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Corriger les idées reçues ?

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Geisterwelt
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jem
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JimmyB
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Georges Réveillac
11 participants

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Je suis peut-être le seul mais je ne comprends strictement rien à ce que vous dites. Je ne vois aucune structure ni aucune idée directrice si ce n'est la venue d'un gouvernement mondial à travers diverses étapes que je n'ai pas comprises non plus. Si je suis le seul quelqu'un peut-il m'aider ?

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JimmyB a écrit:
Je suis peut-être le seul mais je ne comprends strictement rien à ce que vous dites. je ne vois aucune structure ni aucune idée directrice si ce n'est la venue d'un gouvernement mondial à travers diverses étapes que je n'ai pas comprises non plus. Si je suis le seul quelqu'un peut-il m'aider ?

Un autre débat, que j'ai également ouvert, pourrait vous éclairer : "Pour résoudre les problèmes de l'humanité, avons-nous besoin d'un gouvernement mondial ?"  (L’Animal politique - L'État - Gouvernement Mondial)
Comprendre ces deux sentences de Sartre aussi : "- L'existence précède l'essence. - L'enfer, c'est les autres."
Dans le but de comprendre, autant que possible, l'histoire, j'ai construit un modèle intitulé "Structure de l'Existence Humaine". Je me suis inspiré de la conception sartrienne de l'existence. Voici le fichier : http://www.livingexistence.net/pdf/Chapitre02.pdf
Enfin, je vous propose une version très simplifiée de ce que j'ai voulu dire :
Nous sommes entrés dans une époque où tous les peuples de la terre sont interdépendants et se marchent de plus en plus sur les pieds. Les conflits ont déjà amené deux guerres mondiales catastrophiques. Après la première, on a dit : "Plus jamais ça", et on a créé la Société des Nations. Après la deuxième, encore plus catastrophique, on a créé l'ONU et on a entrepris de construire progressivement une Europe unie. Cela n'a  pas empêché les sujets de discorde de se multiplier, de plus en plus inquiétants. L'ONU n'a aucun pouvoir réel et l'Europe peine à se construire.
Vous connaissez certainement toutes les menaces qui pèsent sur la planète, menaces qui conduisent vers une extinction massive des espèces, l'épuisement des ressources minérales en premier lieu et la disparition d'une bonne partie de l'humanité. Et toutes les rencontres internationales dont vous avez entendu les compte-rendus se terminent par des échecs : sur le réchauffement climatique, la pollution, la gestion de l'eau, le contrôle de l'économie, le commerce des armes...
De toutes les espèces humaines, nous sommes la seule qui ait survécu. Nous sommes de même nature, inter-féconds, extrêmement intelligents, et nous ne parvenons pas à nous accorder. Pourquoi ? Nous avons développé des conceptions de vie sociale qui bien souvent s'opposent. D'autre part, les égoïsmes nationaux sont très forts et ruinent l'espoir, sans parler des autres égoïsmes.
Nous avons besoin d'une autorité mondiale, dotée de vrais pouvoirs, qui gère les intérêts communs. Comment y parvenir ?
Il faudrait d'abord que nous fustigions  l'égoïsme, c'est-à-dire que nous acceptions tous de faire des sacrifices dans l'intérêt général. Il faudrait aussi que, lors des rencontres internationales, les intervenants remettent en cause systématiquement toutes leurs convictions qui entrent en conflit avec les autres : que les Américains, les Chinois, les Russes laissent au vestiaire leur volonté hégémonique, que les intégristes renoncent à imposer leur religion, que les adeptes des Droits de l'Homme  admettent, le temps du débat, que leurs convictions sont discutables..
Et la partie serait loin d'être gagnée. Mais y a-t-il une autre voie ?

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Intéressant mais il y a je pense une erreur au sein des fondements mêmes de votre théorie. Vous partez du postulat que les États ont été créés arbitrairement et sans véritable logique. Vous ajoutez qu'ils sont le mal premier expliquant les soucis de notre espèce et de notre planète. Or les États se sont créés sur des bases culturelles pour bon nombre d'entre eux il me semble. Or ces cultures qui ont évolué et se sont développé sont ces mêmes différences qui font que des États ne sont pas seulement des frontières politiques. Et ce sont ces mêmes cultures qui engendrent des différences morales entre les pays. Vous énoncez le besoin de consensus mais sur quelles bases morales ? Celles de quelle culture prévalent ? Puisque pour trouver une solution il ne faudra biaiser personne, il faudra une référence morale, un critère de valeur qui fasse unanimité. Or dès que l'on parle de valeur, c'est en rapport à des activités humaines nécessairement et c'est en comparant différents objets. Dewey le montre très bien dans La formation des valeurs. Vous évacuez ce problème qui n'est d'ailleurs pas le seul absent il me semble, et qui est primordial pour ce que vous appelez une gouvernance mondiale.

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Georges Réveillac, ne seriez-vous pas influencé, dans le cadre de votre démarche, par ce que l'on appelle le "néo-conservatisme" ? Ou bien êtes-vous en faveur, au fond, d'un "nouvel internationalisme" (un "soviétisme", sans vouloir utiliser ce terme de manière polémique, considérablement allégé, modéré) ?
Quelle serait (s'il était encore de ce monde) la prise de position politique d'un Sartre en 2012 ?

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JimmyB a écrit:
Intéressant mais il y a je pense une erreur au sein des fondements mêmes de votre théorie. Vous partez du postulat que les États ont été créés arbitrairement et sans véritable logique. Vous ajoutez qu'ils sont le mal premier expliquant les soucis de notre espèce et de notre planète. Or les États se sont créés sur des bases culturelles pour bon nombre d'entre eux il me semble. Or ces cultures qui ont évolué et se sont développé sont ces mêmes différences qui font que des États ne sont pas seulement des frontières politiques. Et ce sont ces mêmes cultures qui engendrent des différences morales entre les pays. Vous énoncez le besoin de consensus mais sur quelles bases morales ? Celles de quelle culture prévalent ? Puisque pour trouver une solution il ne faudra biaiser personne, il faudra une référence morale, un critère de valeur qui fasse unanimité. Or dès que l'on parle de valeur, c'est en rapport à des activités humaines nécessairement et c'est en comparant différents objets. Dewey le montre très bien dans La formation des valeurs. Vous évacuez ce problème qui n'est d'ailleurs pas le seul absent il me semble, et qui est primordial pour ce que vous appelez une gouvernance mondiale.

Une autorité mondiale bien conçue ne s'occuperait que des problèmes communs à toute l'humanité : régulation de l'économie, exploitation des ressources naturelles, sécurité... Hors de ce cadre, chaque État serait libre de maintenir et développer sa propre culture. Dans une certaine mesure, cela existe déjà dans les États décentralisés. Sur quelle base serait établie la morale de l'autorité mondiale ? "l'existence précède l'essence" : au vu des données contemporaines, la communauté mondiale inventerait ce qui lui semblerait le meilleur. Elle pourrait le faire parce qu'elle aurait évacué les dogmes nuisibles. Car la morale est une création humaine : elle est l'invention de règles existentielles qui paraissent les meilleures à une époque et dans un milieu donnés.

Je n'ai pas explicité mon allusion au grand califat de Bagdad aux alentours de l'An Mil. Voici l'occasion de le faire. Le monde actuel paraît désespérant à des milliards d'hommes. Ils voudraient en inventer un meilleur. Parmi ceux-là, nombreux sont ceux qui imaginent un monde où tout serait réglé une fois pour toutes, un monde où tous les facteurs de changement seraient pourchassés : une dictature totalitaire. Pour certains, ce monde serait une invention, la dernière avant la "Fin de l'Histoire", une dictature communiste, par exemple. D'autres ont en tête un temps mythique où tout allait bien pour leur peuple, l'Empire Romain, pour les fascistes italiens, par exemple, où la glorieuse époque des Chevaliers Teutoniques pour les nazis ; l'histoire a donné à ces gens-là le nom de fascistes. Eh bien, les djihadistes qui gravitent autour d'Al-Qaïda veulent reconstruire le grand califat de Bagdad qui, une fois pour toutes, suivrait strictement la morale de la Charia.
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