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La conscience chez Husserl.

5 participants

descriptionLa conscience chez Husserl. EmptyLa conscience chez Husserl.

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Bonjour,
Commençant à travailler le programme de terminale pour l'an prochain, je lis et étudie des cours.
Or, dans le chapitre premier "La conscience", je lis :
prépabac Tles S a écrit:
p. 366-367: il n'y a de connaissance possible du monde des objets que pour un sujet qui les pense et se saisit d'abord comme pensée, c'est-à-dire pour une conscience. C'est pourquoi, dit Husserl, l'erreur du positivisme est d'être un "objectivisme", c'est-à-dire de ne pas comprendre le travail de la subjectivité à l'œuvre dans la construction de nos représentations du monde, y compris nos représentations scientifiques

Mais je ne comprends pas pourquoi c'est une erreur, puisque si je reprends le Larousse, le positivisme se définit justement par le rapport à la réalité et cherche à fonder la connaissance sur la vérité incontestable (comme Descartes ?). Je ne vois pas trop ce que vient faire Husserl dans ce chapitre. Est-ce parce que le positivisme se base sur le monde et non sur la conscience ?

Les Méditations cartésiennes pourrait-elle m'éclairer sur le sujet ? Ou avez-vous un autre ouvrage d'Husserl à me proposer pour comprendre et approfondir ?

Merci de m'avoir lue.

descriptionLa conscience chez Husserl. EmptyRe: La conscience chez Husserl.

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L'erreur dont il est question est que le positivisme compris comme objectivisme (qui défend l'idée selon laquelle l'objet a une existence indépendante d'un sujet-pensant) oublie qu'il ne peut y avoir d'objet sans sujet, ou plutôt que l'"objet" n'a de sens que pour un sujet. Le positivisme, s'il dépend de Descartes, s'en écarte ici considérablement, puisque ce dernier donne le primat au sujet (cf. le cogito).

descriptionLa conscience chez Husserl. EmptyRe: La conscience chez Husserl.

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Bonjour,

Si je comprends bien, le positivisme s'oppose ici à la conscience car le monde et ses composantes existent sans avoir besoin de sujet-pensant ? Comme si finalement le cogito et le fait de chosifier le monde devaient cohabiter ?

Je ne sais pas si nous l'étudierons mais, oui, Husserl est au programme de terminale (voir B.O de 2003 et II. 2. Les auteurs) bien que je pense que l'approche soit plus vague qu'en fac.

descriptionLa conscience chez Husserl. EmptyRe: La conscience chez Husserl.

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Un grand tournant opéré par la phénoménologie de Husserl est que le primat n'est accordé ni à l'objet ni au sujet. L'objet n'existe comme phénomène (ce qui apparaît à ma conscience) que pour une conscience. Pourquoi s'oppose t-il à l'objectivisme ? Car pour lui c'est dans l'attitude naturelle (simplette) que nous objectivons et jamais nous ne percevons le verre (par ex.) en soi mais c'est toujours le verre pour moi, comment il m'apparaît. On parle de lebenzwelt, de monde vécu. Dans la phénoménologie, ce n'est pas la chose en soi qui importe mais le vécu de la chose et la manière de m'y rapporter.


Richard, plutôt qu'additionner les messages, ce qui rend les discussions pénibles à lire, utilisez la fonction "éditer", en haut à droite du message que vous souhaitez compléter. Pensez aussi à prévisualiser et à vous relire avant de poster vos messages : il y a trop de fautes (téléphone ou pas, il n'y a pas d'obligation à poster le plus rapidement possible, au contraire, et vous avez toujours la possibilité de basculer en "version web", vous pouvez donc prévisualiser et relire). Si votre écriture ne s'améliore pas, les messages vous seront renvoyés... (Zingaro)

descriptionLa conscience chez Husserl. EmptyRe: La conscience chez Husserl.

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Donc pour Husserl, le monde et l'homme doivent être en "harmonie" avec la perception du monde par la conscience ?
Droue30 a écrit:
Comme si finalement le cogito et le fait de chosifier le monde devaient cohabiter ?

Autre question, Husserl prend-il en compte la mémoire et la réflexion, ou "simplement" la perception de l'information extérieure par la conscience ? (Car vous me parlez du vécu de la chose.)

Richard1404 a écrit:
On parle de lebenewelt, de mon vécu. [...]
Je n'ai pas compris.
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