transformations, Albert L. Lehninger), je me dis que la théorie des 3 mondes de Popper, ce n'est pas de la métaphysique mais une théorie de l'information, qu'il reste à développer dans le contexte des sciences de la nature. L'ADN des organismes contiendrait un ensemble de propositions dont la valeur de vérité déterminerait les possibilités de survie de ces organismes dans un environnement donné, et ces propositions, qui sont de l'information, seraient liées aux réactions biochimiques de production et consommation d'énergie dont l'efficacité conditionne le succès évolutif des organismes.

Je place cette réflexion dans la présente discussion car Popper commence son exposé en disant : "on y retrouve le problème corps-esprit, sans doute le plus grand problème, le plus ancien et le plus délicat de toute la métaphysique". On pourrait envisager un problème information-énergie, en lieu et place.

descriptionLa théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 22 Emptyquestionnements ....

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ou la place de l'intelligence dans l'évolution de la vie ?

ou la distinction entre l'intelligence et raisonnements ?

ou vers quelles intelligibilités du milieu de vie va-t-on ?

Pour continuer cette participation, il est donc nécessaire de reprendre un des points qui semble avoir été initiateur de bon nombres de projets et de recherches scientifiques (peut-être aussi de celui de Mr.Dehaene) sur ce qu’est la conscience, et ce point est le possible isomorphisme entre l’activité cérébrale et la structure fonctionnelle de la matière (matière/énergie/information), avec comme corollaire critiquable que seule l’intelligibilité mathématique serait apte à restituer cet isomorphisme structurel total…
 
avant d’entrer en critique de cette théorisation, il est indispensable de proposer en première réflexion ce que serait l’intelligence dans le plan naturelle de l’évolution de notre espèce et en fin de compte quelle est sa place dans la nature…
 
Pour cela nous devons faire dès à présent une distinction entre la raison et l’intelligence, en partant comme premier moment de spécification de l’acte réflexif deux possibilités directionnelles, qui sont aussi deux modes de stabilisation de la conscience face au réel…
 
Et curieusement ces deux modes se retrouvent à toutes les époques et en tous lieux de cette planète sous des formes très diverses comme deux voix et deux voies intérieures de l’individu, qui le font être et devenir (ou pas) une personne humaine…
 
Comme l’acte d’intelligence est un mouvement vital, il a donc un point de départ et une direction, car tout mouvement a comme toute relation, une existence participative à l’existence de deux êtres singularisés, ou de deux parties d’un seul être, et c’est bien là la première distinction entre raison et intelligence, la première a une existence participative aux deux parties d’un seul être, alors que la deuxième a une existence participative de deux êtres singularisés…
 
Ainsi raisonner sur le résultat d’autres raisonnements est le pire risque d’erreurs, puisque la singularité de l’acte premier abstractif de l’intelligence c’est de percevoir par distinction une réalité en ce qu’elle est, selon certaines catégories, et donc si il y a bien un lien de causalité entre le mode naturel de l’activité de l’intelligence et le réel, c’est que seul dans le réel se trouvent des dispositions aptes à cette abstraction sensible…
 
Les catégories ont été incluse dans le langage par des notions spécifiques qui servent à communiquer la singularité de notre expérience de tel lieu et de telle limite, mais si elles existent aussi dans le réel, ces spécificités doivent être réparties selon un mode naturel commun, c’est ce qui reste à retrouver.
 
Selon ce plan visuel il est plus facile de percevoir les liens de la circulation vitale dans la matière du corps par l’apport des informations sensibles.
 
 
Lieu →  →  → contact sensible  →   →   → entrée
    ⇩                                       
  Connaissance         ⇩                      ↗   
Du milieu  < Les dix Catégories >organes corporels
    ⇩     ↙                              
    ⇩  ↙           ⇩                           
Sortie← ← mouvement de l’abstraction sensible ←  ←limite


Il s’agit donc de retrouver dans le réel les spécificités qui sont à l’origine de notre sensibilité puisque c’est au travers de la formation de notre corps que la nature communique ce qu’elle est, et donc au travers de nos cinq sens, pourrions nous retrouver l’ordre structuré du réel.
 
Et de l’intelligibilité première que nous avons via les sens, il y a une corrélation particulière avec les quatre éléments, cela est assez évident pour marquer plus avant ce lien entre l’intelligence et le réel, puisque il est plus facilement admit que le corps soit en son milieu de vie une conséquence de la formation naturelle de tous les corps à partir du mélange des quatre éléments.
 
Là aussi une rapide visualisation du lien particulier qui existe entre chaque sens et certaines catégories tend à nous rapprocher de cette ‘‘connexion’‘ entre la nature et notre corps sensible, toutefois comme il est évident que les éléments ne vont jamais seul mais qu’ils s’associent à plusieurs en chaque réalité vivante ou pas, nous pouvons avec circonspection allez plus avant dans cette voie.
 
Les dix catégories                     les cinq sens              les quatre éléments
 
Action ––––––––––––––––––––                            
Passion –––––––––––––––––––    le toucher ––––––––––––––– la terre
 
 
 
Possession ––––––––––––––––
Relation ––––––––––––––––––     le goût  


                                                                      ––––––––––––––––– L’eau

Quantité ––––––––––––––––––    l’odorat 
Qualité –––––––––––––––––––                     
 
 
 
Lieu ––––––––––––––––––––––
Temps ––––––––––––––––––––   l’ouïe –––––––––––––––– l’air
 
 
 
Situation –––––––––––––––––
Substance ––––––––––––––––   la vue––––––––––––––– le feu
 
 
Les dix catégories dans l’évolution de la saisie d’informations de l’intelligence face au réel
 
Les dix catégories comme formalisations du réel par le langage ont émergées du réel au fil des jours par lesquels l’humanité à organisé sa vie quotidienne, et donc quand elle a dû se conformer aux expériences qui s’accumulèrent en laissant une trace mnésique significative, sorte de conceptualisation première du réel…
 
 
Vie quotidienne    conceptualisations premières    catégories
 
Le territoire                  appartenance                     lieu
 
La survie                       permanence                      temps
 
Les découvertes             étonnement                     qualité
 
L’unité                         coopération                       quantité
 
L’inconnu                       recherche                       possession
 
La communication           échange                        relation
 
L’exemplarité                   élection                       substance
 
Les usages                      conformité                     situation
 
Les urgences                   réactivité                       action
 
La mort                        acceptation                      passion
 
Et de ce point de vue il est donc plus simple de comprendre en quoi notre corps est en attente du réel pour que l’intelligibilité du milieu de vie nous soit concrètement favorable, car comme c’est dans une discontinuité de la sensation que nous sommes en contact avec le réel, l’intelligence devient une possibilité de continuité avec ce réel.
 
En ce qui concerne le raisonnement, c’est une autre disponibilité qui entre en acte puisque si la cause propre de l’abstraction sensible du premier degrés est la conscience de notre présence physique au réel, la cause propre de l’abstraction de second degrés, c’est-à-dire du raisonnement, est l’affirmation construite de l’individualisation du sujet…
 
Il est donc plus que certain que le raisonnement comme abstraction, a un mode de complexification supérieur mais aussi une plus difficile aptitude à se maintenir en contact avec les points vitaux de la présence physique du corps, c’est aussi pourquoi il est plus ‘‘périlleux’‘ de passer à ce mode d’abstraction sans quelques règles, ce qui a permit à certaines personnes (Descartes, Spinoza, Kant entre autres) de prendre des dispositions strictes pour conduire leurs raisonnements, mais pas nécessairement en continuité avec leurs points vitaux.
 
Ce que recherche ce présent travail, c’est à comprendre en quoi la reprise d’autres raisonnements pour commencer le sien est plus l’occasion d’erreurs que de prendre le réel comme début d’un savoir, et pour ce faire, une double correspondance reste à faire quant à savoir si la base universelle de l’intelligibilité se trouve dans le réel ou dans l’intelligence même, et si la communication de son propre raisonnement restitue suffisamment la complexité de la saisie à partir de sa présence individuelle.
 
En ce qui concerne les savoirs dit scientifiques, il est évident là aussi que leurs modes d’intelligibilités représentent une succession d’abstractions de second degrés telle que leur communication reste la plus sujette à égarement au regard des points vitaux liés au réel d’un corps dans son milieu de vie, dont la conscience individuelle a nécessairement besoin pour constituer sa pérennité, mais que la conscience collective peut se passer en reconstruisant un monde figuratif artificiel.
 
Il s’en suit une disjonction entre ce savoir issu du raisonnement et la présence du corps qui, comme on le sait ne peut exercer sa continuité vitale qu’avec une relation continue à un milieu de vie, et de fait plus le savoir qui provient de l’abstraction de second degrés, type scientifique, est partie prenante dans le lien que la conscience entretient avec le réel, plus une difficulté de cohérence avec le milieu de vie est patent (productions technologiques et pollutions)…
 
 
 
La place de l’intelligence dans la nature
 
Si nous proposons que l’intelligence soit dans son acte, une requalification d’une information à partir de la discontinuité de l’information sensible, il y a une proportionnalité positive à ce que le contact entre les sens et le milieu de vie soit en retour fortement modifié par l’activité de l’intelligence puisque tout échange (comme toute relation) fait participer les deux pôles par symbiose, à savoir le milieu et le corps, avec un diverse rapport entre la qualité et la quantité, c’est à ce point que tout le devenir des techniques dans le travail en porte l’évidence puisqu’elles sont les restes de l’action de l’intelligence pour remédier  à  cette disjonction entre les sens et le milieu de vie…
 
Ainsi la place de l’intelligence dans la nature serait la continuité d’un contact discontinu des sens, ou plus exactement de l’impermanence d’une direction de l’information sensible qui aurait rendu possible un nouveau cadre de gestion de l’information, jusqu’au point où les premiers raisonnements ont établi une figuration complexe du monde et sont à l’origine des cultures civilisationnelles…
 
Mais cela ne remet pas en cause la distinction entre intelligence et raisonnement puisqu'il existe toujours une capacité à saisir directement dans le réel des informations à partir des sens, ce sera donc là que devraient se trouver aussi les points de stabilités vitaux que le corps a nécessairement besoin pour continuer de participer à l’évolution de la vie…
 
En tous cas, aucune forme de connaissance ne peut se passer longtemps de ces points de références que procure l’évolution vitale, au risque de fabriquer une artificialité destructrice du milieu de vie, et plus encore de la vie tout entière…
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