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Le travail, genèse de l'homme ?

4 participants

descriptionLe travail, genèse de l'homme ? - Page 2 EmptyRe: Le travail, genèse de l'homme ?

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Euterpe a écrit:
Le travail est aussi une forme d'húbris.

Je ne suis pas sûr de comprendre. C'est pourquoi je précise ma pensée.
De même qu'aux extrémités de l'axe des nombres réels, le mathématicien place moins l'infini, et plus l'infini, de même, en plaçant ergon à une extrémité de l'axe que j'appellerai activités, à l'autre extrémité se trouve húbris. Le travail, c'est de l'énergie canalisée vers une cible, et déployée avec maîtrise, rythme, mesure, et sans aucun sentiment ni émotion. Bref, tout le contraire de l'húbris. Attention, il s'agit ici de la borne se situant à l'extrémité de l'axe. Ce qui signifie que tout au long de l'axe se situent les activités où l'ergon et l'húbris sont partagés. Par exemple, un travail absolu, c'est Sisyphe et son rocher (aucune trace d'húbris); et un húbris absolu, c'est le vol d'Icare (aucune trace d'ergon). Du coté de l'ergon, je place l'activité d'un ouvrier à la chaîne, ou l'opération d'un chirurgien; et celle d'un artiste, ou la recherche (scientifique ou autre), du coté de l'húbris.

descriptionLe travail, genèse de l'homme ? - Page 2 EmptyRe: Le travail, genèse de l'homme ?

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benfifi a écrit:
Le travail, c'est de l'énergie canalisée vers une cible, et déployée avec maîtrise, rythme, mesure
D'abord, vous ne trouvez pas d'équivalent grec au travail latin, métonymie péjorative qui désigne la torture, la souffrance, la condition de l'esclave. L'ergon ne convient pas. D'autant moins depuis l'industrialisation. Ensuite, qu'est-ce que le travail ? Quelle commune mesure entre le travail dans l'industrie lourde et celui d'un artisan de la Grèce antique ? Que faites-vous de la question de l'aliénation ? Le travail des mineurs est-il un travail maîtrisé, rythmé, mesuré ? Pour qui ? Le commanditaire ? L'ingénieur ? Le mineur ? Les camps de travail soviétiques et nazis, qui impliquaient des millions de personnes ? L'húbris est aussi dans la raison, la rationalité, la raison calculatrice.

descriptionLe travail, genèse de l'homme ? - Page 2 EmptyRe: Le travail, genèse de l'homme ?

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Je ne considère Sisyphe ni heureux, ni malheureux (pardon à Albert Camus). Il bosse. Point. Il effectue sa peine à laquelle il a été condamné. Sans état d'âme, sans aucun sentiment ni émotion. Un robot. Une machine. Dont on peut calculer le rendement, mesuré en Joule ou erg (retour à ergon ). Ainsi je maintiens ma définition du travail comme activité maîtrisée, rythmée, mesurée, une énergie canalisée vers une cible. Mais je le répète, il s'agit là du travail absolu sans aucune trace d'húbris. Seul Sisyphe en traduit l'image. Aucun travail humain ne s'en approche car il y a toujours plus ou moins d'húbris mêlé.
Euterpe a écrit:
L'húbris est aussi dans la raison, la rationalité, la raison calculatrice.

Tout à fait d'accord.

descriptionLe travail, genèse de l'homme ? - Page 2 EmptyRe: Le travail, genèse de l'homme ?

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benfifi a écrit:
Il bosse. Point. Il effectue sa peine à laquelle il a été condamné. Sans état d'âme, sans aucun sentiment ni émotion. Un robot. Une machine. Dont on peut calculer le rendement, mesuré en Joule ou erg (retour à ergon). Ainsi je maintiens ma définition du travail comme activité maîtrisée, rythmée, mesurée, une énergie canalisée vers une cible.
La punition de Sisyphe n'a rien à voir, ni de près, ni de loin, avec le travail. Il n'y a aucun rendement dans la punition qui lui est infligée, la stérilité même. Aucune des quatre caractéristiques que vous attribuez au travail ne s'applique au cas de Sisyphe. Vous choisissez arbitrairement une chose, le travail, qu'on retrouve dans l'expression "travail de Sisyphe", sans déceler la métonymie, c'est-à-dire le rapport de contiguïté qui permet d'opérer la substitution d'un mot par un autre.

Faites autant d'hypothèses que vous voudrez, mais pas sans les étayer, pas sans une réflexion consistante, ce qui suppose de dépasser la quantité moyenne de vos messages ici : 3 lignes.

descriptionLe travail, genèse de l'homme ? - Page 2 Emptyle travail, genèse de l'homme?

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L'exposé sur la dialectique du maître et de l'esclave chez Hegel est si bien construit qu'il est difficile d'enchaîner de manière intelligente. Mais cet exposé ressemble aussi fortement à une apologie du travail industrieux. L'homme prend conscience de lui essentiellement en tant que homo faber au sein du groupe social (fourmi au sein d'une fourmilière). La vie est certes effort, mais plus comme dépassement de soi, comme eût écrit Nietzsche.
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