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Le test de Turing.

+2
Syst.
Crosswind
6 participants

descriptionLe test de Turing. EmptyLe test de Turing.

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Bonjour à toutes et tous. Suite au sujet Ce fichu temps de chien, fermé suite au hors sujet, je lance ici, dans la section adéquate je crois, un débat étroitement lié à mon exemple d'Être fictif qui, alors qu'il disposerait des mêmes entrées nerveuses que moi, "subirait" une conscience totalement différente de la mienne.

Le test de Turing, selon Penrose,
est censé permettre de dire raisonnablement si telle ou telle machine pense (ou ne pense pas)

Il ajoute : 
Pour un opérationaliste, l'ordinateur est dit penser dès lors qu'il agit de façon telle qu'on ne puisse faire la différence avec une personne qui agit en pensant réellement.

Pour Turing donc, si un ordinateur se comporte de manière telle qu'on ne sait le distinguer d'un être humain, alors on peut considérer qu'il bénéficie d'une conscience.

Penrose formule ensuite cette question :
Se pose... la question de savoir si un ordinateur qui a passé avec succès le test de Turing doit nécessairement être considéré comme ayant des sentiments, comme pensant, comme comprenant, etc.

Il y répond lui-même, partiellement :
... nous avons de fort bonnes raisons de considérer que réussir le test de Turing est un bon indice de la présence dans la machine d'une intelligence, d'un entendement ou d'une conscience. Car comment, sinon par la conversation, décidons-nous que quelqu'un possède ces qualités ?

Il mentionne ensuite, et c'est important :
Toutes ces considérations sont importantes lorsque l'on se pose la question, essentielle, de savoir si le point de vue opérationaliste fournit vraiment un ensemble raisonnable de critères permettant de juger de la présence ou de l'absence de qualités mentales chez un objet. Ce que certains dénient avec vigueur. Une imitation, aussi habile soit-elle, n'est pas nécessairement identique à la chose réelle. Pour ma part, j'adopterai une position en quelque sorte intermédiaire. J'ai tendance à penser qu'en règle générale une imitation, aussi parfaite soit-elle, doit toujours pouvoir être détectée par des moyens suffisamment perfectionnés - il s'agit cependant là plus d'un acte de foi (ou disons d'optimisme scientifique) que d'un fait démontré.

Mon questionnement : Penrose avoue un acte de foi, preuve à mes yeux d'une belle lucidité intellectuelle. Mais quel est donc le point de vue philosophique dominant sur l'apparition ou pas d'une conscience au sein d'une chose, quelle qu'elle soit, ayant réussi le test de Turing ?

descriptionLe test de Turing. EmptyRe: Le test de Turing.

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Le point de vue philosophique dominant est de dire qu'aucun animal autre que l'homme ne possède de conscience. (Ce qui est un des arguments justifiant l'exclusion de l'homme du groupe des "animaux" au sens de la philosophie.)
Certains philosophes considèrent que les (autres) animaux possèdent quelque chose que l'on peut nommer "conscience" par analogie à la conscience humaine mais disent que cette conscience est de nature radicalement différente. (Bergson par exemple dans L'évolution créatrice.)
Je ne sais pas s'il y a des philosophes qui considèrent que la conscience n'est pas une spécificité humaine.

Pour l'existence d'une conscience chez un ordinateur, en général les philosophes excluent cette possibilité de façon plus radicale qu'ils ne peuvent le justifier, mais selon ce que l'on désigne par le mot "conscience", ça pourrait être possible… ou pas.

descriptionLe test de Turing. EmptyRe: Le test de Turing.

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Syst. a écrit:
Le point de vue philosophique dominant est de dire qu'aucun animal autre que l'homme ne possède de conscience. (Ce qui est un des arguments justifiant l'exclusion de l'homme du groupe des "animaux" au sens de la philosophie.)
Certains philosophes considèrent que les (autres) animaux possèdent quelque chose que l'on peut nommer "conscience" par analogie à la conscience humaine mais disent que cette conscience est de nature radicalement différente. (Bergson par exemple dans L'évolution créatrice.)
Je ne sais pas s'il y a des philosophes qui considèrent que la conscience n'est pas une spécificité humaine.

Pour l'existence d'une conscience chez un ordinateur, en général les philosophes excluent cette possibilité de façon plus radicale qu'ils ne peuvent le justifier, mais selon ce que l'on désigne par le mot "conscience", ça pourrait être possible… ou pas.

Je note avec intérêt que, selon vous, la philosophie prend bel et bien position sur ce sujet. Je serais bien curieux de lire les logiques afférentes à ces prises de positions. Un sujet si nébuleux, et des réponses ?   :pc-rire:

Trêve de plaisanteries, merci pour ce petit compte-rendu. Penrose est un type qui semble avoir de la suite dans les idées. Pour l'heure, je suis moins déçu par sa lecture que par celle de Bergson.

descriptionLe test de Turing. EmptyRe: Le test de Turing.

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Seriez-vous en train de dire que la théorie de Penrose sur le prétendu lien entre la conscience et certains phénomènes quantiques aide à comprendre ce qu'est la conscience ?
Si oui en quoi est-ce que cette théorie vous aide à comprendre le mécanisme ou les propriétés ou quoi que ce soit sur la conscience ?
Sinon je ne vois pas où vous voulez en venir en évoquant Penrose.

descriptionLe test de Turing. EmptyRe: Le test de Turing.

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Je trouve sa manière d'appréhender la conscience plus mature, plus profonde que Bergson. Je développerai volontiers dans les semaines qui viennent.
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