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De la non-subjectivité du goût.

+2
Vangelis
DesRoches
6 participants

descriptionDe la non-subjectivité du goût. EmptyDe la non-subjectivité du goût.

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Bonjour tout le monde, c'est pour ce questionnement que je viens de me crée un compte sur forumdephilo, afin d'être éclairé ou réorienté dans ce qui me semble être un problème philosophique. Je suis en Khâgne AL et très intéressé par la philosophie, c'est pourquoi la notion de subjectivité me taraude. J'en viens au but, le jugement subjectif du goût, bien qu'en apparence propre à chacun, semble parfois montrer des similarités entre plusieurs personnes, ou peut être même partagé par des masses entières. J'ai peur de vouloir reprocher à la philosophie de s'être arrêtée à la barrière que représente la subjectivité, comme une variable aléatoire et indomptable. Nous savons tous que cette manifestation de l’intérêt (esthétique) d'un grand nombre pour une couleur ou une musique est ce qu'on pourrait faire aujourd'hui rentrer dans la définition de culture ou encore mode. Le temps semble déjà être un facteur d'une certaine évolution de la subjectivité, mais les peuples en sont un second. La différence de culture avec celle de l'occident est telle que l'oreille de certains peuples des Indes reconnaît comme agréable ce qui nous est dysphonique, et inversement. Malgré là aussi la variante du temps liée à l'habitude (à long terme+absence d'influence), le goût semble être partagé au sein de groupes voire de nations. Ma question est donc simple, mais presque tabou j'ai l'impression: Pourquoi ne pas approfondir l'hypothèse comme quoi le goût et à sa suite les notions de jugement et de subjectivité ne seraient pas propres à l'individu, mais influencé par un certain complexe de souvenirs, de contexte social, de famille, d'éducation ou même d'ambitions. Le problème étant qu'un Homme dénué de goût ou de jugement propre ne serait plus Homme. Cette question est donc tourmentée, puisqu'elle pourrait déshumaniser par sa réponse, en relevant comme mécaniques et donc modelables ces "intuitions" du sensible. Si des recherches on était faites sur l'universalité du goût et cette thématique en général, merci de m'en faire part, ma bibliothèque n'est pas très garnie :roll:

descriptionDe la non-subjectivité du goût. EmptyRe: De la non-subjectivité du goût.

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DesRoches a écrit:
Pourquoi ne pas approfondir l'hypothèse comme quoi le goût et à sa suite les notions de jugement et de subjectivité ne seraient pas propres à l'individu, mais influencé par un certain complexe de souvenirs, de contexte social, de famille, d'éducation ou même d'ambitions. Le problème étant qu'un Homme dénué de goût ou de jugement propre ne serait plus Homme. Cette question est donc tourmentée, puisqu'elle pourrait déshumaniser par sa réponse, en relevant comme mécaniques et donc modelables ces "intuitions" du sensible.


Pierre Bourdieu a fait cette étude sociologique, avec en retour les critiques que vous évoquez comme craintes.

La distinction. Critique sociale du jugement, Pierre Bourdieu - Le sens commun, éd. de Minuit.

descriptionDe la non-subjectivité du goût. EmptyRe: De la non-subjectivité du goût.

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DesRoches a écrit:
Bonjour tout le monde, c'est pour ce questionnement que je viens de me crée un compte sur forumdephilo, afin d'être éclairé ou réorienté dans ce qui me semble être un problème philosophique. Je suis en Khâgne AL et très intéressé par la philosophie, c'est pourquoi la notion de subjectivité me taraude. J'en viens au but, le jugement subjectif du goût, bien qu'en apparence propre à chacun, semble parfois montrer des similarités entre plusieurs personnes, ou peut être même partagé par des masses entières. J'ai peur de vouloir reprocher à la philosophie de s'être arrêtée à la barrière que représente la subjectivité, comme une variable aléatoire et indomptable. Nous savons tous que cette manifestation de l’intérêt (esthétique) d'un grand nombre pour une couleur ou une musique est ce qu'on pourrait faire aujourd'hui rentrer dans la définition de culture ou encore mode. Le temps semble déjà être un facteur d'une certaine évolution de la subjectivité, mais les peuples en sont un second. La différence de culture avec celle de l'occident est telle que l'oreille de certains peuples des Indes reconnaît comme agréable ce qui nous est dysphonique, et inversement. Malgré là aussi la variante du temps liée à l'habitude (à long terme+absence d'influence), le goût semble être partagé au sein de groupes voire de nations. Ma question est donc simple, mais presque tabou j'ai l'impression: Pourquoi ne pas approfondir l'hypothèse comme quoi le goût et à sa suite les notions de jugement et de subjectivité ne seraient pas propres à l'individu, mais influencé par un certain complexe de souvenirs, de contexte social, de famille, d'éducation ou même d'ambitions. Le problème étant qu'un Homme dénué de goût ou de jugement propre ne serait plus Homme. Cette question est donc tourmentée, puisqu'elle pourrait déshumaniser par sa réponse, en relevant comme mécaniques et donc modelables ces "intuitions" du sensible. Si des recherches on était faites sur l'universalité du goût et cette thématique en général, merci de m'en faire part, ma bibliothèque n'est pas très garnie :roll:

Il me semble qu'il est moins question de subjectivité que du péril relativiste dogmatique (du type "tout se vaut"). Les deux chemins, pourtant différents, que sont le subjectivisme et le sociologisme mènent tous deux au relativisme dogmatique ; ce sont les deux faces d'une même pièce : l'un soutient l'idée que le moi est le seul étalon de mesure des goûts et dégoûts tandis que l'autre réduit systématiquement quelque œuvre à ses propriétés extrinsèques (par exemple, il est ainsi possible de dire que La République de Platon et la production d'un enfant de maternelle sont à mettre sur le même plan dans la mesure où ces deux choses sont tributaires d'un contexte social).

descriptionDe la non-subjectivité du goût. EmptyRe: De la non-subjectivité du goût.

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Kthun a écrit:
(par exemple, il est ainsi possible de dire que La République de Platon et la production d'un enfant de maternelle sont à mettre sur le même plan dans la mesure où ces deux choses sont tributaires d'un contexte social).


J'avoue avoir du mal à comprendre la relativité dans le sociologisme dont vous parlez. Pourriez-vous m'éclairer un peu plus ?

descriptionDe la non-subjectivité du goût. EmptyRe: De la non-subjectivité du goût.

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Je vous conseille de lire Essais esthétiques de David Hume, notamment le chapitre "La norme du goût" . Peut être un des extraits les plus importants de l'esthétique.
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