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L'individu contre l'État.

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Impero
zhbw
6 participants

descriptionL'individu contre l'État. EmptyL'individu contre l'État.

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Je crois qu'aucun État n'est rationnellement défendable. Chaque individu a un droit naturel à ce qu'on ne lui impose rien. Seule la liberté est un principe universel.

Vais-je militer pour l'ananarcho-capitalisme ? nullement. Vivre dans un pays libre ou en Corée du nord m'indiffère totalement. Je crois que l'individu est seul maître de faire son bonheur. Aucune oppression ne peut porter atteinte efficacement à sa liberté. L'anarcho-capitalisme ne rendrait pas les gens plus heureux. C'est simplement la seule doctrine rationnelle. Une société anarcho-capitaliste n'empêcherait pas les gens de vivre dans des communautés écologistes, communistes. Mais seulement entre volontaires.

« Le credo libertarien repose sur un axiome central : aucun individu ni groupe d’individus n’a le droit d’agresser quelqu’un en portant atteinte à sa personne ou à sa propriété. On peut appeler cela « axiome de non-agression », « agression » étant défini comme prendre l’initiative d’utiliser la violence physique (ou de menacer de l’utiliser) à l’encontre d’une autre personne ou de sa propriété. Agression est donc synonyme d’invasion, d’intrusion. L'anarcho-capitalisme poserait de multiples problèmes d'application pratique : l'avortement, polluer des rivières est-ce contrevenir au principe de non-agression ? Mais reconnaître la validité morale de l'anarcho-capitalisme est ce qui m'intéresse. Non pas son application qui ne rendrait pas les gens plus heureux ou moins heureux qu'actuellement.

L'État viole la liberté de penser (écoles publiques), le droit de propriété (impôts). Avoir une pensée anarcho-capitaliste permet de prendre du recul sur le monde. La démocratie n'est pas légitime, le droit de l'individu si.

Il est assez jouissif de se rendre compte que la seule idéologie légitime rationnellement n'a pratiquement jamais existé dans l'histoire. Mais que cet état de fait n'est ni heureux ni malheureux. Toutes les idéologies appliquées sont en fait des idolâtries, sont irrationnelles.
La démocratie, la laïcité sont les idoles en France.

Je crois que l'existence de l'État nous protège de nombreuses oppressions. Mais cette protection ne peut pas être rationnellement défendable. Les sociétés traditionnelles où l'on demande aux femmes d'être pudiques protègent les femmes moins belles que la moyenne d'humiliations. L'État en fait ça n'existe pas. Et une société sans État ne peut pas exister. L'oppression existe forcément. Et qu'elle vienne du plus fort du village, du prêtre, du seigneur, du policier, du préfet ne change pas grand-chose.

descriptionL'individu contre l'État. EmptyRe: L'individu contre l'État.

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Il faut appuyer vos assertions sur des lectures. Interrogez-vous sur la naissance de l'État, les pouvoirs qu'on lui octroie - ce qui implique une limitation. Ph. Braud, qui est sociologue, me semble le plus indiqué. En philosophie, Hobbes, Locke et Rousseau sont un bon début.

Puisque vous parlez d'une société sans État, l'anthropologie peut vous intéresser.

descriptionL'individu contre l'État. EmptyRe: L'individu contre l'État.

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zhbw a écrit:
Vivre dans un pays libre ou en corée du nord m'indiffère totalement. Je crois que l'individu est seul maître de faire son bonheur. Aucune oppression ne peut porter atteinte efficacement à sa liberté.

Eh bien, partez vivre en Corée du Nord, on verra si vous pouvez y demeurer libre très longtemps sans un état de droit garant de vos libertés.
zhbw a écrit:
L'anarcho-capitalisme ne rendrait pas les gens plus heureux. C'est simplement la seule doctrine rationnelle.

Je ne vois pas en quoi. Toujours est-il que rien ne garantit, pas même la rationalité, que cela soit viable dans les faits.

En effet, lorsque vous dites :
zhbw a écrit:
Je crois qu'aucun état n'est rationnellement défendable.
Chaque individu a un droit naturel à ce qu'on ne lui impose rien.
Seule la liberté est un principe universel.

Vous ne cernez pas le problème. Vous voudriez que tout le monde soit libre sans État : soit. Mais si tout le monde est libre, et si aucune institution ne les limite, alors on peut supposer comme c'est le cas dans l'état de nature inventé par Hobbes que ces libertés vont s'affronter en une guerre de tous contre tous. Chacun y serait en permanence sous la menace de l'autre, et sa liberté si fragile cèderait à la force. On vivrait dans la crainte permanente de l'autre, dans l'instabilité la plus totale et votre chère liberté se changerait hélas en esclavage.
zhbw a écrit:
L'état en fait ça n'existe pas. Et une société sans état ne peut pas exister.

Ou comment se contredire en deux phrases : une société sans ce qui n'existe pas ne peut pas exister. Pourquoi pas, après tout, si l'on veut dire qu'elle n'existe pas sans symboles du pouvoir, lesquels sont imaginaires mais structurants. Seulement, vous avez tort : 1) un État, cela existe (c'est un ensemble d'institutions et d'acteurs qui incarnent une signification sociale, à laquelle peut être associé, comme le définit Weber, le monopole de la violence légitime), 2) une société sans État est tout à fait possible, par exemple les sociétés dites primitives (cf. La Société contre l'État de Pierre Clastres), sans parler des formes de démocratie directe qu'on retrouve dans l'anarchisme (non dépourvu d'institutions, il faut bien décider à plusieurs, même pour convenir que nous respectons la liberté de chacun). En effet, l'anarchisme, c'est l'ordre sans le pouvoir. Ce que pour ma part je corrigerais ainsi : c'est l'ordre sans la domination (car il y a toujours du pouvoir et celui-ci n'est pas nécessairement négatif). Enfin, le problème de l'anarchiste individualiste, c'est de croire que l'État et la société se correspondent : on peut se passer du premier, pas de la seconde.

descriptionL'individu contre l'État. EmptyRe: L'individu contre l'État.

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Je ne défends pas l'anarcapie, il faudrait pour cela qu'elle rende les gens plus heureux que le communisme. Mais je me plais à montrer sa beauté théorique.

Vous dites :
Silentio a écrit:
Vous ne cernez pas le problème. Vous voudriez que tout le monde soit libre sans État : soit. Mais si tout le monde est libre, et si aucune institution ne les limite, alors on peut supposer comme c'est le cas dans l'état de nature inventé par Hobbes que ces libertés vont s'affronter en une guerre de tous contre tous. Chacun y serait en permanence sous la menace de l'autre, et sa liberté si fragile cèderait à la force. On vivrait dans la crainte permanente de l'autre, dans l'instabilité la plus totale et votre chère liberté se changerait hélas en esclavage.

Dans les faits vous avez peut-être raison. Mais c'est un aveuglement que de croire que l'État - même minimal - n'est pas une atteinte à la liberté.bUne institution qui limite la liberté, même si cela rend service au plus grand nombre (comme la police) peut être considérée comme illégitime.

Prenons la liberté religieuse. L'on croit qu'il s'agit de nourriture ou de vêtements. Mais chacun a sa religion personnelle, sa façon de se mettre en relation avec son créateur s'il y croit. Toute obligation de citoyen est une potentielle offense à la liberté de pratique.

descriptionL'individu contre l'État. EmptyRe: L'individu contre l'État.

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Dans les faits vous avez peut-être raison.
Mais c'est un aveuglement que de croire que l'État - même minimal - n'est pas une atteinte à la liberté.

Vous soutenez deux thèses antagonistes, successivement. Il serait bon de vous renseigner sur le concept de liberté. I. Berlin et la liberté négative, par exemple. Si les faits ont raison, pourquoi ne pas les suivre ? Nous ne vivons pas dans les idées
Mais chacun a sa religion personnelle, sa façon de se mettre en relation avec son créateur s'il y croit. Toute obligation de citoyen est une potentielle offense à la liberté de pratique.

Quid des dogmes, des livres saints, des clergés ? La liberté de pratique, absolue, c'est l'état de nature de Hobbes.
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