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L'argument de la subjectivité.

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toniov
goldo
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descriptionL'argument de la subjectivité. - Page 7 EmptyRe: L'argument de la subjectivité.

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goldo a écrit:
Toniov échappe au relativisme en considérant que par l’intersubjectivité permet d’atteindre une certaine forme d’objectivité : peu de personnes affirmeront que le nazisme n’était pas une horreur. Il y aurait donc une certaine forme d’objectivité.

Non, il y a une cohérence par rapport à un système de valeurs, chrétien pour le dire brièvement, qui nous fait considérer la souffrance comme la cause d'un péché nécessitant une rédemption. Je citais l'exemple de la Bhagavad-Gîtâ, pour montrer que 640 millions de morts ne faisaient pas le même effet sur les Hindous que sur nous. A moins de ne tenir aucun compte de l'histoire et de la géographie, de rester centrés sur nos 2000 ans de christianisme, nous devons admettre que nous ne sommes pas les seuls à penser la vie.

descriptionL'argument de la subjectivité. - Page 7 EmptyRe: L'argument de la subjectivité.

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Liber a écrit:
goldo a écrit:
Toniov échappe au relativisme en considérant que par l’intersubjectivité permet d’atteindre une certaine forme d’objectivité : peu de personnes affirmeront que le nazisme n’était pas une horreur. Il y aurait donc une certaine forme d’objectivité.

Non, il y a une cohérence par rapport à un système de valeurs, chrétien pour le dire brièvement, qui nous fait considérer la souffrance comme la cause d'un péché nécessitant une rédemption. Je citais l'exemple de la Bhagavad-Gîtâ, pour montrer que 640 millions de morts ne faisaient pas le même effet sur les Hindous que sur nous. A moins de ne tenir aucun compte de l'histoire et de la géographie, de rester centrés sur nos 2000 ans de christianisme, nous devons admettre que nous ne sommes pas les seuls à penser la vie.

C'est clair. En même temps nous sommes tous sur le même globe et nous pensons tous la vie. La survie de l'espèce humaine, c'est-à-dire les marques qui nous permettraient de dépasser le conflit total, doivent - et ne peuvent - être trouvées que dans l'interrelation.

descriptionL'argument de la subjectivité. - Page 7 EmptyRe: L'argument de la subjectivité.

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toniov a écrit:
C'est clair. En même temps nous sommes tous sur le même globe et nous pensons tous la vie. La survie de l'espèce humaine, c'est-à-dire les marques qui nous permettraient de dépasser le conflit total, doivent - et ne peuvent - être trouvées que dans l'interrelation.

Il est clair qu'aujourd'hui, un conflit faisant 640 millions de morts en Inde serait aussi notre conflit.

descriptionL'argument de la subjectivité. - Page 7 EmptyRe: L'argument de la subjectivité.

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... Mais le problème c'est que, pour l'instant, faute de mieux, on "égalise" tout par le bas, parce que ce qui est le plus ancré dans la nature humaine, parce que le plus basique, est le besoin de posséder et de dominer. Alors, ce qui nous "lie" tous, maintenant, c'est l'argent. La nécessité d'en posséder et les conflits d'intérêt. Les pulsions fondamentales de l'homme l'entraînent vers le bas : c'est le "courant naturel", celui contre lequel il n'est pas nécessaire de lutter. Tandis que "l'esprit" nécessite de nager à contre-courant. Mais ce n'est que par "l'esprit", c'est-à-dire à travers la façon dont la conscience pense le monde, qu'on pourrait espérer s'élever vers une unité humaine. Cela supposerait que soient pris en compte toutes les singularités des peuples et des civilisations, que l'on en ait compris les origines, pour s'élever vers une autre singularité, plus englobante, qui serait celle de l'humain et non seulement du citoyen d'une nation.

descriptionL'argument de la subjectivité. - Page 7 EmptySubjectivité et vérité

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Il ne peut y avoir de débats qu'entre des subjectivités ayant un point de vue parcellaire sur les choses, sinon il est des vérités indiscutables qu'il n'est point possible de mettre en doute, des vérités de fait par exemple, comme le fait que la terre tourne autour du soleil, les lois de la gravité, etc.
Par contre, il y a des vérités qui nous sont plus difficilement accessibles, comme l'existence de Dieu, la transcendance de l'être humain, à cause de nos croyances qui impliquent les doutes, de nos interprétations, de notre intelligence limitée, de notre vécu également, bref, de notre subjectivité...

Pourquoi débattons-nous ? Ce peut être pour trouver une solution à un problème personnel ou collectif, ou bien pour trouver une vérité afin qu'elle devienne une certitude, c'est-à-dire une base solide avec laquelle il est possible de comprendre autre chose.

En débattant, nous pouvons considérer plusieurs facettes des choses, leur ambiguïté, le revers de la médaille, l'appréciation que nous en avons, mais nous ne voyons jamais les limites même de nos subjectivités. Ce qui fait que nous pourrions bien discuter pendant des millénaires sans pour autant atteindre à la Connaissance qui dépasse toute subjectivité.
Le premier pas qui nous permet de découvrir les limites de notre subjectivité, c'est d'accepter que nous sommes encore ignorants de certaines choses ; or, si nous sommes dans l'ignorance de notre ignorance (comme dit Platon) nous croyons toujours savoir, et nous sommes par conséquent fermés à la connaissance intrinsèque des choses !

"Celui qui ne sait rien d'une question et celui qui en a des idées fausses sont pareillement ignorants, mais la situation du premier est préférable à celle du second" (René Guénon)
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