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La solitude

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Liber
Janus
Desassocega
Utopie7
8 participants

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Aristippe de cyrène a écrit:
Hormis à la fin de sa vie où Schopenhauer jouissait de la présence de sa servante et d’Élisabeth Ney, il a connu de très longues périodes d'abstinence, qui l'ont fait méditer sur l'appétit sexuel.

D'où tenez-vous cette information ? Il me semblait qu'il fréquentait régulièrement des prostituées. De plus, c'est certainement le contraire de l'abstinence qui a fait méditer Schopenhauer sur l'appétit sexuel, car s'il avait pu, comme Nietzsche, se passer de sexe, il n'aurait pas écrit ses diatribes sur la femme, cet instrumentum diaboli. Rappelons que le but final de la philosophie de Schopenhauer est d'éteindre tout désir, ce qui, s'il avait été en mesure de tenir des années sans sexe, ne lui serait pas apparu comme si difficile et si digne d'effort. Nietzsche était misogyne comme lui, sauf qu'il ne s'attaquait pas à la sexualité, étant si peu sensuel, mais à la puissance de séduction des femmes, comme quelqu'un qui a eu à souffrir de l'inconstance des sentiments.

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Liber a écrit:
D'où tenez-vous cette information ?

De la préface de son essai sur les femmes, où l'auteur s'est amusé à faire la biographie sexuelle de Schopenhauer.

Liber a écrit:
Nietzsche était misogyne comme lui

J'ai toujours senti chez Nietzsche une pointe de second degré dans sa misogynie, alors que celle de Schopenhauer me semble vraiment profonde.

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Aristippe de cyrène a écrit:
Liber a écrit:
D'où tenez-vous cette information ?


De la préface de son essai sur les femmes, où l'auteur s'est amusé à faire la biographie sexuelle de Schopenhauer.

Et quelles sont les sources de ce préfacier ?

Liber a écrit:
Nietzsche était misogyne comme lui,


J'ai toujours senti chez Nietzsche une pointe de second degré dans sa misogynie, alors que celle de Schopenhauer me semble vraiment profonde.

En effet, Schopenhauer n'aimait pas les femmes, parce qu'il ne voyait en elles que leur attirance sexuelle, liée à leur rôle de perpétuation de la vie, et donc perpétuation des souffrances. Nietzsche était un homme trop doux et trop tendre pour être fasciné par la sexualité. La femme lui apparaissait plutôt comme une amie, passée maître dans le jeu des sentiments, donc un être éminemment social, fait par la société pour la société. Ainsi que ce soit Cosima Wagner ou sa soeur, ne changeait pas grand chose.

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Liber a écrit:
Et quelles sont les sources de ce préfacier ?

Gwinner, Bossert, Nietzsche et Hitschmann, essentiellement.

Liber a écrit:
En effet, Schopenhauer n'aimait pas les femmes, parce qu'il ne voyait en elles que leur attirance sexuelle, liée à leur rôle de perpétuation de la vie, et donc perpétuation des souffrances.

Sans oublier leur penchant à la trahison et à la fourberie que Schopenhauer considérait comme incurable. Cela évidemment à cause de sa mère, qui après et avant la mort de son père, faisait venir des amants en se cachant à peine. La haine des femmes chez Schopenhauer commence avec le comportement de sa mère qui a traumatisé le jeune Arthur.

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Il me semble, si je puis me permettre, que les relations aux femmes de ces auteurs, est plutôt la relation aux femmes de leur époque et dans ce contexte social particulier qui encadre le 19eme siècle, qui réduisait les femmes à leur plus minime expression et à des fonctions tout à fait aliénantes pour elles. L'hystérie en est le symptôme. Je crois qu'il ne faut pas oublier que ce contexte établissait un cadre relationnel de toute manière problématique entre les hommes et les femmes, où les impasses ne pouvaient être que nombreuses. La pensée ou l'attitude de ces philosophes vis-à-vis des femmes a été déterminée par ce cadre daté dont il ne faut pas tirer des assertions trop péremptoires ou des conclusions hâtives... A relativiser en tout cas.
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