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Limites spatiales à la démocratie

4 participants

descriptionLimites spatiales à la démocratie  - Page 2 EmptyRe: Limites spatiales à la démocratie

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Si je résume correctement : notre vanité (votre notion d'"humain-dieu") nous aveugle (votre notion d'inconscience) et nous induit en erreur dans nos prises de décision. Par ailleurs, la centralisation favorise cet aveuglement par la non-implication des individus dans la société.
 
Si c'est bien votre propos, je peux le comprendre, mais j'ai l'impression que c'est prendre le problème à l'envers. Certaines décisions n'ont pas de sens au niveau local : par exemple, s'emparer efficacement de la question de la pollution de l'air n'est envisageable qu'au niveau mondial. La réponse à la question de la centralisation n'est donc pas de ramener tous les problèmes à un niveau local pour qu'ils soient plus faciles à traiter, car certains ne trouveront alors pas de solution. Elle est plutôt dans la définition de l'organisation politique qui permet de traiter chaque problème au bon niveau. C'est pourquoi nous avons des organisations politiques à différents niveaux de la société. La démocratie étant une valeur importante de notre société, ces différentes organisations sont censées s'appuyer sur ce principe.

ageresequitur a écrit:
J'emploie donc une définition de l'individualité très discrétionnaire : pour moi l'individualité implique un rapport entre l'individu et la société qui est basé sur l'individu et non la société, car selon moi l'être humain est un animal grégaire.

Il me semble que ça demanderait un développement pour en tirer réellement quelque chose dans ce contexte. Peut-être parlez-vous d'une distinction entre un homme vu comme "animal social" et un homme simplement "animal grégaire". Je ne saurais faire ce développement ni le rattacher au problème de la centralisation.

ageresequitur a écrit:
Au fond, pour résumer, je ne crois pas en la capacité de l'être humain à dépasser réellement son individualité, mais je crois en sa capacité à être juste en y impliquant son individualité.

N'est-ce pas contradictoire ? La justice nécessite pourtant bien de dépasser notre individualité, car elle concerne notre rapport à autrui. La reconnaissance et le respect du droit d'autrui est une définition possible par exemple.

descriptionLimites spatiales à la démocratie  - Page 2 EmptyRe: Limites spatiales à la démocratie

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Selon moi, la pression politique qu'un être humain exerce, qu'il soit président ou citoyen, ne peut pas dépasser son individualité. Il peut croire qu'idéologiquement, c'est le cas, mais dans ce cas il se trompe et son raisonnement devient limité par des exigences de croyances nécessaires pour maintenir son idéologie. La politique ne devient plus alors, à mon avis, qu'un jeu personnel entre des individus un peu fous, et la remise en question de sa forme devient justifiée par la moins grande folie présente en la nature plus restreinte d'une individualité plus humble face à l'espace et à sa situation humaine globale.

Dans la mesure, donc, où "être conscient" est une nécessité sociale de l'être humain dont la culture occidentale en fait peut-être sous-estimer l'importance auprès d'une majorité d'occidentaux, et où une démocratie centralisée pourrait subir plus d'influence de cette aliénation culturelle que de l'intérêt réel de l'individu qui en est conscient, et dans la mesure où cette conscience est peut-être majoritairement impossible dans une trop grande centralisation, cette remise en question me semble équitable.


Il ne faut pas se leurrer non plus : cette inaccessibilité politique, beaucoup de personnes en profitent. Je dirais même que dans une certaine mesure, tous les occidentaux en profitent, car ne pouvant pas changer un système qui leur semble moralement injuste, ils peuvent continuer à bénéficier de l'exploitation des tiers pays, se présenter en tant qu'utiles consommateurs, être l'engrenage le plus soigné de ce système horrible : petite compensation pour la décadence douloureuse que l'on ressent à être un esclave, mais que l'on accepte en pesant le pour et le contre, et en se libérant en pensant à nos enfants.

Sauf que même cette aliénation-là atteint maintenant ses limites : les limites urgentes des sciences et déconsidérées de la planète sont bel et bien réelles, elles prônent sur le reste puisqu’affectant une nécessité sur l'avenir plus grande et plus globale encore que notre position privilégiée d'occidentaux.

Comment trouver un juste chemin quand il n'y a plus de séparation sociale possible entre les peuples de la terre ? Les problèmes qui viennent compromettront également tout le monde. Comment sauvegarder son cynisme et son hypocrisie quand il n'y a plus de principe mère pour nous en laver les mains ni de faux rats pour en payer les frais à notre place ? La seule solution est d'enfin devenir honnête, et pour cela, un premier pas consisterait selon moi à se décentraliser, et à oublier un peu nos différents.

descriptionLimites spatiales à la démocratie  - Page 2 EmptyRe: Limites spatiales à la démocratie

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Ageresequitur, définissez les expressions que vous employez et soyez plus clair. Par exemple on imagine bien ce que peut être une limite des sciences, mais une limite urgente demande une explication, tout comme le concept d'humain-dieu, ou encore la séparation sociale qui n'existe plus. Ça sonne peut-être bien à votre oreille, mais ça ne veut pas dire grand-chose en l'état. De plus, le sujet même de vos propos est difficilement identifiable. Faites un effort. Je ne sais pas par quel miracle et avec quelle patience Dienekes arrive à vous répondre.

descriptionLimites spatiales à la démocratie  - Page 2 EmptyRe: Limites spatiales à la démocratie

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Désolé ageresequitur, j’ai vraiment du mal avec certaines de vos explications. Par exemple, comme l’indique Vangelis, la phrase avec les « limites urgentes de la science » est totalement opaque à mes yeux. Idem pour le dernier paragraphe.

Globalement, j’ai l’impression que vous pointez la question de l’égo et la difficulté à appréhender les problèmes qui sont loin de notre quotidien, mais cela ne permet pas de répondre à la question du : comment traiter politiquement ces problèmes ? (Ceux que l’on ne peut pas traiter à une échelle locale).

Concernant le problème du dépassement de l’individualité, nous tournons également en rond, car je ne comprends toujours pas ce que vous entendez par là. Du coup, votre première phrase m’apparaît encore comme une contradiction.
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