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Parménide et la découverte du fait d'être.

2 participants

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"En français un participe présent est parfois assimilé à un substantif ou à un adjectif. En grec le participe présent conserve toujours le sens de participe et il est utilisé dans la langue avant d'être utilisé dans la philosophie. Quel est le participe présent du verbe être ? C'est le mot "étant". En grec il existe aussi un participe passé et un participe futur comme en latin. Mais c'est le participe présent qui a été privilégié. En grec le mot "étant" était un mot courant. On peut traduire "étant" par : "ce qui est". Etant donné que le participe peut être masculin, féminin ou neutre, en grec on peut traduire le participe par "celui qui est", "celle qui est" ou "ce qui est". Quand un Grec utilise ce participe présent il tient toujours présent cette notion d'existence ou de présence du verbe être. Quand le mot va rentrer dans la philosophie, le mot être, donc aussi le participe présent étant, va rentrer avec un sens absolu, c'est-à-dire sans prédicat [sans adjectif pour le qualifier]. Nous pouvons dire que " Marie étant sympathique est invitée toujours à des réunions" étant est le participe présent certes, mais la phrase continue. Il faudrait imaginer une utilisation du mot "étant" qui ne soit pas suivie après d'un complément [ni d'aucun mot]. En français cela ne se peut pas. Marie étant quoi ? étant sympathique, c'est un prédicat [sympathique est le prédicat de Marie, prédicat : l'attribut].
Si le verbe a un sens absolu il est utilisé sans prédicat. Alors le mot "étant" a le sens de "ce qui existe", l'existant, l'étant, ce qui est présent.[Il faut imaginer pouvoir dire en français : "Marie étant"].

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aliochaverkiev a écrit:
On peut se demander jusqu'à quel point le verbe "être" a eu un poids décisif dans l'origine de la philosophie.


Les figures de l'"être" sont diverses (Barbara Cassin, Parménide, Sur la nature ou sur l'étant. Le grec, langue de l'être?). Le verbe être à la troisième personne aurait une connotation plus philosophique qu'à la première : théologique. Si l'on voit une synonymie entre être et chose en soi, le rapprochement entre penser et être dans Parménide gommerait cette quête de la philosophie qu'est la vérité.

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A ce point de cette "leçon" je me laisse plutôt aller à cette constatation : "Il y a ce fait que les choses sont, que les étants sont ". Je lisais ce matin quelques lignes de Heidegger qui signalait cet oubli de l'être. Dès lors que nous recherchons un sens, une cause (d'où vient l'être) nous oublions le fait d'être, nous oublions de nous arrêter au fait d'être, au fait de l'être pour nous détourner vers d'autres considérations.
Quant à la chose en soi je ne crois pas que cela soit en rapport avec l'être. La chose en soi est inaccessible à toute contemplation,  à toute connaissance, à toute "vision".

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Je vous remercie de votre réponse intéressante sur être vs. chose en soi. Si le terme polysémique être est aussi fondamental comme vous le questionnez, il me semble (très modestement) qu'il serait utile d'examiner le sens de ce terme en examinant aussi ses relations avec penser, connaître, vérité, etc. ainsi que la réception de Parménide chez Platon et les grands philosophes.

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Pour le moment je ne suis pas dans la recherche du sens. J'ai le sentiment que Parménide tente de nous défaire du sens; il nous attire sur le verbe lui-même : "être", il tente de négliger la personne (je, tu il, ou un quelqonque autre sujet) afin que nous nous arrêtions sur le fait d'être. Il ya là une phase quasiment contemplative pour moi : me défaire du sens; me défaire du mouvemnt impérieux de ma raison, me défaire des exigences de la raison, pour m'arrêter à cela: "être". Comment dire ? Je regarde cet arbre, mais je tente aussitôt de me défaire de l'arbre pour ne plus apercevoir que [quelque chose] "est". Je m'émerveiile du fait qu'il y a de l'être plutôt que pas d'être. A ce stade la raison ne se mobilise pas encore.
La chose en soi c'est encore un autre sujet (à mon sens).
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