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Temps mort

3 participants

descriptionTemps mort - Page 2 EmptyRe: Temps mort

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benfifi a écrit:
Je me focalise sur la prise de conscience.
Prise de conscience de quoi ?

benfifi a écrit:
Concernant la première phrase, je n'arrive pas à me figurer un temps mort animal.
Ils n'ont que ça à faire : occuper des temps morts. Je ne sache pas que les gnous aient pris conscience de quoi que ce soit.

descriptionTemps mort - Page 2 EmptyRe: Temps mort

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Euterpe a écrit:
Prise de conscience de quoi ?

Il faut un début à tout. C'est pourquoi j'imagine que la première prise de conscience a eu pour objet le temps mort qui en a favorisé l'éclosion. Sans en faire la cause. Seulement une condition nécessaire à toute prise de conscience.
Euterpe a écrit:
Ils n'ont que ça à faire : occuper des temps morts.

Je ne pense pas qu'un animal traverse souvent un temps similaire à celui du scénario, où il ne se passe rien, et pour longtemps, et dans des circonstances telles qu'il n'y à rien à faire, si ce n'est attendre, et attendre quoi d'autre que ça se passe. Un peu comme un enfermement à ciel ouvert, sauf qu'ici, le responsable, c'est le monde.
Euterpe a écrit:
Je ne sache pas que les gnous aient pris conscience de quoi que ce soit.

Moi non plus. Ce qui ne m'autorise pas à dire qu'ils ne l'aient jamais fait. Justement je l'ignore.

Je suis en train de penser qu'un tel temps mort peut déboucher sur la folie. Mais cette folie ne serait-elle pas une furieuse prise de conscience ?

descriptionTemps mort - Page 2 EmptyRe: Temps mort

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benfifi a écrit:
Je ne pense pas qu'un animal traverse souvent un temps similaire à celui du scénario, où il ne se passe rien, et pour longtemps, et dans des circonstances telles qu'il n'y à rien à faire, si ce n'est attendre, et attendre quoi d'autre que ça se passe.
Vous disiez pourtant ne pas envisager d'en venir au récit. On en est pourtant au scénario.

Pour ce qui est d'attendre, c'est déjà faire quelque chose.

benfifi a écrit:
Un peu comme un enfermement à ciel ouvert, sauf qu'ici, le responsable, c'est le monde.
Je ne comprends pas.

benfifi a écrit:
Euterpe a écrit:
Je ne sache pas que les gnous aient pris conscience de quoi que ce soit.

Moi non plus. Ce qui ne m'autorise pas à dire qu'ils ne l'aient jamais fait. Justement je l'ignore.
Vous ne pouvez pas l'ignorer. Dès lors que vous prenez conscience de quelque chose, ça se traduit par des faits.

benfifi a écrit:
Je suis en train de penser qu'un tel temps mort peut déboucher sur la folie. Mais cette folie ne serait-elle pas une furieuse prise de conscience ?
Qu'entendez-vous par folie ?

descriptionTemps mort - Page 2 EmptyRe: Temps mort

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Euterpe a écrit:
Vous disiez pourtant ne pas envisager d'en venir au récit. On en est pourtant au scénario.
Il y a peut-être malentendu. Je reprends mon propos :
De toute manière, dans ce topic, je n'aborde pas le récit. Je me focalise sur la prise de conscience.
et l'établis comme suit : De toute manière, dans ce topic, je n'aborde pas le récit propre au DAC. Je me focalise sur la prise de conscience propre au DAC.

Euterpe a écrit:
Pour ce qui est d'attendre, c'est déjà faire quelque chose.
Pour vous comme pour moi, oui. Pour le DAC, non. Parce que nous pouvons en prendre conscience, pas lui.

Euterpe a écrit:
benfifi a écrit:
Un peu comme un enfermement à ciel ouvert, sauf qu'ici, le responsable, c'est le monde.
Je ne comprends pas.
Je considère le monde comme responsable du déluge. Et puis je compare la situation du naufragé isolé du monde pendant le temps mort comme un enfermement. D'ailleurs, je ne suis pas loin d'admettre l'enfermement comme la situation idéale pour la prise de conscience.

Euterpe a écrit:
Vous ne pouvez pas l'ignorer. Dès lors que vous prenez conscience de quelque chose, ça se traduit par des faits.
Je ne comprends pas.

Euterpe a écrit:
Qu'entendez-vous par folie ?
J'imagine que si j'étais à la place du naufragé DAC, qui, subissant le temps mort, découvre ce qui se passe dans sa tête à la faveur de ce temps mort, autrement dit fait l'expérience de ce que nous nommons la conscience, je ne sais pas si je tiendrais le coup. Quelque part, cette inauguration de la conscience constitue la naissance de la métaphysique, non ? Je trouve ça vertigineux ! Si la folie consiste en une sortie de la norme, il n'y a pas mieux. Toute première est hors-norme.

descriptionTemps mort - Page 2 EmptyRe: Temps mort

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L'objet de votre interrogation, c'est la prise de conscience propre au DAC. Mais le DAC n'a pas conscience que l'attente, le temps mort, est propice à l'action ? Il n'aurait que sa conscience ? Une conscience sans autre objet que la stupéfaction de se découvrir une conscience ?

Pour ce que vous ne comprenez pas, benfifi, c'est pourtant enfantin. Vous pourrez débiter autant de scénarios que vous voulez, laisser libre cours à votre imagination au détriment des règles élémentaires de la réflexion, il n'empêche : prendre conscience, c'est prendre conscience de quelque chose. Prendre conscience de quelque chose équivaut immédiatement à une distanciation, en même temps qu'à un type nouveau d'activités, qui toutes consistent à inventer un rapport au monde, une relation (impossible, par définition, sans une distanciation). Ce rapport au monde prend de multiples formes, reconnaissables, identifiables, caractéristiques. Avez-vous déjà observé un gnou la tête penchée sur une patte, méditant le monde ? Lisant un livre ? Dialoguant avec ses congénères et manifester un désaccord quelconque à propos de quoi que ce soit ? Toute prise de conscience est, de près ou de loin, un désaccord. Nous sommes à la fois désaccordés (nous ne sommes plus en syntonie avec la nature, avec ce qui est, avec nous-mêmes), et désormais contraints de nous inventer des rôles, des fonctions, des identités, de substituer à ce qui était la "nature" une organisation, un ensemble d'habitudes, etc., une nature seconde.

Or la "nature", pour nous, est un objet imaginaire, culturel. Nous ne savons pas ni ne saurons jamais ce que c'est, ni même si ça a été. D'emblée nous fûmes des êtres sociaux. Toujours, la "société" (tribu, etc.), nous a précédés. Que ça vous plaise ou non. Et comme, de notre côté, il a toujours fallu suppléer à notre "patrimoine" génétique (cf. influence de la culture sur l'évolution) avec ce que nous avions et qui consiste à n'avoir rien : le désir, autrement dit cela même qui nous rapporte au monde et qui nous en éloigne, nous sommes bel et bien les seuls "patients" du règne animal.

Merci d'étayer vos hypothèses, de leur donner de la consistance, sans quoi vous ne donnez prise à aucun débat. Vous nous jetez à la figure une marotte. Mais quant à savoir ce qu'on appelle récit, prise de conscience, attente, désir, action, pensée, etc., nous n'avons rien. Désolé de vous le dire avec une telle "sauvagerie"...

Dernière édition par Euterpe le Jeu 13 Fév 2014 - 0:21, édité 1 fois
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