Philpapers (comprehensive index and bibliography of philosophy)
Chercher un fichier : PDF Search Engine | Maxi PDF | FreeFullPDF
Offres d'emploi : PhilJobs (Jobs for Philosophers) | Jobs in Philosophy
Index des auteurs de la bibliothèque du Portail : A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z
Aller en bas
avatar
PhiloGL
Messages : 185
Date d'inscription : 07/10/2015

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Sam 8 Juin 2019 - 8:09
Dans la préface de Jacques Monod au livre "La logique de la découverte scientifique" de Karl Popper, on lit : "...il demeure éloigné des écoles régnantes, notamment de la philosophie linguistique oxfordienne qu'il critique sans merci.... il ne va pas... jusqu'à nier (tel Wittgenstein) l'existence même de problèmes philosophiques."

Je donne cet extrait pour introduire une réflexion éventuelle sur un problème que je ne maitrise pas du tout, mais qui se pose régulièrement sur ce forum : un passionné de langage et de logique, quand il se livre à une analyse des propositions philosophiques des membres du forum ne va-t-il pas systématiquement couper l'herbe sous le pied des "philosophes amateurs", agir comme un pseudo-modérateur qui entend retreindre les sujets à son propre centre d'intérêt, et désamorcer la discussion en démontrant (suivant sa méthode) qu'il n'y a finalement rien à comprendre dans le discours de l'intervenant, ce qui ne manquera pas de le dégoûter d'un forum où des questions pourraient être approfondies au moyen d'un véritable dialogue où la pensée aurait plus d'intérêt que le langage et la logique ?
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Lun 10 Juin 2019 - 9:38
Dans la préface de Jacques Monod au livre "La logique de la découverte scientifique" de Karl Popper, on lit : "...il demeure éloigné des écoles régnantes, notamment de la philosophie linguistique oxfordienne qu'il critique sans merci.... il ne va pas... jusqu'à nier (tel Wittgenstein) l'existence même de problèmes philosophiques."

Dans Logik der Forschung, oui, en effet. Et il s'en prend directement à l'inductivisme sous-jacent au vérificationnisme revendiqué par Russell, le premier Wittgenstein et le Wiener Kreis (à commencer par son chef de file, Carnap) en matière de validation des hypothèses. En revanche :
- dans son auto-biographie intellectuelle (the Unended Quest), en tant qu'épistémologue, il rend un hommage appuyé au Wiener Kreis (c'est-à-dire au foyer intellectuel qui, entre 1920 et 1940, a donné naissance à ce qu'il est convenu d'appeler le "courant analytique") en écrivant, notamment : "ce qui m'attirait peut-être le plus au Cercle de Vienne, c'était l'attitude scientifique ou, comme je préfère l'appeler maintenant, l'attitude rationnelle"(p.120 de la trad. franç.)
- la question de savoir si les problèmes philosophiques sont ou non, in fine, liés à l'incompréhension de la grammaire profonde de la langue dans laquelle ils sont énoncés, cela remonte à Platon, à Aristote, aux Stoïciens et le débat a pris une ampleur considérable à l'époque médiévale au cours de "la querelle des universaux" et continue de faire rage, aujourd'hui, au sein ... du courant analytique (cantabrigiens et oxoniens réunis) ; bref, sur ce point, Popper s'inscrit tout simplement dans LA grande tradition philosophique d'une opposition entre réalistes et nominalistes.

Je donne cet extrait pour introduire une réflexion éventuelle sur un problème que je ne maitrise pas du tout, mais qui se pose régulièrement sur ce forum : un passionné de langage et de logique, quand il se livre à une analyse des propositions philosophiques des membres du forum ne va-t-il pas systématiquement couper l'herbe sous le pied des "philosophes amateurs", agir comme un pseudo-modérateur qui entend retreindre les sujets à son propre centre d'intérêt, et désamorcer la discussion en démontrant (suivant sa méthode) qu'il n'y a finalement rien à comprendre dans le discours de l'intervenant, ce qui ne manquera pas de le dégoûter d'un forum où des questions pourraient être approfondies au moyen d'un véritable dialogue où la pensée aurait plus d'intérêt que le langage et la logique ?

Sur la forme de cet argument, disons d'abord qu'il est d'une mauvaise foi en béton :
-  si le "passionné de langage et de logique" est la description attachée au pseudo-nommé "PhiPhilo", elle est ridicule en ce qu'il lui semble (c'est rigolo de parler de soi à la troisième personne !) avoir contribué à des fils de discussions à propos de Spinoza, Kant, Platon, la psychanalyse, la philosophie de l'esprit et l'épistémologie, autrement dit, des sujets dont "le langage et la logique" n'étaient nullement l'objet (il lui, par ailleurs été aussi reproché, et avec le même aplomb par l'auteur même de ces propos, d'être un passionné de métaphysique à propos de Spinoza, et d'être un passionné de sciences sociales à propos du mind-body problem : cherchez l'erreur !)
- si, maintenant, par "passionné de langage et de logique", l'auteur de ces propos veut signifier "passionné par l'exactitude du langage et la rigueur logique", alors là, oui, il (c'est-à-dire je) revendique et il (je) signe dans le sens où, comme disait l'autre, "les vérités [de la philosophie] me paraissent, si je peux dire, tenir l’une à l’autre et former toute une chaîne. Et, si je peux dire, ces vérités sont enchaînées les unes aux autres au moyen d’arguments de fer et de diamant [...] des arguments que tu ne vas pas pouvoir rompre, ni toi, ni quelqu’un d’autre, encore plus impétueux que toi"(Platon, Gorgias, 509a).


Sur le fond, à présent et corrélativement (pardon pour la logique de l'enchaînement, mais je ne sais pas procéder autrement) : effectivement, le risque évoqué est bien réel. Mais ce n'est pas un problème : c'est au contraire la solution à un problème. La solution à quel problème ? Celui-ci : "tu as, je pense, Gorgias, assisté comme moi à bien des disputes, et tu y as sans doute remarqué une chose, savoir que, sur quelque sujet que les hommes entreprennent de converser, ils ont bien de la peine à fixer, de part et d'autre leurs idées, et à terminer l'entretien, après s'être instruits et avoir instruit les autres. Mais s'élève-t-il entre eux quelque controverse, et l'un prétend-il que l'autre parle avec peu de justesse ou de clarté ? Ils se fâchent, et s'imaginent que c'est par envie qu'on les contredit, qu'on parle pour disputer, et non pour éclaircir le sujet. Quelques-uns finissent par les injures les plus grossières, et se séparent après avoir dit et entendu des personnalités si odieuses, que les assistants se veulent du mal de s'être trouvés présents à de pareilles conversations. A quel propos te préviens-je là-dessus ? C'est qu'il me paraît que tu ne parles point à présent d'une manière conséquente, ni bien assortie à ce que tu as dit précédemment sur la rhétorique ; et j'appréhende, si je te réfute, que tu n'ailles te mettre dans l'esprit que mon intention n'est pas de disputer sur la chose même, pour l'éclaircir, mais contre toi. Si tu es donc du même caractère que moi, je t'interrogerai avec plaisir ; sinon, je n'irai pas plus loin. Mais quel est mon caractère ? Je suis de ces gens qui aiment qu'on les réfute, lorsqu'ils ne disent pas la vérité, qui aiment aussi à réfuter les autres, quand ils s'écartent du vrai, et qui, du reste, ne prennent pas moins de plaisir à se voir réfutés qu'à réfuter. Je tiens en effet pour un bien d'autant plus grand d'être réfuté, qu'il est véritablement plus avantageux d'être délivré du plus grand des maux, que d'en délivrer un autre ; et je ne connais, pour l'homme, aucun mal égal à celui d'avoir des idées fausses sur la matière que nous traitons. Si donc tu m'assures que tu es dans les mêmes dispositions que moi, continuons la conversation ; ou, si tu crois devoir la laisser là, j'y consens, terminons ici l'entretien"(Platon, Gorgias, 457c-458b). 


Faire de la musique, ce n'est pas faire du bruit. Faire de la peinture, ce n'est pas barbouiller une toile. Faire de la poésie, ce n'est pas aligner des mots. De même, faire de la philosophie, ce n'est pas  balancer trois propositions paradoxales qui heurtent le sens commun. Dans tous les cas, l'originalité, la créativité sont toujours à la fois secondes et optionnelles. Ce qui est premier et nécessaire, en revanche, consiste à se référer à une culture, à une tradition, à tout un "schème conceptuel", pour parler comme Quine. A cet égard, je suis consterné par l'inculture de la plupart des contributeurs à ce forum, tout particulièrement par la vacuité épistémologique de ceux qui annoncent qu'ils vont aborder une question scientifique, ou par l'ignorance complète de la philosophie de l'esprit de la part de certains qui prétendent, néanmoins, débattre du mind-body problem, pour ne rien dire de la bêtise de ceux qui, au nom d'une laïcité fantasmée, se croient obligés de tourner en dérision toute forme d'allusion théologique ou religieuse.  Bref, en tant que contributeurs occasionnels à un "forum philosophique" je pense que nous n'aurons pas perdu notre temps si nous parvenons à combattre quelques idées fausses au sujet de la philosophie, à montrer ce qu'elle n'est pas, à défaut de dire ce qu'elle est, fût-ce au prix de quelques découragements, de quelques déceptions, voire de quelques réorientations intellectuelles. Après tout, contrairement à ce que pense Descartes, on peut très bien vivre (et même, vivre très bien) sans faire de philosophie !

PS : quelle différence faites-vous entre "philosophie analytique", "philosophie linguistique" (sic !) et "philosophie du langage" ? Que vient faire la "phénoménologie" au milieu de tout ça ?
avatar
PhiloGL
Messages : 185
Date d'inscription : 07/10/2015

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Lun 10 Juin 2019 - 11:17
PS : quelle différence faites-vous entre "philosophie analytique", "philosophie linguistique" (sic !) et "philosophie du langage" ? Que vient faire la "phénoménologie" au milieu de tout ça ?

J'ai bien dit que je ne maitrisais pas ce sujet. Les quatre expressions ou mots que j'ai alignés ont été trouvés en cherchant sur Amazon des titres de livres sur base de l'expression-clé : "philosophie analytique" (382 références). On trouve par exemple : " Représentations sans objet: Aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique (Epimethée)" de Jocelyn Benoist. Je déduis qu'il doit y avoir un rapport entre la philosophie analytique et la phénoménologie. De même, pour philosophie du langage et philosophie linguistique dans d'autres titres. Vous critiquerez cette façon "documentaliste" de procéder, mais il se trouve que je ne possède pas de thésaurus de la philosophie.

Ce qui ne va pas, c'est que vous ne vous mettez pas au niveau de celui qui essaie de dialoguer avec vous. Que voulez-vous que je fasse de Logik der Forschung ou de The unended Ouest. Je ne vais pas me mettre à lire toutes les références que vous donnez pour essayer de comprendre ce que vous voulez dire. Et je n'ai même pas la patience de lire les très nombreuses citations que vous donnez car je sais qu'elles n'ont vraiment de sens que pour vous-même (du moins je l'espère), faisant partie d'un cerveau qui est très différent du mien.

Après tout, contrairement à ce que pense Descartes, on peut très bien vivre (et même, vivre très bien) sans faire de philosophie !

Cette réponse-même de votre part me laisse encore sur cette impression que l'on n'est pas ici sur le forum de philosophie mais sur le forum de PhiPhilo. Ceux qui n'ont pas son niveau d'érudition philosophique peuvent aller jouer aux billes. Donc, si je veux continuer à essayer de dialoguer philosophiquement (ne vous en déplaise), je dois absolument éviter d'intervenir dans un sujet auquel vous participez ou en sortir dès que vous intervenez. Et je ne donne pas d'exemples de la forme déplaisante que vous donnez à vos interventions, puisque dans ce cas vous parlez de pleurnicherie ou quelque chose comme cela. Il y a aussi un problème de sociabilité.
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 11 Juin 2019 - 6:53
 J'ai bien dit que je ne maitrisais pas ce sujet. Les quatre expressions ou mots que j'ai alignés ont été trouvés en cherchant sur Amazon des titres de livres sur base de l'expression-clé : "philosophie analytique" (382 références). On trouve par exemple : " Représentations sans objet: Aux origines de la phénoménologie et de la philosophie analytique (Epimethée)" de Jocelyn Benoist. Je déduis qu'il doit y avoir un rapport entre la philosophie analytique et la phénoménologie. De même, pour philosophie du langage et philosophie linguistique dans d'autres titres. Vous critiquerez cette façon "documentaliste" de procéder, mais il se trouve que je ne possède pas de thésaurus de la philosophie.

Non, non. C'est juste du "foutage de gueule" ! Amazon !! Même pas Wikipedia, Amazon !!! Donc, si vous y étiez tombé sur le titre de l'ouvrage de Kimberley Cornish Wittgenstein et le Nazisme, vous en eussiez inféré qu'"il doit y avoir un rapport" entre Wittgenstein et le nazisme !!!! Il ne vous viendrait pas à l'idée de procéder à une petite recherche, "documentaliste", justement, consistant à croiser quelques sources d'informations, non ... Donc, si je comprends bien votre logique, il suffit d'annoncer candidement qu'"on ne maîtrise pas un sujet" pour s'autoriser tout et n'importe quoi. Si vous ne "maîtrisez pas un sujet", de deux choses l'une :
- ou bien vous laissez tomber (personne ne vous en voudra ni n'en mourra)
- ou bien vous posez des questions pour le mieux "maîtriser" (les forums virtuels, ça sert aussi à ça)
En tout cas, vous évitez d'affirmer péremptoirement des énormités.

Que voulez-vous que je fasse de Logik der Forschung ou de The unended Ouest.

Hallucinant ! Ce n'est pas vous qui proclamiez être un lecteur de Popper au motif qu'il est moins "poussiéreux" (sic !) qu'Aristote ou Kant ? Mais alors que diable avez-vous lu de Popper si ce n 'est la Logique de la Découverte Scientifique ou son auto-biographie intellectuelle (au fait, en anglais, c'est the Unended Quest et non the Unended Ouest) ?

Je ne vais pas me mettre à lire toutes les références que vous donnez pour essayer de comprendre ce que vous voulez dire. Et je n'ai même pas la patience de lire les très nombreuses citations que vous donnez car je sais qu'elles n'ont vraiment de sens que pour vous-même (du moins je l'espère), faisant partie d'un cerveau qui est très différent du mien.

Il ne s'agit pas de lire toutes les références mais plutôt toutes les citations, celles-là étant les oeuvres dont sont tirées celles-ci. D'ailleurs, si j'ai un conseil à vous donner, étant donné que, de votre propre aveu vous ne "maîtrisez" pas tous les sujets que vous abordez, c'est bien de lire les citations incluses dans les réponses à vos propos. Tiens, je vais même vous proposer un deal : laissez tomber ma prose et concentrez-vous uniquement sur les citations. Les auteurs que je cite disent, en général, de façon simple, élégante et profonde ce que votre serviteur exprime laborieusement, grossièrement et superficiellement.

Ce qui ne va pas, c'est que vous ne vous mettez pas au niveau de celui qui essaie de dialoguer avec vous. 

Je récuse totalement la métaphore du "niveau". Car elle suggère faussement que la relation pédagogique serait une relation binaire : le maître, l'élève. Alors qu'en réalité, trois termes y sont en relation : le maître, l'élève et l'objet du savoir. Tiens, puisque vous aimez les citations, je vous en offre une qui vaut son pesant de cacahuètes : "l’éducation n’est pas ce que certains proclament qu’elle est : car ils prétendent l’introduire dans l’âme où elle n’est point comme on donnerait la vue à des yeux aveugles. [...] Or chacun possède la faculté d’apprendre et l’organe destiné à cet usage, et que, semblable à des yeux qui ne pourraient se tourner qu’avec le corps tout entier des ténèbres vers la lumière, cet organe doit aussi se détourner avec l’âme toute entière [...] jusqu’à ce qu’il devienne capable de supporter la vue de l’être. [...] L’éducation est donc l’art qui se propose ce but, la conversion de l’âme, et qui cherche les moyens les plus aisées et les plus efficaces de l’opérer. Elle ne consiste pas à donner la vue à l’organe de l’âme, puisqu’il l’a déjà, mais, comme il est mal tourné et ne regarde pas où il faudrait, elle s’efforce de l’amener dans la bonne direction"(Platon, République, VII, 518c-d). C'est bien dit, non ?

Donc, si je veux continuer à essayer de dialoguer philosophiquement (ne vous en déplaise), je dois absolument éviter d'intervenir dans un sujet auquel vous participez ou en sortir dès que vous intervenez.

Oh, vous faites ce que voulez. Peu m'en chaut !

Et je ne donne pas d'exemples de la forme déplaisante que vous donnez à vos interventions, puisque dans ce cas vous parlez de pleurnicherie ou quelque chose comme cela. Il y a aussi un problème de sociabilité.

J'appelle un chat un chat et une ânerie une ânerie. La "sociabilité" passe, pour moi, par la sincérité et non par la flagornerie. Quand vous prétendez connaître Karl Popper ou Claude Bernard, quand vous vous prévalez de scientificité alors que tout, dans vos propos, atteste le contraire, eh bien je le fais savoir. Notez que je dis bien : "je le fais savoir" et non pas "je vous le fais savoir". Comme je l'ai déjà précisé cent fois, je ne réponds pas à des personnes (d'ailleurs virtuelles) mais à des arguments (ou à ce qui se veut tel). Je me soucie moins de vous (pour les raisons que j'expliquais dans mon article Forum Philosophique et Internet) que de ceux et celles qui vont nous lire.

Cette réponse-même de votre part me laisse encore sur cette impression que l'on n'est pas ici sur le forum de philosophie mais sur le forum de PhiPhilo.

J'ai gardé cette remarque pour la fin. Et vous comprenez bien pourquoi : elle est désormais sans objet.

Allez, au plaisir (de vous réfuter) ...


Dernière édition par PhiPhilo le Mar 11 Juin 2019 - 7:49, édité 1 fois (Raison : correction faute d'orthographe)
avatar
PhiloGL
Messages : 185
Date d'inscription : 07/10/2015

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 11 Juin 2019 - 7:13
Allez, au plaisir (de vous réfuter) ...

Oui, mais ce n'est pas constructif. Vous soliloquez.
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 11 Juin 2019 - 7:17
Oui, mais ce n'est pas constructif.

"Être constructif", sur un forum philosohique, c'est poser philosophiquement des problèmes et tenter de les résoudre (ou de les dissoudre) avec les ressources conceptuelles que fournit la philosophie. La "constructivité" que vous défendez est celle des réseaux sociaux (like, dislike), non celle d'un forum philosophique.

Vous soliloquez.

D'abord le soliloque consistant, si je ne m'abuse, à tenir un discours pour soi-même, le fait
- que je réponde à des propos tenus par d'autres que moi-même
- que vous-même répondiez à mes propos
montrent que le terme "soliloque" est, en l'occurrence, inapproprié. Sauf à considérer que tout argument qui vous réfute relève du soliloque, ce qui est encore un autre problème.

Ensuite le soliloque n'est pas nécessairement dépourvu de constructivité philosophique. L'ouvrage principal du philosophe stoïcien Marc-Aurèle a pour titre Soliloques. Je vous laisse conclure.


Dernière édition par PhiPhilo le Mar 11 Juin 2019 - 10:16, édité 1 fois (Raison : ajout)
avatar
PhiloGL
Messages : 185
Date d'inscription : 07/10/2015

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mer 3 Juil 2019 - 21:53
Je n'ai pas l'intention de conclure. Je continue à essayer de comprendre ce qui se passe ici. Comme le problème tourne autour d'un sujet qui ne m'intéresse pas, cela risque de prendre encore beaucoup de temps, à moins que je ne trouve un livre traitant de la vanité de la philosophie du langage face à l'étude scientifique du langage. Je n'y crois pas. Néanmoins, je réaffirme que vos interventions ont le vicieux défaut de désamorcer des réflexions philosophiques qui pourraient se faire sans analyse de chaque mot, de chaque phrase, plutôt que d'essayer de comprendre au moyen de questions ce que l'intervenant souhaite dire. A défaut d'information sur le fond de cette affaire, je continue à trouver cela très louche. Peut-être en est-il ainsi depuis que la philosophie du langage ou la philosophie linguistique existent, pour ceux qui ne s'intéressent pas à la langue qui, ne vous en déplaise, vénéré Maître, ne représente pas toute la réalité. En conséquence, pour le moment, je propose de renommer ce forum (plutôt que forum de PhiPhilo, en supposant que le problème ne vienne pas seulement de votre personnalité) : forum de philosophie du langage.
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 9:29
@PhiloGL a écrit:Je réaffirme que vos interventions ont le vicieux défaut de désamorcer des réflexions philosophiques qui pourraient se faire sans analyse de chaque mot, de chaque phrase, plutôt que d'essayer de comprendre au moyen de questions ce que l'intervenant souhaite dire

"En philosophie une question se traite comme une maladie"(Wittgenstein, Recherches Philosophiques, §255)"

Je me propose ici de montrer par un exemple à la fois ce que fait la philosophie analytique et ce que sont ses relations avec la philosophie dite "continentale". Cet exemple est tiré de l'ouvrage paru aux éditions de Minuit sous le titre la Philosophie Analytique qui n'est rien d'autre que le compte-rendu d'une rencontre qui a eu lieu dans l'enceinte de l'abbaye de Royaumont en 1958 et qui a permis à quelques représentants des deux courants de "débattre" (je mets entre "..." car quiconque a ce compte-rendu sous les yeux peut constater qu'il s'est agi d'un dialogue de sourd !). Mon exemple va consister à résumer la conférence donnée à cette occasion par Bernard Williams sur le thème : "la certitude du cogito". 
Williams commence par rappeler l'une des formulations les plus classiques du cogito cartésien :
"Et remarquant que cette vérité "je pense donc je suis" était si ferme et si assurée que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n'étaient pas capables de l'ébranler, je jugeais que je pouvais la recevoir sans scrupules pour le premier principe de la philosophie que je cherchais."    (Descartes, Discours de la Méthode, iv)

Ce qui importe à Williams ici, c'est la nature de l'inférence logique qui justifie la présence du connecteur logique "donc" dans "je pense donc je suis". 

Première hypothèse, on pourrait penser qu'il y a dans cette formule la mineure et la conclusion d'un syllogisme dont la majeure serait sous-entendue. Ce syllogisme aurait alors la forme suivante : 
- majeure (implicite) : tout ce qui pense est 
- mineure (explicite) : or je pense (le je pense)
- conclusions (explicite) : donc je suis (le je est).

 Mais, précise Williams, "pour pouvoir affirmer que tout ce qui pense existe, il faudrait, en toute rigueur, que je connusse l'existence d'au moins une chose pensante. Or c'est précisément ce que je suis censé découvrir dans le cogito" (la Certitude du Cogitoin la Philosophie Analytique). Et en effet, "tout ce qui pense est" s'analyse en "pour tout x, si x pense alors est" qui est donc de la forme "p implique q". Or, si p n'est pas assertée, l'implication est dépourvue de signification (comme disaient les scolastiques : ex falso quodlibet sequitur). Et, justement, il y a là deux problèmes. D'abord, par la méthode du doute radical, Descartes a exclu, par principe, que quoi que ce soit existât : "Je me résolus de feindre que toutes les choses qui m'étaient jamais entrées en l'esprit n'étaient non plus vraies que les illusions de mes songes" (Descartes, Discours de la Méthode, iv). Ensuite, et, par voie de conséquence, il s'agit de passer au crible toutes les existences réelles ou possibles pour, éventuellement, constater que certaines d'entre elles seraient nécessaires dans le sens où elles échapperaient au doute : "Il fallait que je rejetasse comme absolument faux tout ce en quoi je pourrais imaginer le moindre doute, afin de voir s'il ne resterait point après cela quelque chose en ma créance qui fût entièrement indubitable" (Descartes, Discours de la Méthode, iv). Et la première vérité hors de doute à quoi aboutit le raisonnement de Descartes, c'est (reprenant Augustin dans la Cité de Dieu, XI, 26) : si fallor sum, "si je me trompe, j'existe", sous-entendu, il y a au moins une chose qui existe, c'est moi-en-tant-que-je-me-trompe. En toute rigueur pyrrhonienne, on ne voit pas très bien pourquoi celui qui se trompe devrait exclure du champ de ses illusions l'existence qui s'attache au fait de se tromper, sauf à l'admettre comme majeure implicite. Mais alors, comme le dit Williams, on ne peut pas prétendre conclure une proposition ("j'existe comme être pensant") déjà présupposée en prémisse. Bref, sauf à admettre que Descartes commet une grossière pétition de principe, la formulation cartésienne du cogito ne recèle aucun syllogisme latent dans la mesure où la fameuse "majeure cachée" (tout ce qui pense est) n'est pas établie.

Deuxième hypothèse, celle que fait Kant : "
le "je pense", comme on l'a déjà dit, est une proposition empirique et renferme la proposition "j'existe". Mais je ne puis pas dire : tout ce qui pense existe, car alors la propriété de la pensée ferait de tout être qui la possède un être nécessaire" (Kant, Critique de la Raison Pure, III, 274 n.). Dans ce cas, le "donc" de "je pense donc je suis" signifierait ou bien "je pense donc je suis-nécessairement", ou bien "je me sens penser donc-nécessairement je suis". Or, souligne Williams, Kant commet coup sur coup deux erreurs. 
Première erreur, en disant "je ne puis pas dire : tout ce qui pense existe, car alors la propriété de la pensée ferait de tout être qui la possède un être nécessaire", Kant passe abusivement de la forme "il est nécessaire que [si p alors q]" ("il est nécessaire que si quelque chose pense, alors cette chose existe") à la forme "si p [alors il est nécessaire que q]" ("si une chose pense il est nécessaire que cette chose existe"). Or, comme Quine l'a montré ces deux formes ne sont pas équivalentes. Exemple "il est nécessaire que si un nombre de planètes est égal à 9, alors ce nombre est égal à 9" n'équivaut pas à "si un nombre de planètes est égal à 9 (e.g. celui du système solaire), alors il est nécessaire qu'il en soit ainsi", la première proposition étant tautologique, et la deuxième tout bonnement fausse (cf. les débats qui ont eu lieu en 2006 et qui ont porté sur la question de savoir si Pluton devait être considérée comme la neuvième planète du système solaire). Bref, en toute rigueur logique, "je pense donc je suis" n'encourt pas le risque de faire des êtres pensants des êtres dont l'existence est nécessaire car "je pense donc je suis " ne sous-entend pas "je pense donc je suis- nécessairement".
Deuxième erreur de Kant : si, comme il le dit, "le "je pense" [...] est une proposition empirique et renferme la proposition "j'existe"", alors, nous dit Bernard Williams "une inférence serait possible de ego sum cogitans à ego sum par une inférence analogue à celle que l'on pourrait faire entre ego sum ambulans à ego sum"(Williams, la Certitude du Cogitoin la Philosophie Analytique). Ce qui, bien entendu, est totalement opposé à la démarche de Descartes : il ne suffit pas de constater empiriquement que x est A (A étant un attribut quelconque) pour avoir le droit de conclure que x est. Bien au contraire puisque Descartes a bien pris soin préalablement d'user de l'arme pyrrhonienne que constitue l'argument du rêve pour mettre en doute définitivement tous les attributs empiriques qui, putativement, "sont non plus vrais que les illusions de mes songes"(Discours de la Méthode, iv). L'hypothèse kantienne selon laquelle le cogito cartésien serait une sorte de chimère logique qui serait à la fois nécessaire et empirique ne semble donc pas non plus devoir être retenue. Non. "Je pense donc je suis" veut bien dire, comme l'explique Descartes, "je pense, donc-nécessairement je suis" et non pas "je pense donc je suis-nécessairement", ni, encore moins, "je me sens penser donc-nécessairement je suis". 

Bernard Williams propose alors deux clés interprétatives concernant la nature de l'inférence logique constitutive du 
cogito cartésien. 

Première clé, le "donc" serait un connecteur de présupposition et non d'implication :
"Si l'on a une proposition de la forme F(a) où représente le prédicat et représente un nom propre, un pronom ou une paraphrase descriptive [...], la proposition F(a) présuppose dans une certaine mesure qu'il existe quelque chose qui corresponde à ce a. La relation de présupposition paraît différente de la relation d'implication en ceci : si p implique q et si est faux, alors est également faux ; mais si p présuppose q et si est faux, alors n'est ni vrai ni faux." (Williams, la Certitude du Cogitoin la Philosophie Analytique)

En effet, si je dis que la présence d'un carré implique la présence d'un quadrilatère et que je ne me trouve pas en présence d'un quadrilatère, alors je n'aurai, a fortiori, pas non plus affaire à un carré. Mais si je dis qu'un contrat présuppose le libre consentement du signataire et qu'il s'avère que ce libre consentement a fait défaut, alors le contrat n'est ni valide ni invalide, il est réputé n'avoir jamais existé (il est "nul et non-avenu" comme on dit en l'occurrence). Il en va de même pour le cogito cartésien. On a vu plus haut que "je pense donc je suis" ne peut pas vouloir dire "je pense implique que je suis", car cette proposition jouerait le rôle de la majeure d'un syllogisme implicite, hypothèse que nous avons écartée. Tandis que si "je pense donc je suis" signifie "je pense présuppose que je suis", alors, si par extraordinaire je n'étais point, la proposition "je pense" serait non pas fausse (ce qui, on l'a vu, viderait l'inférence de toute signification), mais inexistante, "nulle et non-avenue". Et il n'est pas du tout interdit de croire que c'est ce que voulait dire Descartes lorsqu'il écrit : "Je pris garde que, pendant que je voulais penser que tout était faux, il fallait bien que moi qui le pensais fusse quelque chose" (Descartes, Discours de la Méthode, iv). Effectivement, Descartes à l'air de dire que je ne peux pas ne pas être, parce que, si tel était le cas, "je pense" ne serait non pas faux (dans le sens où, à la place de penser, je pourrais v-erv étant le radical d'un verbe quelconque), mais proprement inconcevable : "je pense présuppose que je suis" parce que si je ne suis pas, non seulement je ne pense pas, mais la pensée elle-même n'existe pas faute de substrat.

Deuxième clé, le mot "je" commun à "je pense" et à "je suis", n'est pas, contrairement aux apparences, un pronom personnel :
"Il faut remarquer l'ambiguïté qui plane autour du mot "je" quand nous lisons Descartes, et que nous retrouvons, chez tous les philosophes qui posent des questions du genre "que sais-je ?". Le "je" dans des phrases de ce genre est presque un tour de passe-passe stylistique, il est souvent pris dans un sens impersonnel et général." (Williams, la Certitude du Cogitoin la Philosophie Analytique)

Autrement dit, le "je" de "je pense donc je suis" ne réfère à aucun individu en particulier, ni à Descartes, ni à personne d'autre. Ce serait alors un "tour de passe-passe stylistique" qui consisterait à énoncer avec les règles d'expression que connaît Descartes, la proposition canonique suivante : "pour tout xx pense présuppose que x existe". Ce qui est une proposition générale qui peut se paraphraser de la façon suivante : si x n'existe pas, la fonction F(x) est inconcevable (exemple : "pour tout x appartenant à l'ensemble des réels positifs, si x n'existe pas dans l'ensemble des réels positifs, la fonction <>[/i] est inconcevable dans l'ensemble des réels positifs). Finalement, dire "je pense donc je suis", cela équivaut à dire que "il existe au moins un x (un être, quelque chose) dont on peut affirmer avec vérité qu'il pense", car si tel n'était pas le cas, il n'y aurait point de pensée. Or il y a bien de la pensée : la preuve, c'est que je (René Descartes) me trompe, etc.
Notons au passage que cette reformulation générale et impersonnelle qu'opère Bernard Williams ici du "je pense donc je suis" est conforme à l'un des paradigmes fondateurs de la philosophie analytique qui refuse, à la suite d'ailleurs de Kant, de considérer l'existence comme un prédicat mais la requalifie en connecteur logique (par exemple, pour reprendre un exemple cher à Russell, "Dieu existe" se paraphrase désormais par "il existe un x et un seul tel que cet x est appelé Dieu", ou encore, comme l'a dit Frege, dire qu'une chose existe, c'est nier le nombre zéro). 

Voilà un exemple du modus operandi qui caractérise, en général, la philosophie analytique et qui la distingue de la philosophie dite "continentale" (sous-entendu "qui a cours sur le vieux continent"). Personnellement, j'ai l'habitude de dire : lorsque le sage philosophe continental montre la lune (l'Être), le naïf philosophe analytique regarde le doigt (le langage).
Zeugme
Zeugme
Messages : 199
Date d'inscription : 30/01/2019

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 10:43
"Je n'ai pas l'intention de conclure. Je continue à essayer de comprendre ce qui se passe ici. Comme le problème tourne autour d'un sujet qui ne m'intéresse pas, cela risque de prendre encore beaucoup de temps, à moins que je ne trouve un livre traitant de la vanité de la philosophie du langage face à l'étude scientifique du langage. Je n'y crois pas. Néanmoins, je réaffirme que vos interventions ont le vicieux défaut de désamorcer des réflexions philosophiques qui pourraient se faire sans analyse de chaque mot, de chaque phrase, plutôt que d'essayer de comprendre au moyen de questions ce que l'intervenant souhaite dire. A défaut d'information sur le fond de cette affaire, je continue à trouver cela très louche. Peut-être en est-il ainsi depuis que la philosophie du langage ou la philosophie linguistique existent, pour ceux qui ne s'intéressent pas à la langue qui, ne vous en déplaise, vénéré Maître, ne représente pas toute la réalité. En conséquence, pour le moment, je propose de renommer ce forum (plutôt que forum de PhiPhilo, en supposant que le problème ne vienne pas seulement de votre personnalité) : forum de philosophie du langage."


en redonnant ici in extenso l'intervention de PhiloGL, j'ai tout de même mis en gras ce qui est frappé au coin du bon sens et devrait nous donnez un point de limite d'acceptabilité entre "l'activité littéraire" et "l'activité philosophique", là où celui qui est décrié semble ne plus admettre de limites, ni théorique ni pratique...




pour donner exemplarité de cette confusion, cette dernière phrase  : "Voilà un exemple du modus operandi qui caractérise, en général, la philosophie analytique et qui la distingue de la philosophie dite "continentale" (sous-entendu "qui a cours sur le vieux continent"). Personnellement, j'ai l'habitude de dire : lorsque le sage philosophe continental montre la lune (l'Être), le naïf philosophe analytique regarde le doigt (le langage)." où son auteur veut parfaire une distinction notionnelle par une opposition optionnelle, en l'occurrence si la philosophie regarde le doigt c'est pour voir la direction de l'objet donc sa position dans l'espace du dialogue, alors que le "sage occidentale" connaît déjà la position de la lune et veut juste partager une information, car autant le premier recherche la cohérence du dire au fait autant le deuxième recherche la cohésion du fait au dire...
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 11:05

 où son auteur veut parfaire une distinction notionnelle par une opposition optionnelle, en l'occurrence si la philosophie regarde le doigt c'est pour voir la direction de l'objet donc sa position dans l'espace du dialogue, alors que le "sage occidentale" connaît déjà la position de la lune et veut juste partager une information, car autant le premier recherche la cohérence du dire au fait autant le deuxième recherche la cohésion du fait au dire...

Euh ... plaît-il ?
Zeugme
Zeugme
Messages : 199
Date d'inscription : 30/01/2019

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 11:44
à la suite de ce passage : "Voilà un exemple du modus operandi qui caractérise, en général, la philosophie analytique et qui la distingue de la philosophie dite "continentale" (sous-entendu "qui a cours sur le vieux continent"). Personnellement, j'ai l'habitude de dire : lorsque le sage philosophe continental montre la lune (l'Être), le naïf philosophe analytique regarde le doigt (le langage)." 


j'ai répondu "où son auteur veut parfaire une distinction notionnelle par une opposition optionnelle, en l'occurrence si la philosophie [analytique] regarde le doigt c'est pour voir la direction de l'objet donc sa position dans l'espace du dialogue, alors que le "sage occidentale" connaît déjà la position de la lune et veut juste partager une information, car autant le premier recherche la cohérence du dire au fait (vers une compréhension partagée ) autant le deuxième recherche la cohésion du fait au dire (dans une logique de l'échange de l'information)..."


ainsi "une distinction notionnelle par une opposition optionnelle" veut dire que l'exemple de l'auteur qui met en opposition deux positions asymétrique (puisque l'une délivre une information et que l'autre doit l'assimiler), non pas au plan de l'intelligibilité que chacun a du fait que la lune est là, mais au plan où l'un la montre et l'autre recherche ce qui est montré, ne peut être comprit (l'exemple de l'auteur de la phrase) que si l'on donne au premier une intention notionnelle et au deuxième une motivation optionnelle.. 


mais comme dans toutes les erreurs issues de l'application des règles du dialogue en sophistique, il y ici une confusion entre la signification de ce qui est dit et le sens réel de ce qui est montré par le discours, les sophistes étant dans l'incapacité de voir cette distinction, ils se contentent de tout ramener aux règles qui font que l'on en vienne à traiter de "naïf" celui qui reçoit une information et de "sage" celui qui l'a émise... 


et sans faire une paraphrase mais en donnant une autre clef de lecture aux personnes qui ne savent lire que leur propre langage, j'ai mis en rouge la zone de distinction entre ce qui dit en vue d'être communiqué(position du sage) et en bleu ce qui est une possible inversion entre ce qui est notionnel et ce qui est optionnel, ainsi: du dire au fait (vers une compréhension partagée ) autant le deuxième recherche la cohésion du fait au dire (dans une logique de l'échange de l'information)..." répond à la confusion qui amène souvent la rationalité à établir des lignes de démarcation qui n'existe que dans le langage (le doigt qui montre) et pas dans le réel (la lune montrée)... 
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 12:01
@Zeugme a écrit:à la suite de ce passage : "Voilà un exemple du modus operandi qui caractérise, en général, la philosophie analytique et qui la distingue de la philosophie dite "continentale" (sous-entendu "qui a cours sur le vieux continent"). Personnellement, j'ai l'habitude de dire : lorsque le sage philosophe continental montre la lune (l'Être), le naïf philosophe analytique regarde le doigt (le langage)." 


j'ai répondu "où son auteur veut parfaire une distinction notionnelle par une opposition optionnelle, en l'occurrence si la philosophie [analytique] regarde le doigt c'est pour voir la direction de l'objet donc sa position dans l'espace du dialogue, alors que le "sage occidentale" connaît déjà la position de la lune et veut juste partager une information, car autant le premier recherche la cohérence du dire au fait (vers une compréhension partagée ) autant le deuxième recherche la cohésion du fait au dire (dans une logique de l'échange de l'information)..."


ainsi "une distinction notionnelle par une opposition optionnelle" veut dire que l'exemple de l'auteur qui met en opposition deux positions asymétrique (puisque l'une délivre une information et que l'autre doit l'assimiler), non pas au plan de l'intelligibilité que chacun a du fait que la lune est là, mais au plan où l'un la montre et l'autre recherche ce qui est montré, ne peut être comprit (l'exemple de l'auteur de la phrase) que si l'on donne au premier une intention notionnelle et au deuxième une motivation optionnelle.. 


mais comme dans toutes les erreurs issues de l'application des règles du dialogue en sophistique, il y ici une confusion entre la signification de ce qui est dit et le sens réel de ce qui est montré par le discours, les sophistes étant dans l'incapacité de voir cette distinction, ils se contentent de tout ramener aux règles qui font que l'on en vienne à traiter de "naïf" celui qui reçoit une information et de "sage" celui qui l'a émise... 


et sans faire une paraphrase mais en donnant une autre clef de lecture aux personnes qui ne savent lire que leur propre langage, j'ai mis en rouge la zone de distinction entre ce qui dit en vue d'être communiqué(position du sage) et en bleu ce qui est une possible inversion entre ce qui est notionnel et ce qui est optionnel, ainsi: du dire au fait (vers une compréhension partagée ) autant le deuxième recherche la cohésion du fait au dire (dans une logique de l'échange de l'information)..." répond à la confusion qui amène souvent la rationalité à établir des lignes de démarcation qui n'existe que dans le langage (le doigt qui montre) et pas dans le réel (la lune montrée)... 

La palette de couleurs est un peu répétitive ... et, surtout,  incapable de donner un sens à ce qui n'en a pas.
Zeugme
Zeugme
Messages : 199
Date d'inscription : 30/01/2019

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 12:09
 citation : "La palette de couleurs est un peu répétitive ... et, surtout,  incapable de donner un sens à ce qui n'en a pas."


 ...comme disait Aristote...induire la substance ne s'explique pas on intellige ou pas...c'est à chacun de faire l'effort pour saisir le sens au travers de la signification du texte...
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 12:40
@Zeugme a écrit: citation : "La palette de couleurs est un peu répétitive ... et, surtout,  incapable de donner un sens à ce qui n'en a pas."


 ...comme disait Aristote...induire la substance ne s'explique pas on intellige ou pas...c'est à chacun de faire l'effort pour saisir le sens au travers de la signification du texte...

"On intellige" ... ah, oui, en effet. Même pas fichu de former des mots qui appartiennent au lexique, le programme !
Zeugme
Zeugme
Messages : 199
Date d'inscription : 30/01/2019

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 12:47

citation de wikitruc...





Étymologie



(Siècle à préciser) Du latin intelligere (« comprendre »).


Verbe


intelliger(Philosophie) comprendre par l'intellect  

[list="margin-top: 0.3em; margin-right: 0px; margin-left: 3.2em; padding-right: 0px; padding-left: 0px; list-style-image: none; color: rgb(32, 33, 34); font-family: sans-serif; font-size: 14px; background-color: rgb(255, 255, 255);"]
[*]

  • Siger accorde d'abord Maïmonide et Aristote pour soutenir que l'intellect, avant d’intelliger, n'a pas de nature en acte, qu'il n'a d'autre nature que celle d'être (un) possible. — (Jean-Baptiste Brenet, Les possibilités de jonction : Averroès - Thomas Wylton, 2013)
  • Ce qui le prouve c’est la nécessité de phantasier pour intelliger, soit que, comme le veulent les Platoniciens, l’action d’intelliger soit l’action de phantasier, — soit que, sans être la même opération que l’opération intelligente, l’opération de phantasier soit requise pour exécuter l’action d’intelliger. — (Thomas d’Aquin, Commentaire du traité de l’âme d’Aristote, traduction publiée par l'institut supérieur de philosophie de Louvain, 1923)


[/list]

Apparentés étymologiques


  • intellect

  • intelligence

  • intelligent

PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 13:16
@Zeugme a écrit:

citation de wikitruc...






Étymologie




(Siècle à préciser) Du latin intelligere (« comprendre »).


Verbe



intelliger(Philosophie) comprendre par l'intellect  

[list="margin-top: 0.3em; margin-right: 0px; margin-left: 3.2em; padding-right: 0px; padding-left: 0px; list-style-image: none; color: rgb(32, 33, 34); font-family: sans-serif; font-size: 14px; background-color: rgb(255, 255, 255);"]
[*]

  • Siger accorde d'abord Maïmonide et Aristote pour soutenir que l'intellect, avant d’intelliger, n'a pas de nature en acte, qu'il n'a d'autre nature que celle d'être (un) possible. — (Jean-Baptiste Brenet, Les possibilités de jonction : Averroès - Thomas Wylton, 2013)
  • Ce qui le prouve c’est la nécessité de phantasier pour intelliger, soit que, comme le veulent les Platoniciens, l’action d’intelliger soit l’action de phantasier, — soit que, sans être la même opération que l’opération intelligente, l’opération de phantasier soit requise pour exécuter l’action d’intelliger. — (Thomas d’Aquin, Commentaire du traité de l’âme d’Aristote, traduction publiée par l'institut supérieur de philosophie de Louvain, 1923)


[/list]

Apparentés étymologiques



  • intellect

  • intelligence

  • intelligent



Ah ben oui ... Wikitruc ... où ai-je la tête ? A part Wikimachin, quelles sont les sources d'implémentation du programme ?
Zeugme
Zeugme
Messages : 199
Date d'inscription : 30/01/2019

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 13:28
citation :  "Ah ben oui ... Wikitruc ... où ai-je la tête ? A part Wikimachin, quelles sont les sources d'implémentation du programme ?"




 en effet à la fin de presque tous les articles sur la philosophie de wikitruc, il y a un renvois sur le philosophie-portail.com, et est-ce à dire donc que l'usage de wikimachin n'a pas sa place dans la recherche philosophique ? ou que certaines inférences n'étant pas à la convenance de l'auteur de ce sujet, il veuille renvoyer à sa propre source de données ? 


P.S : dans la lecture latine du de anima, intelliger n''est pas un gros mot...
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 13:37

à la fin de presque tous les articles sur la philosophie de wikitruc, il y a un renvois sur le philosophie-portail.com, et est-ce à dire donc que l'usage de wikimachin n'a pas sa place dans la recherche philosophique ? ou que certaines inférences n'étant pas à la convenance de l'auteur de ce sujet, il veuille renvoyer à sa propre source de données ? 

Ah, s'il y a un renvois plutôt qu'un renvoi et si on y trouve des inférences plutôt que des références, alors, on comprend aisément que la bête puisse intelliger avec distinction et élégance !
Zeugme
Zeugme
Messages : 199
Date d'inscription : 30/01/2019

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 13:58
citation :"Ah, s'il y a un renvoiS plutôt qu'un renvoi et si on y trouve des inférences plutôt que des références, alors, on comprend aisément que la bête puisse intelliger avec distinction et élégance !"




il faut parfois laisser le plaisir du professeur s'exprimer dans la matière qu'il maitrise, car la provocation peut prendre plusieurs visages, mais toujours doit-elle savoir pourquoi elle est provoquante, dans la matérialité du texte ou dans sa finalité, personnellement j'ai choisi la première et sais maintenant fort bien que l'auteur de ce sujet ne vise qu'à utiliser la celle-ci (la matérielle) pour ne pas entreprendre de revoir celle-là (la finalité du texte)...




P.S je maintient inférences car il s'agissait au départ de l'emploi significatif du verbe intelliger dans mon texte et pas des références philologiques de ce verbe...
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 494
Date d'inscription : 11/03/2018

Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 14:02
@Zeugme a écrit:citation :"Ah, s'il y a un renvoiS plutôt qu'un renvoi et si on y trouve des inférences plutôt que des références, alors, on comprend aisément que la bête puisse intelliger avec distinction et élégance !"




il faut parfois laisser le plaisir du professeur s'exprimer dans la matière qu'il maîtrise, car la provocation peut prendre plusieurs visages, mais toujours doit-elle savoir pourquoi elle est provocante, dans la matérialité du texte ou dans sa finalité, personnellement j'ai choisi la première et sais maintenant fort bien que l'auteur de ce sujet ne vise qu'à utiliser la ( ??????) celle-ci (la matérielle) pour ne pas entreprendre de revoir celle-là (la finalité du texte)...




P.S je maintiens inférences car il s'agissait au départ de l'emploi significatif du verbe intelliger dans mon texte et pas des références philologiques de ce verbe...

Il est vrai que l'orthographe, la syntaxe, la sémantique et le lexique de la langue sont, au plus haut point immatériels. Visiblement, le logiciel n'intellige pas grand-chose.
Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum