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Le dieu de Leibniz.

4 participants

descriptionLe dieu de Leibniz. - Page 2 EmptyRe: Leibniz

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Vangelis a écrit:
Ce qui est vrai (ou faux) d'une proposition faite aujourd'hui concernant un événement futur, doit aussi être vrai (ou faux) dans ce futur si l'on considère que de ce qui est possible ne peut pas suivre de l'impossible.
Remplacez impossible par "nécessaire " et possible par "contingent ", ça va tout de suite être plus clair.

Ça y est ! Merci.

Je précise que j'entends par nécessaire ce qui doit être, donc effectivement ce qui n'est pas possible (3ème proposition).
Mais, à une nuance près, chacune des trois propositions me semble découvrir un monde déterminé, sans liberté, où rien de nouveau ne peut arriver sous le soleil.
J'ai l'impression de tourner en boucle, je ne suis bloqué par aucune des trois propositions.

Bref, je ne distingue pas d'aporie !?

descriptionLe dieu de Leibniz. - Page 2 EmptyRe: Le dieu de Leibniz.

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benfifi a écrit:
je ne distingue pas d'aporie !?


- A : Toute proposition vraie concernant le passé est nécessaire.
- B : L’impossible ne suit pas logiquement du possible.
- C : Est possible ce qui n'est pas actuellement vrai et ne le sera pas.

Ce qui sera, sera un jour au passé, et sera donc nécessaire à cause de A. Le futur étant appelé à être au passé, il doit déjà être nécessaire à cause de B. Donc il ne peut y avoir que de l'impossible.

ps : Je ne suis pas certain, contrairement à ce que j'ai dit plus haut, que l'on puisse interpréter impossible et possible comme nécessaire et contingent dans toutes les propositions.

descriptionLe dieu de Leibniz. - Page 2 EmptyRe: Le dieu de Leibniz.

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benfifi a écrit:
Reprenons.
Je pose : est nécessaire équivaut à répond à un besoin vital.

- A : Toute proposition vraie concernant le passé est nécessaire. - Signifierait : On a besoin de l'Histoire comme cadre référentiel.
- B : L’impossible ne suit pas logiquement du possible. - Signifierait : On a besoin de la Raison comme outil.
- C : Est possible ce qui n'est pas actuellement vrai et ne le sera pas. - Signifierait : On a besoin de l'Utopie (folie, rêve, art...) comme carburant.


A - Non. Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être. Napoléon est mort, c'est un acte passé qui ne peut pas ne pas être.
B - Non. De ce qui peut ne pas être, ne peut pas suivre ce qui doit être. Je peux ou non avoir des enfants (contingent), mais de cela ne peut pas suivre obligatoirement que j'aurai des enfants (nécessaire).
C - Non. Il y a quelque chose de possible qui n’est pas actuellement vrai et ne le sera pas. C'est du déterminisme absolu.

descriptionLe dieu de Leibniz. - Page 2 EmptyRe: Leibniz

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Je remets en cause mon post du Mar 19 Mar - 14:33.

Décidément l'aporie m'échappe. Remettons l'ouvrage sur le métier.

- A : Toute proposition vraie concernant le passé est nécessaire.
Vangelis a écrit:
Est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être.

Soit. Mais alors que signifie la proposition A ? Considérons la proposition vraie concernant le passé : Napoléon est mort. Qu'est-ce que le fait d'être nécessaire lui apporte ? Je ne vois pas. (C'est pourquoi je posais l'interprétation suivante : est nécessaire équivaut à répond à un besoin vital. Ainsi la proposition A ouvre une perspective que j'ai résumée par : "On a besoin de l'Histoire comme cadre référentiel").
Ou alors faut-il passer sur cette difficulté présente, et aborder la suite de l'énoncé, pour en comprendre a posteriori la signification ? Avançons donc.

- B : L’impossible ne suit pas logiquement du possible.
Vangelis a écrit:
De ce qui peut ne pas être, ne peut pas suivre ce qui doit être.

Soit. Si de l'impossible suit du possible, de deux choses, l'une est que le possible ne l'était pas, il s'avère que c'était nécessaire (tiens, c'est maintenant que j'entrevois l'intérêt de la nécessité) ; l'autre que l'enchaînement n'était pas logique.
On peut y voir une forme de déterminisme... après coup ! Donc biaisé, non ?

- C : Est possible ce qui n'est pas actuellement vrai et ne le sera pas.
Vangelis a écrit:
Il y a quelque chose de possible qui n’est pas actuellement vrai et ne le sera pas...

Soit. Mais c'est le propre de la chimère. Dès qu'elle se réalise, elle n'est plus chimère. Je pense que le curseur du temps joue un rôle important dans toute cette histoire.

Vangelis a écrit:
... C'est du déterminisme absolu.

Du coup, ici, je ne le distingue plus !

Et toujours pas d'aporie en vue !
A moins que l'aporie ne soit qu'un leurre, ou plutôt un prétexte à révéler son parti pris.
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