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L'utilité d'une chose et sa perception

3 participants

descriptionL'utilité d'une chose et sa perception EmptyL'utilité d'une chose et sa perception

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Bonjour,

Voici une citation de mon cours à ce propos :
Ce que nous appelons l'utilité ne peut d'ailleurs être pensé que de manière relative : une chose ne peut être utile qu'à autre chose, pas en soi.

Je ne suis pas tout à fait d'accord. Je pense que l'utilité d'une chose peut être perçue de manière subjective, lors des erreurs.
Par exemple, en mathématiques, lors de la résolution d'un problème on peut penser qu'il est utile de passer par un certain théorème, alors qu'en réalité, ça peut ne pas être le cas. Ou, d'une autre façon, si l'on veut calculer l’hypoténuse d'un triangle rectangle, on peut juger utile d'utiliser le théorème de Pythagore, ou bien la relation de Chasles.

Ce que l'on utilise est utile à autre chose, il y a une relation, une concordance, donc un critère de vérité. Néanmoins, le moyen d'accéder à la vérité est nécessairement subjectif puisque l'on doit en être convaincu. Sinon, on ne pense pas, on ne fait qu'exécuter bêtement.
Attention, je ne dis pas que la vérité est subjective. La vérité est la vérité, elle est telle quelle. Néanmoins, elle est perçue par chacun de nous de différentes façons, plus ou moins erronées. Le but est de la percevoir dans notre jugement avec la plus proche exactitude.
Donc la perception d'utilité n'est finalement pensée que de manière subjective, en incluant la relativité, puisque l'utilité inclut une relation.

Voilà ce qu'on aurait dû ajouter, selon moi.
Qu'en pensez-vous ?

Sakura.

descriptionL'utilité d'une chose et sa perception EmptyRe: L'utilité d'une chose et sa perception

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La citation ne porte que sur la relation de l'utilité, pas de sa vérité ou autre. Un outil qui ne sert à rien n'est pas un outil. C'est un outil pour faire quelque chose. De même l'utilité est utile à quelque chose, sinon elle n'est pas utile, et n'est donc pas une utilité.
Peut-être que l'on veut vous introduire à la conscience d'Husserl pour qui la conscience est toujours conscience de quelque chose. S'il n'y a pas cette relation, il n'y a pas de conscience.
sakuratsu a écrit:
Par exemple, en mathématiques, lors de la résolution d'un problème on peut penser qu'il est utile de passer par un certain théorème, alors qu'en réalité, ça peut ne pas être le cas.
Pas de problème en ce cas, car le théorème n'est pas inutile, mais inapproprié. Il reste utile pour autre chose.

descriptionL'utilité d'une chose et sa perception EmptyRe: L'utilité d'une chose et sa perception

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Bonjour,
sakuratsu a écrit:
Voici une citation de mon cours à ce propos :
Ce que nous appelons l'utilité ne peut d'ailleurs être pensé que de manière relative : une chose ne peut être utile qu'à autre chose, pas en soi.

[...] Ce que l'on utilise est utile à autre chose, il y a une relation, une concordance, donc un critère de vérité. Néanmoins, le moyen d'accéder à la vérité est nécessairement subjectif puisque l'on doit en être convaincu.
Donc la perception d'utilité n'est finalement pensée que de manière subjective, en incluant la relativité, puisque l'utilité inclut une relation.

Qu'avez-vous apporté en précisant que la relation d'utilité peut être perçue (puis : "n'est pensée que") de manière subjective ? Qu'est-ce que cela change fondamentalement à ce qui était dit ?
Votre sujet m'évoque les raisonnements de Simmel dans sa Philosophie de l'argent (3ème chapitre, section 1) :
Alors que, dans sa forme ordinaire et élémentaire, le moyen s'épuise complètement dans la réalisation du but, et que sa force et son intérêt instrumental dépérissent une fois son service accompli, l'essence de l'outil est de se perpétuer au-delà de son usage particulier, ou encore : d'être appelé à un nombre de services imprévisible à l'avance. [...] On le voit bien à présent, un outil a d'autant plus de sens et de valeur - ceteris paribus (toutes choses égales d'ailleurs) - s'il peut servir un grand nombre de buts et si sa réalité investit un plus grand cercle de possibilités ; et dans cette même mesure justement, s'il devient d'autant plus indifférent en soi, incolore et objectif par rapport à toute particularité, et prend une plus grande distance par rapport à toute fin spécifique

Moins l'outil est déterminé dans sa relation à une fin spécifique, plus il est abouti en tant que tel. En outre, l'argent, moyen par excellence, possède du fait de cette indétermination un "surplus de valeur" qui dépasse sa valeur d'échange : celui possédant X sous forme d'argent, et bien que cet argent ne puisse en soi satisfaire aucun besoin, aucun désir - et du fait même qu'il en soit ainsi - est dans une meilleure situation que cet autre possédant X sous forme de marchandises. Plus loin :
L'argent n'ayant de rapport avec aucun but particulier, il est investi d'une relation universelle avec tous les buts. Parmi les outils, l'argent est donc celui dont on anticipe au maximum le potentiel d'utilisation, si bien qu'on lui accorde la valeur maximale qui puisse jamais être atteinte de la sorte. La simple possibilité de son emploi illimité, que l'argent a - autant qu'il est - du fait de son manque absolu de contenu propre, a pour corollaire positif qu'il ne sait pas être en repos et pousse continuellement à son usage, spontanément.
Ce que nous entrevoyons là, c'est que l'outil appelle aussi le but, du moins l'usage : la relation est réciproque.

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Erreur de manipulation (Zingaro).

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[quote]Relisez la citation et ce que j'ai mis en gras dans mon premier message. Vous constaterez que les points de vue divergent./quote]Je ne vois pas. La citation de votre cours ne suggère pas qu'il ne puisse y avoir erreur ou choix et préférences. Ce que votre précision peut éventuellement apporter, c'est la possibilité de critiquer le caractère utile faussement attribué à certaines choses (quand en réalité la chose apparaît avant le besoin de l'utiliser, et le provoque). Mais la réciprocité des relations entre outils, usages et fins me semble plus directe. Si j'ai mal compris n'hésitez pas à développer.
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