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A la recherche du bonheur.

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philautos
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Collegienmv
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descriptionA la recherche du bonheur. - Page 3 EmptyRe: A la recherche du bonheur.

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Bonjour.
Je pense que le bonheur ne peut être défini, car il diffère en fonction des individus. Mais de grands penseurs et philosophes ont cependant cherché à expliquer (si l'on peut dire) le bonheur. Pour Épicure, le bonheur se traduit (entre autre) par l'absence de malheur. Pour Gautama nous arrivons au bonheur ultime lorsque nous n'avons plus aucun désir. Cette dernière vision est très intéressante. En effet, avoir un désir, une envie, signifie que nous ne sommes pas entièrement comblés, puisque nous voulons acquérir ou faire quelque chose (notre envie). Pour atteindre le bonheur ultime, l'un des points les plus importants est donc (pour moi) l'absence de désir.

descriptionA la recherche du bonheur. - Page 3 EmptyRe: A la recherche du bonheur.

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Hippiecure a écrit:
 Pour atteindre le bonheur ultime, l'un des points les plus importants est donc (pour moi) l'absence de désir.

D'une façon générale il me semble qu'une absence de désir s'accompagne d'une absence de plaisir, en fonction de processus relativement primitifs puisque cela permet la survie de l'individu (manger, boire, se réchauffer, etc. ), le cerveau n'accorde à l'âme qu'une dose de bonheur si le but accompli est recherché. 

Dans ce cas que reste-t-il ? Une béatitude infinie, sans désirs ni plaisirs ? Je ne pense pas, je pense plutôt à une porte ouverte sur la souffrance, sur le manque du goût de vivre car le vide laissé par cette absence de désirs ne peut que conduire à l’absorption de la souffrance. 
 
Le bonheur inclut donc nécessairement la notion de plaisir et par voie de conséquence celle de désir (ou l'inverse ?) 

Je conjecturerai que le bonheur n'est qu'un mot simpliste pour désigner une courbe exponentielle vers un plaisir sans cesse renouvelé par des désirs qui s'actualisent dans des domaines chaque fois plus vastes. 

Comme le monde est fini, et que la vie a une fin, le dernier de ces plaisirs serait l'accomplissement du désir d'avoir eu une vie bien remplie et heureuse, et de mourir en laissant derrière soir un patrimoine, ou une marque, comme chacun l'entend.

descriptionA la recherche du bonheur. - Page 3 EmptyA la recherche du bonheur.

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Il serait bien plus préférable de se documenter sur ce sujet majeur maintes fois traité. D'ailleurs, si quelqu'un a de bonnes références sur le sujet, je suis preneur. Mais il est toujours agréable de débattre et d'échanger.

Essayer de définir le bonheur est une fausse question. Chacun ne peut le définir que par l'expérience du bien-être physico-psychologique qu'il a pu en faire. Aussi, comment comprendre une autre définition que la sienne ? On ne peut donc pas chercher à atteindre "le bonheur" qui est un concept trop flou parce qu'il n'est pas quantifiable. Pour être pleinement heureux, ce qui est idyllique, impossible du seul fait que le bonheur n'est pas définissable et qu'en ayant cru avoir été heureux, on se dira qu'on pourra toujours l'être plus, il faudra cesser de chercher à vouloir l'être car la recherche du bonheur ne peut pas procurer ce dernier en ce sens qu'elle est attente éternelle. Il faudrait donc cesser de vouloir le bonheur pour l'avoir. Significativement impossible ; le bonheur n'est pas atteignable : "Qu'est-ce que je serais heureux, si j'étais heureux !" S'il n'est pas possible, on peut être plus heureux ou moins malheureux en identifiant ce qui nous rendrait plus heureux ou moins malheureux. Tendre à être plus heureux est pour moi un perpétuel apprentissage qui n'aura pas de fin. Puisqu'il n'aura pas de fin, puisque le bonheur est impossible, il faut jouir de ce que l'on peut jouir et de ce que l'on sait que l'on va jouir. Il serait malheureux de chercher le bonheur toute sa vie en ne jouissant pas de ce que l'on a, aveuglé par la quête du bonheur. Par rapport à cet apprentissage, je rejoins assez le point de vue d'André Comte-Sponville dans Le bonheur, désespérément qui nous explique de façon très didactique que pour être plus heureux, il faut abandonner ses espoirs dont l'attente sera éternelle et ainsi se libérer du malheur que créé cette attente. Enfin, je laisserai la médecine définir le bonheur en identifiant quelle hormone nous procure quelle sensation. Quelles peuvent être les associations de ces hormones ? Quel peut être le taux le plus haut de libération de ces hormones tout en étant plus ou moins constant ? Et la psychologie ; Quel environnement pourrait me laisser dans un état constant ? Est-il possible ? Etc.

descriptionA la recherche du bonheur. - Page 3 EmptyRe: A la recherche du bonheur.

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Je vous conseille de lire Loin de moi de Clément Rosset.

Vous pouvez aussi lire ce topic :
http://www.forumdephilosophie.com/t489-y-a-t-il-une-subjectivite

descriptionA la recherche du bonheur. - Page 3 EmptyRe: A la recherche du bonheur.

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YoannP a écrit:
"Enfin, je laisserai la médecine définir le bonheur en identifiant quelle hormone nous procure quelle sensation. Quelles peuvent être les associations de ces hormones ? Quel peut être le taux le plus haut de libération de ces hormones tout en étant plus ou moins constant ?

Quel dommage de s'arrêter à une définition psycho-médicale du bonheur ! Il est vrai que, comme vous l'avez dit, le bonheur est indéfinissable absolument, et que ce débat ne peut donc amener à une réponse satisfaisante (on notera d'ailleurs que ce n'était pas la problématique initiale... Les sujets sur le bonheur risquent toujours de dériver sur cette question dévorante de l'Homme : Qu'est-ce que le bonheur ?). Cependant, la conclusion qui s'imposerait alors serait que ce débat est vain, qu'il s'agit de ne pas chercher à trouver enfin cette définition éternelle, précise du bonheur...

Mais alors, pourquoi cette définition de la science ? Et ne confondez-vous pas le bonheur et le plaisir ? Si non, pensez-vous trouver grâce à la science ce qui permet la durée de ce bonheur/plaisir ? N'est-ce pas alors simplement trouver comment jouir dans la durée plutôt que vivre le bonheur ? S'il existe une molécule du bonheur, alors, ce me semble, ce bonheur ne se rapporte qu'aux choses (à ce qui cause sa production, ou l'activation d'un gène ou je ne sais quel autre phénomène chimique...). Il y a alors toujours quelque chose qui cause ce bonheur, en causant d'abord le "bonheur du corps" où seule peut s'activer cette merveilleuse molécule - et donc le plaisir - puis ensuite seulement le bonheur "de l'esprit"... C'est subordonner l'âme au corps. C'est dire que l'Homme est une machine, qui ne possède pas de libre-arbitre et ne fait que réagir aux actions des corps.

Pourquoi faire de cette question métaphysique une question scientifique ?
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