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Stephen Hawking et la philosophie

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We each exist for but a short time, and in that time explore but a small part of the whole universe. But humans are a curious species. We, wonder, we seek answers. Living in this vast world that is by turns kind and cruel, and gazing at the immense heavens above, people have always asked a multitude of questions : How can we understand the world in which we find ourselves ? How does the universe behave ? What is the nature of reality ? Where did all this come from ? Did the universe need a creator ? Most of us do not spend most of our time worrying about these questions, but almost all of us worry about them some of the time.
Traditionally these are questions for philosophy, but philosophy is dead. Philosophy has not kept up with modern developments in science, particularly physics.

STEPHEN HAWKING et LEONARD MLODINOW  The grand design, page 10.


D'après HAWKING la philosophie est déjà morte et seule la science doit fournir des réponses aux questions existentielles à l'instar de l'origine de la vie,l'existence/non existence d'un dieu créateur, qu'en pensez-vous ?

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Veuillez traduire le texte posté s'il vous plait, car tous les membres ne parlent peut-être pas anglais.

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Une traduction de ma part :
chacun de nous existe pour un temps assez limité dans lequel on arrive à peine à explorer une très infime partie de ce vaste univers. Mais l'homme est un être curieux... il s'est toujours posé des questions du genre : "comment est-ce qu'on peut comprendre cet univers dans lequel on se retrouve ?", "comment est-ce que cet univers se comporte ?", "cet univers a-t-il besoin d'un créateur ?". La majorité d'entre nous ne passent pas tout leur temps à se poser ce genre de questions mais chacun de nous se les pose ne serait-ce qu'une seule fois dans sa vie.
Traditionnellement, ce sont des questions philosophiques mais la philosophie est morte. La philosophie n'a pas pu nous tenir avec les développements scientifiques modernes, notamment en physique.

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debutant a écrit:
D'après HAWKING la philosophie est déjà morte et seule la science doit fournir des réponses aux questions existentielles à l'instar de l'origine de la vie,l 'existence/non existence d'un dieu créateur, qu'en pensez-vous ?

Dans ce propos Hawking restreint le champ d'intervention de la philosophie, car quand bien même serions-nous extrêmement savants, cela ne nous dirait rien sur notre façon d'agir.

Dernière édition par Vangelis le Sam 11 Jan 2014 - 16:58, édité 1 fois

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Cette phrase d’Hawking me fait penser à L’universalisme européen de Wallerstein. Il y présente les trois universalismes qui sont, d’après lui, à la base de notre système-monde moderne : le premier universalisme est celui des valeurs (droits de l’homme et démocratie), le deuxième s’appuie sur un particularisme au travers duquel on classifie et hiérarchise les civilisations (cf. Edward Saïd, L’Orientalisme) et le troisième correspond à l’universalisme scientifique (C'est à ce dernier que me fait penser la phrase d'Hawking).

Immanuel Wallerstein, L’universalisme européen, p123 a écrit:
A quel point notre universalisme a-t-il vraiment été universel ? Une fois que nous avons divisé le monde entre deux cultures, l’universalisme est tombé dans le domaine des scientifiques, qui partaient d’une certaine méthodologie, d’une certaine posture politique (la science délestée des valeurs) et d’un isolationnisme corporatiste face à toute évaluation sociale directe des retombées de leur travail. Il en résulta inévitablement une concentration géographique aussi bien du travail que des travailleurs qui partageaient ces critères, et par conséquent un certain degré d’inégalité sociale non reconnue mais très réelle. Mais par-dessus tout, cela a permis de protéger les puissants contre toute critique éthique, en dévaluant fondamentalement la crédibilité et l’objectivité de la critique éthique elle-même. On pouvait se permettre d’ignorer les humanistes, surtout s’il s’agissant d’humanistes critiques, en objectant que leurs analyses ne relevaient pas de la science. C’était là le verrouillage définitif du processus d’autojustification du système-monde moderne.


Les "deux cultures" dont parle ici Wallerstein correspondent aux sciences naturelles d’un côté et aux humanités de l’autre. Ce qui traite du "vrai" est donc séparé de ce qui traite du "bien" et du "beau" avec un favoritisme social très net pour la première catégorie. Or, si la philosophie s’intéresse au "vrai", elle s’intéresse également au "bien" et au "beau". Son argumentation concernant les dangers à favoriser socialement une seule de ces trois questions me semble convaincante et la philosophie pourrait bien ramener sur le devant de la scène le lien nécessaire entre les sciences et les humanités.
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