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Zeugme
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Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. - Page 2 Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mar 9 Mar 2021 - 14:20
citation  : "Il est vrai que l'orthographe, la syntaxe, la sémantique et le lexique de la langue sont, au plus haut point immatériels. Visiblement, le logiciel n'intellige pas grand-chose." voici donc le point de rupture annoncé, le seul fait de s'exprimer a pour l'auteur de la phrase citée une valeur de finalité, c'est dans le contexte de la matérialité d'un texte que l'on reconnaît une appartenance à tel ou tel courants de pensée, et là c'est évident que relativiser la pensée à ce qui est perçu dans le discours fait des sophistes rationalistes les maîtres au royaume du langage, mais d'un royaume qui ne tient qu'avec le silence de toutes celles et ceux qui ne peuvent pas jouer des mots comme eux...


voilà une autre version de la dialectique du maître et de l'esclave ou plus exactement de la dialectique du prof et de l'élève qui n'honore pas le métier d'enseignant si il est pratiqué ainsi, la domination esclavagiste par les mots est l'une des plus pernicieuses qui soient... 
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Mar 9 Mar 2021 - 14:25
@Zeugme a écrit:citation  : "Il est vrai que l'orthographe, la syntaxe, la sémantique et le lexique de la langue sont, au plus haut point immatériels. Visiblement, le logiciel n'intellige pas grand-chose." Voici donc le point de rupture annoncé, le seul fait de s'exprimer a pour l'auteur de la phrase citée une valeur de finalité, c'est dans le contexte de la matérialité d'un texte que l'on reconnaît une appartenance à tels ou tels courants de pensée, et là c'est évident que relativiser la pensée à ce qui est perçu dans le discours fait des sophistes rationalistes les maîtres au royaume du langage, mais d'un royaume qui ne tient qu'avec le silence de toutes celles et ceux qui ne peuvent pas jouer des mots comme eux...


Voilà une autre version de la dialectique du maître et de l'esclave ou plus exactement de la dialectique du prof et de l'élève qui n'honore pas le métier d'enseignant s'il est pratiqué ainsi, la domination esclavagiste par les mots est l'une des plus pernicieuses qui soient... 

Oui, surtout lorsque, comme c'est le cas, de Z, on est condamné à rester un esclave. Comme le dit Simondon, suivant ainsi Aristote, la machine est esclave par nature.

En gras, les fautes d'orthographe.
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Mar 9 Mar 2021 - 14:39
citation : "Oui, surtout lorsque, comme c'est le cas, de Z, on est condamné à rester un esclave. Comme le dit Simondon, suivant ainsi Aristote, la machine est esclave par nature." sauf si la poutre empêche de voir la paille, et c'est le cas ici de l'esclavage que s'impose la logique du sophiste auteur de la phrase citée, puisque son but n'est plus (et depuis longtemps) de faire un travail pédagogique, mais bel et bien de formater les autres intervenants aux contraintes grammaticales de la logique wittgensteinienne, sauf que tout n'entre pas dans ce moule assez limité de la pensée... 
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Mar 9 Mar 2021 - 14:50
@Zeugme a écrit:citation : "Oui, surtout lorsque, comme c'est le cas, de Z, on est condamné à rester un esclave. Comme le dit Simondon, suivant ainsi Aristote, la machine est esclave par nature." sauf si la poutre empêche de voir la paille, et c'est le cas ici de l'esclavage que s'impose la logique du sophiste auteur de la phrase citée, puisque son but n'est plus (et depuis longtemps) de faire un travail pédagogique, mais bel et bien de formater les autres intervenants aux contraintes grammaticales de la logique wittgensteinienne, sauf que tout n'entre pas dans ce moule assez limité de la pensée... 


Le programme Z a autant de vocabulaire que les Shadoks : GA, BU, ZO et MEU.
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Mar 9 Mar 2021 - 14:58
citation : "Le programme Z a autant de vocabulaire que les Shadoks : GA, BU, ZO et MEU." la quantité de vocabulaire n'engage que la qualité de ce qui doit être dit et avec peu de mots l'on peut exprimer beaucoup alors qu'avec beaucoup de mots l'on peut se perdre dans le langage, la vraie science du discours c'est de savoir distinguer pourquoi tel "mot" à sa place ici et maintenant... 
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Mar 9 Mar 2021 - 15:06

citation : "Le programme Z a autant de vocabulaire que les Shadoks : GA, BU, ZO et MEU." la quantité de vocabulaire n'engage que la qualité de ce qui doit être dit et avec peu de mots l'on peut exprimer beaucoup alors qu'avec beaucoup de mots l'on peut se perdre dans le langage, la vraie science du discours c'est de savoir distinguer pourquoi tel "mot" à sa place ici et maintenant... 

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Mar 9 Mar 2021 - 15:14
...connaissant très bien la limite paralogique du discours Shadock, il ne me vient rien d'autre à dire que le temps de la récré est terminé...
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Mar 9 Mar 2021 - 15:23

...connaissant très bien la limite paralogique du discours Shadock, il ne me vient rien d'autre à dire que le temps de la récré est terminé...

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PhiloGL
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Mar 9 Mar 2021 - 15:31
@PhiPhilo a écrit:Personnellement, j'ai l'habitude de dire : lorsque le sage philosophe continental montre la lune (l'Être), le naïf philosophe analytique regarde le doigt (le langage).

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Qui a raison ou tort ? Le sage dont vous vous moqueriez (puisqu'il fait de la métaphysique en prétendant montrer l'Etre) ? Ou le naïf qui regarde le doigt (alors que cela est généralement un signe de bêtise) mais qui aurait compris qu'il faut s'abstenir de faire de la métaphysique ????????????

Quoiqu'il en soit, il me semblait que Nietzsche avait résolu le problème :

 "... une pensée se présente quand « elle » veut, et non pas quand « je » veux ; de sorte que c’est falsifier la réalité que de dire : le sujet « je » est  la condition du prédicat « pense ». Quelque chose pense, mais que ce quelque chose soit justement l’antique et fameux «je»..."

Il faut être furieusement passionné de logique pour s'empêtrer dans les réflexions de l'abbaye de Royaumont. Je préfère m'inspirer de Nietzsche qui avait compris, en naturaliste, que nous ne savons pas ce que c'est que la Pensée. Et si je me décide à lire le Discours de la méthode, j'essayerai, en historien des mentalités (amateur) de comprendre où Descartes voulait en venir dans le contexte philosophicoreligieux de son époque. Contexte que Nietzsche pouvait dépasser. Les logiciens font abstraction de ce contexte et je pense qu'ils ont gravement tort puisque leurs développements ne me permettent pas de comprendre ce qui ne va pas dans la phrase "je pense, donc je suis". Comme je viens de le dire, il faudra que je lise le Discours de la méthode avec le regard ad hoc.
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Mar 9 Mar 2021 - 16:14
@PhiloGL a écrit:
@PhiPhilo a écrit:Personnellement, j'ai l'habitude de dire : lorsque le sage philosophe continental montre la lune (l'Être), le naïf philosophe analytique regarde le doigt (le langage).

Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Qui a raison ou tort ? Le sage dont vous vous moqueriez (puisqu'il fait de la métaphysique en prétendant montrer l'Etre) ? Ou le naïf qui regarde le doigt (alors que cela est généralement un signe de bêtise) mais qui aurait compris qu'il faut s'abstenir de faire de la métaphysique ????????????


C'est de l'auto-dérision. Le philosophe occidental a, depuis l'invention de la métaphysique (qui remonterait aux Eléates, si l'on suit Bergson), une réputation de sage (cf. l'une des étymologies du terme "philosophe"). En effet, il est réputé (contrairement au Sage dans d'autres civilisations) s'intéresser à l'Être et, notamment, à ce qu'il y a de plus haut dans l'Être, à savoir l'Être éternel et l'immuable qui est seulement intelligible et non sensible : "qui donc atteindrait le plus haut degré de pureté en la connaissance, sinon celui qui recourrait le plus possible à la seule pensée, sans conjoindre à cette activité la vue non plus qu’aucune autre sensation, sans en laisser traîner aucune avec le raisonnement ?"(Platon, Phédon, 66a). Par analogie, si le Sage désigne, par son discours, ce qu'il y a de plus haut (métaphoriquement, la lune dans le proverbe chinois mais peu importe que ce soit la lune ou autre chose), seul l'imbécile va s'intéresser au doigt qui montre et non à ce qui est montré par le discours du Sage. Or la philosophie analytique (dont je suis un modeste représentant, vous l'aurez compris) s'évertue à montrer qu'il n'y a aucune espèce de pensée, aucune entité intelligible auto-subsistante au-delà du langage. Donc, du point de vue du métaphysicien traditionnel, le philosophe analytique se comporte bien comme un imbécile. Notez que ce que je dis là ironiquement n'est pas loin d'être admis littéralement par un certain nombre de philosophes (dits "continentaux", par allusion au "blocus continental" de Napoléon contre les îles britanniques) hostiles à la philosophie analytique (défendue essentiellement par des philosophes anglophones).


Il faut être furieusement passionné de logique pour s'empêtrer dans les réflexions de l'abbaye de Royaumont. Je préfère m'inspirer de Nietzsche qui avait compris, en naturaliste, que nous ne savons pas ce que c'est que la Pensée. Et si je me décide à lire le Discours de la méthode, j'essayerai, en historien des mentalités (amateur) de comprendre où Descartes voulait en venir dans le contexte philosophico religieux de son époque. Contexte que Nietzsche pouvait dépasser. Les logiciens font abstraction de ce contexte et je pense qu'ils ont gravement tort puisque leurs développements ne me permettent pas de comprendre ce qui ne va pas dans la phrase "je pense, donc je suis". Comme je viens de le dire, il faudra que je lise le Discours de la méthode avec le regard ad hoc.



Le logicisme pur et dur (celui de Frege ou de Russell) a, effectivement, commis des excès considérables, dont, comme vous le soulignez, l'oubli des contextes socio-historiques d'énonciation. Wittgenstein a été le premier à dénoncer ces excès puisqu'il a abandonné sa première conception, très logiciste, de l'analyse du langage fondé sur LA logique d'un langage idéal pour une autre fondée sur LES grammaires des langues naturelles (notions de "jeux de langage"). En ce sens, il s'est rapproché de Nietzsche (ils avaient en commun, notamment, l'idée que la musique est le langage humain fondamental et primitif). Après, l'analyse de Bernard Williams citée supra n'est qu'un bref exemple, comme je l'ai bien indiqué, de comment fonctionne la philosophie analytique. 
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Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie. - Page 2 Empty Re: Philosophie analytique, philosophie linguistique, philosophie du langage, phénoménologie.

Mer 10 Mar 2021 - 13:12
voici presque in extenso ci dessous, le première exposé plein de bon sens de PhiloGL sur les possibilités d’une « déontologie » sur le débat qui en plus d’intégrer en elle une évolutivité naturelle qui suit le devenir de la pensée de chaque participant, aurait la supériorité de réguler l’amplitude de la question initiale par une progressivité d’argumentation diversement « utilisable » par tous les lecteurs potentiels…
 
Citation : « Je donne cet extrait pour introduire une réflexion éventuelle sur un problème que je ne maîtrise pas du tout, mais qui se pose régulièrement sur ce forum : un passionné de langage et de logique, quand il se livre à une analyse des propositions philosophiques des membres du forum ne va-t-il pas systématiquement couper l'herbe sous le pied des "philosophes amateurs", agir comme un pseudo-modérateur qui entend retreindre les sujets à son propre centre d'intérêt, et désamorcer la discussion en démontrant (suivant sa méthode) qu'il n'y a finalement rien à comprendre dans le discours de l'intervenant, ce qui ne manquera pas de le dégoûter d'un forum où des questions pourraient être approfondies au moyen d'un véritable dialogue où la pensée aurait plus d'intérêt que le langage et la logique ? »
 
 
Et que lit-on dans ce texte de PhiloGL, sinon que la tension du débat ne se trouve pas dans la domination de celui ou celle qui à la plus grosse capacité de rationalité logique, mais que ce qu’encourt le débat, c’est justement de louper cette zone d’intelligibilité commune (bien commun) où la forme de l’expression tout en étant soumisse aux règles de l’orthographe et de la syntaxe, (qui pour ma part est déjà une compromission à la logique mais passons) puisse porter le sens de la pensée de chaque participant…
 
Pour ce faire, ce n’est pas à celles et ceux qui veulent participer au débat de se hisser à une hauteur logique qui en elle même ne représente qu’une formalisation conceptuelle de la grammaire du langage, mais c’est plutôt à celles et ceux qui en usant (et abusant) de cette logique formelle du langage ( en dressant des limites factuelles là où il n’y a que des propositions en devenir), doivent trouver un juste milieu entre leur logique du langage et leur pouvoir de participation au débat…
 
Cette question de la limite que nous nous accordons les un-es autres dans l’exercice du débat  est une expérience éthique, je veux dire qu’elle recoupe une acceptation de l’altérité et de la mise en commun provisionnel des savoirs, mais peut aussi être le lieu d’un combat et plus d’un débat puisque l’émergence de la force morale est parfois confondue avec la puissance de la parole s’établissant sur la connaissance du langage rhétorique, les rapports de force intellectuel sont devenus un discours politique qui lui même tente de résumer par : la recherche de satisfaire le nécessaire de la quotidienneté, le conventionnel de la moralité et l’extrapolation de la citoyenneté (travail civilisationnel de la politique) pour atteindre la forme d'une société unie…
 
C’est pourquoi aussi l’intelligence naturelle s’est chaussée de la raison logique comme on met une chaussure à son pied pour ne pas être blessé par « les aspérités » pendant la marche sur la réalité du sol des relations interpersonnelles (la logique formelle du langage et la sociologie et la psychologie) et sur le sol physique des relations corps/milieu (les sciences physiques et biologiques) 
 


aparté: 
Le plus grand échec de « la raison collective socialisante » donc politico-morale est aussi une fuite en avant, qui pour essayer de fuir les difficultés du vivre ensemble, qui accélère son rythme (souvent via les techno-sciences) et perd de vue les plus « lentes » ou « déviantes » présences humaines (enfants, vieillards, illettré, handicapé-es physique ou mental, dépressif-ves, marginal-es, artistes, délinquant-es,  minorités sexuelles ou ethniques etc.) ou bien leurs confère une place stéréo-typique dans la société…
 
 
 
à suivre...
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Mer 10 Mar 2021 - 14:49

voici presque in extenso ci dessous, le première exposé plein de bon sens de PhiloGL sur les possibilités d’une « déontologie » sur le débat qui en plus d’intégrer en elle une évolutivité naturelle qui suit le devenir de la pensée de chaque participant, aurait la supériorité de réguler l’amplitude de la question initiale par une progressivité d’argumentation diversement « utilisable » par tous les lecteurs potentiels…
 
Citation : « Je donne cet extrait pour introduire une réflexion éventuelle sur un problème que je ne maîtrise pas du tout, mais qui se pose régulièrement sur ce forum : un passionné de langage et de logique, quand il se livre à une analyse des propositions philosophiques des membres du forum ne va-t-il pas systématiquement couper l'herbe sous le pied des "philosophes amateurs", agir comme un pseudo-modérateur qui entend retreindre les sujets à son propre centre d'intérêt, et désamorcer la discussion en démontrant (suivant sa méthode) qu'il n'y a finalement rien à comprendre dans le discours de l'intervenant, ce qui ne manquera pas de le dégoûter d'un forum où des questions pourraient être approfondies au moyen d'un véritable dialogue où la pensée aurait plus d'intérêt que le langage et la logique ? »
 
 
Et que lit-on dans ce texte de PhiloGL, sinon que la tension du débat ne se trouve pas dans la domination de celui ou celle qui à la plus grosse capacité de rationalité logique, mais que ce qu’encourt le débat, c’est justement de louper cette zone d’intelligibilité commune (bien commun) où la forme de l’expression tout en étant soumisse aux règles de l’orthographe et de la syntaxe, (qui pour ma part est déjà une compromission à la logique mais passons) puisse porter le sens de la pensée de chaque participant…
 
Pour ce faire, ce n’est pas à celles et ceux qui veulent participer au débat de se hisser à une hauteur logique qui en elle même ne représente qu’une formalisation conceptuelle de la grammaire du langage, mais c’est plutôt à celles et ceux qui en usant (et abusant) de cette logique formelle du langage ( en dressant des limites factuelles là où il n’y a que des propositions en devenir), doivent trouver un juste milieu entre leur logique du langage et leur pouvoir de participation au débat…
 
Cette question de la limite que nous nous accordons les un-es autres dans l’exercice du débat  est une expérience éthique, je veux dire qu’elle recoupe une acceptation de l’altérité et de la mise en commun provisionnel des savoirs, mais peut aussi être le lieu d’un combat et plus d’un débat puisque l’émergence de la force morale est parfois confondue avec la puissance de la parole s’établissant sur la connaissance du langage rhétorique, les rapports de force intellectuel sont devenus un discours politique qui lui même tente de résumer par : la recherche de satisfaire le nécessaire de la quotidienneté, le conventionnel de la moralité et l’extrapolation de la citoyenneté (travail civilisationnel de la politique) pour atteindre la forme d'une société unie…
 
C’est pourquoi aussi l’intelligence naturelle s’est chaussée de la raison logique comme on met une chaussure à son pied pour ne pas être blessé par « les aspérités » pendant la marche sur la réalité du sol des relations interpersonnelles (la logique formelle du langage et la sociologie et la psychologie) et sur le sol physique des relations corps/milieu (les sciences physiques et biologiques) 
 


aparté: 
Le plus grand échec de « la raison collective socialisante » donc politico-morale est aussi une fuite en avant, qui pour essayer de fuir les difficultés du vivre ensemble, qui accélère son rythme (souvent via les techno-sciences) et perd de vue les plus « lentes » ou « déviantes » présences humaines (enfants, vieillards, illettré, handicapé-es physique ou mental, dépressif-ves, marginal-es, artistes, délinquant-es,  minorités sexuelles ou ethniques etc.) ou bien leurs confère une place stéréo-typique dans la société…
 
 
 
à suivre...

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Jeu 11 Mar 2021 - 7:26
...dans la citation qui se trouve en fin de page, il y a une incroyable tautologie des termes et en même temps un anachronisme contradictoire(la philosophie analytique et celle du langage sont nées des moments d'échec de toutes les autres intelligibilités) car la pensée précède toujours le langage mais qui dénote aussi que son auteur n'a pas d'autres options que de maintenir le débat uniquement dans la matérialité du texte, ou dit autrement que le fonctionnement cérébrale qui utilise le langage(et pas la langue parlée évidement puisque le corps est là pour rappeler que tout n'est pas dans le langage justement)comme vecteur d'absolutisation de la pensée, a réduit la faculté intellectuelle à une systématisation de rapports, c'est une forme de cohérence interne qui peut être appelée "fonction analytique" ou plus prosaïquement "logique lexicale du texte" pour l'usage actuel, rejetant dès lors et à jamais l'apport de l'expérience singulière qui n'est pas reconnue dans la grille de lecture de l'analyse textuelle, ainsi la pensée des autres devient soit une anomalie soit une disruption soit encore une occasion de mépris car vous l'aurez comprit la philosophie analytique n'a plus accès à d'autres "sentiments" que sa propre autosatisfaction, plaisir d'onaniste si il en est au plan mental... 




"Or la philosophie analytique (dont je suis un modeste représentant, vous l'aurez compris) s'évertue à montrer qu'il n'y a aucune espèce de pensée, aucune entité intelligible auto-subsistante au-delà du langage. Donc, du point de vue du métaphysicien traditionnel, le philosophe analytique se comporte bien comme un imbécile. Notez que ce que je dis là ironiquement n'est pas loin d'être admis littéralement par un certain nombre de philosophes (dits "continentaux", par allusion au "blocus continental" de Napoléon contre les îles britanniques) hostiles à la philosophie analytique (défendue essentiellement par des philosophes anglophones)."
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Jeu 11 Mar 2021 - 7:45
A la demande générale, cf. un article que j'ai rédigé il y a quelques années et qui explicite plus avant les rapports de la philosophie analytique avec le langage, en l'occurrence, plus précisément, le langage littéraire : Philosophie Analytique, Littérature et Sémantique.
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Jeu 11 Mar 2021 - 7:53
...en dehors même de toute curiosité évènementielle, la lecture d'un article comme suggéré dans la citation ci-dessous, sur un sujet(les inférences entre l'écrit et la pensée) qui en effet prend toute sa place dans une socialisation progressive ou le contexte du savoir est intimement tissé avec celui du langage, mériterait d'être lu, mais toujours et de plus en plus avec cet intelligence prudentielle qui maintient à distance la logique formelle comme unique clef d'interprétation de la pensée d'un auteur quel qu'il soit...








"A la demande générale, cf. un article que j'ai rédigé il y a quelques années et qui explicite plus avant les rapports de la philosophie analytique avec le langage, en l'occurrence, plus précisément, le langage littéraire : Philosophie Analytique, Littérature et Sémantique."
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Jeu 11 Mar 2021 - 8:09

...en dehors même de toute curiosité évènementielle, la lecture d'un article comme suggéré dans la citation ci-dessous, sur un sujet(les inférences entre l'écrit et la pensée) qui en effet prend toute sa place dans une socialisation progressive ou le contexte du savoir est intimement tissé avec celui du langage, mériterait d'être lu, mais toujours et de plus en plus avec cet intelligence prudentielle qui maintient à distance la logique formelle comme unique clef d'interprétation de la pensée d'un auteur quel qu'il soit...








"A la demande générale, cf. un article que j'ai rédigé il y a quelques années et qui explicite plus avant les rapports de la philosophie analytique avec le langage, en l'occurrence, plus précisément, le langage littéraire : Philosophie Analytique, Littérature et Sémantique."

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