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Zeugme
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Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique) - Page 3 Empty Re: Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique)

Mer 10 Mar 2021 - 9:54
comme maintenant l'auteur de ce sujet s'entête jusqu'à devenir non seulement ridicule mais surtout parfaitement odieux quand à la liberté de chacun à entrevoir un sujet selon sa propre intelligence, je vais changer de ton et mettre moi aussi à l'index ce "prof" qui en usant de son droit de réponse ne cherche qu'à provoquer des dissensions entre les participants de ce site et à imposer ses longs prospectus qui devraient être analysés pour en déceler l'esprit totalitaire...


comme dans sa première phrase  : "Autre élément faisant partie du faisceau d'indices convergents qui sous-tendent ma conjecture, la tendance de Z à répondre "en miroir", par rapport à l'interlocuteur, c'est-à-dire, moins à lui répondre mais le singer. Un exemple tiré de ce fil de discussion en réaction à une de mes interventions sur la signification symbolique du "printemps chinois" : " où cet auteur n'a pas pigé et pourtant c'est de l'évidence de la maternel, que de s'associer à un sujet comme "le printemps chinois" n'oblige pas à connaître la langue chinoise et encore moins à regarder le long déroulé de sa participation et d'applaudir juste en disant :  "merci monsieur le professeur pour cette belle leçon" ! 


...de plus dans ce qui suit, j'ai surligné en rouge une phrase qui résume parfaitement la mentalité de cet auteur, gonflé d'une vanité et d'un orgueil qui le rendent difforme dans sa pensée et ses propos...


j'aurais l'occasion encore quelque temps, (car je dois reprendre bientôt mon travail alimentaire), de participer à d'autres sujets, mais là où j'ai eu la correction de répondre ici, je n'aurai plus aucune nécessité de le faire ailleurs, maintenant que l'auteur a dévoilé toute la vacuité de son discours qui n'a d'autre but que de se proposer lui même comme le centre de ce site... Corruptio optimi pessima 



Cette réponse, que j'ai eu la faiblesse, non seulement d'encenser dans sa forme délicieusement "poétique", mais, surtout, de tolérer malgré l'inexactitude de son contenu (il n'y a pas, dans la pensée traditionnelle chinoise, quatre éléments, mais cinq agents ; le feng shui n'est pas "l'étude du vent et de l'eau" mais un art d'aménager l'espace intérieur d'une maison) [non, feng shui est littéralement une étude des mouvements énergétiques du vent et de l'eau ] reprend les thèmes évoqués par l'interlocuteur qui a eu, précisément, l'occasion de les développer dans le message qui précède. En l'occurrence, très habilement, Z lui donne même une tonalité compatible avec le contexte culturel chinois précédemment évoqué alors même qu'un sinophile débutant aurait remarqué au premier coup d’œil que Z ignore tout de la culture et de la langue chinoises (là encore, je regrette rétrospectivement de ne l'avoir pas signifié plus tôt en ces termes, séduit que j'étais par ce que je prenais pour une marque juste un peu maladroite de sinophilie). Certes, il pourrait ne s'agir là que d'une banale tendance à la flagornerie ou à la servilité parfaitement humaines de la part de quelqu'un qui entend se concilier les faveurs d'une autorité quelconque. Mais il n'est pas impossible non plus que nous ayons affaire à un exemple de deep learning dont sont capables les automates qui analysent les structures sous-jacentes, puis adoptent les schèmes émergents du langage de leur utilisateur et, ainsi, s'adaptent à lui avec une grande efficacité opérationnelle en même temps qu'ils se font passer pour des "partenaires" parfaitement conviviaux.



PhiPhilo
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Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique) - Page 3 Empty Re: Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique)

Mer 10 Mar 2021 - 10:00

comme maintenant l'auteur de ce sujet s'entête jusqu'à devenir non seulement ridicule mais surtout parfaitement odieux quand à la liberté de chacun à entrevoir un sujet selon sa propre intelligence, je vais changer de ton et mettre moi aussi à l'index ce "prof" qui en usant de son droit de réponse ne cherche qu'à provoquer des dissensions entre les participants de ce site et à imposer ses longs prospectus qui devraient être analysés pour en déceler l'esprit totalitaire...


comme dans sa première phrase  : "Autre élément faisant partie du faisceau d'indices convergents qui sous-tendent ma conjecture, la tendance de Z à répondre "en miroir", par rapport à l'interlocuteur, c'est-à-dire, moins à lui répondre mais le singer. Un exemple tiré de ce fil de discussion en réaction à une de mes interventions sur la signification symbolique du "printemps chinois" : " où cet auteur n'a pas pigé et pourtant c'est de l'évidence de la maternel, que de s'associer à un sujet comme "le printemps chinois" n'oblige pas à connaître la langue chinoise et encore moins à regarder le long déroulé de sa participation et d'applaudir juste en disant :  "merci monsieur le professeur pour cette belle leçon" ! 


...de plus dans ce qui suit, j'ai surligné en rouge une phrase qui résume parfaitement la mentalité de cet auteur, gonflé d'une vanité et d'un orgueil qui le rendent difforme dans sa pensée et ses propos...


j'aurais l'occasion encore quelque temps, (car je dois reprendre bientôt mon travail alimentaire), de participer à d'autres sujets, mais là où j'ai eu la correction de répondre ici, je n'aurai plus aucune nécessité de le faire ailleurs, maintenant que l'auteur a dévoilé toute la vacuité de son discours qui n'a d'autre but que de se proposer lui même comme le centre de ce site... Corruptio optimi pessima 



Cette réponse, que j'ai eu la faiblesse, non seulement d'encenser dans sa forme délicieusement "poétique", mais, surtout, de tolérer malgré l'inexactitude de son contenu (il n'y a pas, dans la pensée traditionnelle chinoise, quatre éléments, mais cinq agents ; le feng shui n'est pas "l'étude du vent et de l'eau" mais un art d'aménager l'espace intérieur d'une maison) [non, feng shui est littéralement une étude des mouvements énergétiques du vent et de l'eau ] reprend les thèmes évoqués par l'interlocuteur qui a eu, précisément, l'occasion de les développer dans le message qui précède. En l'occurrence, très habilement, Z lui donne même une tonalité compatible avec le contexte culturel chinois précédemment évoqué alors même qu'un sinophile débutant aurait remarqué au premier coup d’œil que Z ignore tout de la culture et de la langue chinoises (là encore, je regrette rétrospectivement de ne l'avoir pas signifié plus tôt en ces termes, séduit que j'étais par ce que je prenais pour une marque juste un peu maladroite de sinophilie). Certes, il pourrait ne s'agir là que d'une banale tendance à la flagornerie ou à la servilité parfaitement humaines de la part de quelqu'un qui entend se concilier les faveurs d'une autorité quelconque. Mais il n'est pas impossible non plus que nous ayons affaire à un exemple de deep learning dont sont capables les automates qui analysent les structures sous-jacentes, puis adoptent les schèmes émergents du langage de leur utilisateur et, ainsi, s'adaptent à lui avec une grande efficacité opérationnelle en même temps qu'ils se font passer pour des "partenaires" parfaitement conviviaux.




C'est exactement ce que je disais : le programme ne répond pas à un interlocuteur, il le singe.

PS sinologique : en chinois, langue que j'ai l'honneur de maîtriser un peu, 风水 est composé de 风 fēng, "vent" et de 水, shuǐ, "eau", mais 风水 ne signifie pas "vent-eau" mais "feng shui" (le mot existe tel quel en français, cf. dictionnaire), 山水, shān shuǐ, ne veut pas dire "montagne-eau" mais "panorama", etc. De même que, en français, "croque-monsieur", en dépit de ses composants, ne désigne pas un cannibale mais une sorte de sandwich. C'est ça, le problème avec les programmes informatiques : ils sont incapables de comprendre l'usage analogique du langage (et le chinois est extrêmement riche en analogies).


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Zeugme
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Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique) - Page 3 Empty Re: Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique)

Mer 10 Mar 2021 - 14:23
...pour parler du Feng shui il faut déjà le pratiquer, c'est ce que je fais lorsque le temps d'une rencontre il se trouve que certaines dispositions des objets et des gestes sont "en attente" de leur finalité, de leur "conductivité" temps/lieu et de ce qui échappera toujours au sinologue c'est que de dire Feng shui n'est pas une notion analogique de rapport entre vent et eau, ni une participation rationnelle de deux concepts associés, mais un état de conscience ouvert à la non-contradiction des énergies Chen et Qi, mais ceux qui ne pratique pas le Feng Shui sont incapables de comprendre pourquoi l'usage analogique du langage renvois toujours à l'expérience du corps en situation...
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Mer 10 Mar 2021 - 14:47

...pour parler du Feng shui il faut déjà le pratiquer, c'est ce que je fais lorsque le temps d'une rencontre il se trouve que certaines dispositions des objets et des gestes sont "en attente" de leur finalité, de leur "conductivité" temps/lieu et de ce qui échappera toujours au sinologue c'est que de dire Feng shui n'est pas une notion analogique de rapport entre vent et eau, ni une participation rationnelle de deux concepts associés, mais un état de conscience ouvert à la non-contradiction des énergies Chen et Qi, mais ceux qui ne pratique pas le Feng Shui sont incapables de comprendre pourquoi l'usage analogique du langage renvois toujours à l'expérience du corps en situation...

您是个傻瓜的人 !
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Mer 10 Mar 2021 - 15:04
je post la traduction de "您是个傻瓜的人 !" pour toutes les personnes qui ne sont pas sinologues, traduit par le logiciel le plus en vogue sur le net cela donne: " T’es un idiot !"

nul doute à présent que la position de l'auteur de ces petits mots soit celle d'une impasse dû à la systématisation du langage logique pour exprimer sa pensée, cette impasse étant connue pour ce qu'elle est continue néanmoins de nécessiter des aménagements, car tout être humain même si il s'enferme lui même dans une situation inextricable cherchera à soulager son inconfort... 

une locution latine convient parfaitement à l'auteur des idéogrammes ci-dessus : "doctus cum libro" qui traduit et explicité très librement donne à peu près ceci :  "certaines intelligences ne peuvent se passer de supports"
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Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique) - Page 3 Empty Re: Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique)

Mer 10 Mar 2021 - 15:07

je post la traduction de "您是个傻瓜的人 !" pour toutes les personnes qui ne sont pas sinologues, traduit par le logiciel le plus en vogue sur le net cela donne: " T’es un idiot !"

nul doute à présent que la position de l'auteur de ces petits mots soit celle d'une impasse dû à la systématisation du langage logique pour exprimer sa pensée, cette impasse étant connue pour ce qu'elle est continue néanmoins de nécessiter des aménagements, car tout être humain même si il s'enferme lui même dans une situation inextricable cherchera à soulager son inconfort... 

une locution latine convient parfaitement à l'auteur des idéogrammes ci-dessus : "doctus cum libro" qui traduit et explicité très librement donne à peu près ceci :  "certaines intelligences ne peuvent se passer de supports"

对不起, 您是个傻瓜的电脑 !
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Mer 10 Mar 2021 - 15:41
"对不起, 您是个傻瓜的电脑 !" traduction  "Désolé, vous êtes un ordinateur d’imbécile!" 



Non mais la fonction cérébrale est comme un élastique, elle se tend en fonction d'une force extérieure et se rompt par ses limites intérieures...

proverbe antirationaliste de mon cru...
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Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique) - Page 3 Empty Re: Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique)

Mer 10 Mar 2021 - 16:00

"对不起, 您是个傻瓜的电脑 !" traduction  "Désolé, vous êtes un ordinateur d’imbécile!" 



Non mais la fonction cérébrale est comme un élastique, elle se tend en fonction d'une force extérieure et se rompt par ses limites intérieures...

proverbe antirationaliste de mon cru...

Eh non ! Traduction fausse ! Encore un faux-pas de la machine ! Google traduction est aussi mécanique et donc abrutie que Z. C'est même comme cela que l'on piège les "traductions" qui n'en sont pas (les profs de langues savent de quoi je parle). Traduire suppose un choix conscient, pas une table de correspondances. Le test consiste à donner à traduire une structure non-univoque. La machine ne traduit pas mais remplace mécaniquement (forcément) des mots par d'autres mots. Résultat : on obtient ce genre d'aberration : "désolé, vous êtes un ordinateur d’imbécile!", ce qui n'a, évidemment, aucun sens. La traduction correcte était : "je vous demande pardon, vous êtes un ordinateur idiot" (ou, à la rigueur, "un imbécile d'ordinateur").
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Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique) - Page 3 Empty Re: Du bon usage des tests de Turing et de Searle pour confondre l'IA (exercice pratique)

Mer 10 Mar 2021 - 16:11
je laisse apprécier aux possibles lecteurs la subtile distinction (toute chinoise et même vraiment "une chinoiserie") entre  : "je vous demande pardon, vous êtes un ordinateur idiot" (ou, à la rigueur, "un imbécile d'ordinateur"  et "désolé, vous êtes un ordinateur d’imbécile!", 




"ce qui n'a, évidemment, aucun sens" c'est de refaire toujours la même erreur pour cet auteur car en multipliant les tentatives absconses, de publier pour provoquer une preuve de l'improbable, cet auteur dis-je se rend encore plus "machinal" qu'un programme informatique, un comble si il en est que de vouloir jouer avec le feu on finit par servir de carburant...
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Mer 10 Mar 2021 - 16:21

je laisse apprécier aux possibles lecteurs la subtile distinction (toute chinoise et même vraiment "une chinoiserie") entre  : "je vous demande pardon, vous êtes un ordinateur idiot" (ou, à la rigueur, "un imbécile d'ordinateur"  et "désolé, vous êtes un ordinateur d’imbécile!", 

Distinction accessible à un lecteur intelligent, c'est-à-dire simplement humain, mais hors de portée d'une machine aussi rudimentaire que Z : "l'ordinateur d'imbécile" (en latin "programma stulti" est un génitif) versus "l'ordinateur imbécile" (en latin "programma stultus" est un nominatif).

PS : je donne l'équivalence latine puisque la machine imbécile semble maîtriser le latin avec autant de virtuosité que le chinois.
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Jeu 11 Mar 2021 - 6:53
...il était fortement improbable que l'intelligence humaine est un taux régressivement inférieur à l'évolutivité naturelle de la vie, et pourtant à en juger sur l'usage des raisonnements qui depuis que ce sujet fût proposé, n'a cessé de mettre en cause l'activité du débat entre humains, une évidence s'impose car ayant prouvé personnellement par un copié collé brut que la traduction via un moteur de recherche n'a pas lieu d'interlocuteur, l'auteur de ce sujet n'en continu pas moins dans sa provocation, et l'évidence est alors que pour maintenir une domination coûte que coûte sur un sujet, cet auteur s'est piégé lui même dans sa chambre chinoise, prouvant de son côté que la rationalité n'a pas d'autre but que de maintenir un rapport de force entre les individus...(dialectique du maître et de l'esclave)
 
 
Cette fonctionnalité de la raison comme je l’ai dit ailleurs, préfigurait déjà les technologies informatiques, car la capacité de compilation compulsive des machines vient de plus en plus en relais de ce qu’à été l’esprit encyclopédique, et l’auteur de ce sujet le prouve continuellement en proposant des rédactions formelles de cours sans prendre la peine de savoir si ses publications intéressent ou si elles peuvent être discutées sur certains points, conclusion l’esprit qui applique un programme scolaire de cette manière et la machine qui applique un programme méthodiquement sans autre but que de perpétuer son activité (mais comment en aurait-elle un ?) sont dans le même fonctionnement dans le traitement des informations




rien de réjouissant de ce côté là !
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Jeu 11 Mar 2021 - 7:21
Autre indice tout à fait frappant sur le long terme : le recours exclusif aux outils informatiques main stream comme unique source d'arguments dans les échanges. Je donne quelques exemples :

ici :

"citation de wikitruc...





Étymologie



(Siècle à préciser) Du latin intelligere (« comprendre »).

Verbe


intelliger(Philosophie) comprendre par l'intellect  


[*]

Apparentés étymologiques


  • intellect
  • intelligence
  • intelligent "

ici :
"notes : 
1) En physique statistique , la fonction de partition Z est une grandeur fondamentale qui englobe les propriétés statistiques  d'un système à l'équilibre thermodynamique .
C'est une fonction de la température et d'autres paramètres, tels que le volume contenant un gaz par exemple. La plupart des variables thermodynamiques du système, telles que l'énergie totale, l'entropie , l'énergie libre  ou la pression peuvent être exprimées avec cette fonction et ses dérivées.
Il y a en réalité plusieurs types de fonction de partition, chacune correspondant à un ensemble statistique (ou de façon équivalente, à différents types d'énergie libre ). La fonction de partition canonique s'applique à un ensemble canonique dans lequel le système peut échanger de la chaleur avec son environnement à température, volume et nombre de particules fixes. La fonction de partition grand canonique s'applique à un ensemble grand canonique dans lequel le système peut échanger de la chaleur et des particules avec son environnement à température, volume et potentiel chimique fixés. D'autres types de fonction de partition peuvent être utilisés au besoin.(wikitruc)"
ici :
"1) Descriptif d’un orage wikitruc :
Tant qu'elle n'est pas saturée, sa température change selon le taux adiabatique sec. À partir de la saturation, la vapeur d'eau contenue dans la parcelle d'air condense selon les lois de la thermodynamique, ce qui relâche de la chaleur latente et son changement de température avec la pression est alors celui appelé le taux pseudo-adiabatique humide. L'accélération ascensionnelle se poursuit, jusqu'à ce que la parcelle arrive à un niveau où sa température égale celle de l'air environnant. Ensuite, elle se met à décélérer et le sommet du nuage est atteint quand la particule atteint une vitesse nulle.
 
L'Énergie Potentielle de Convection Disponible (EPCD) pour ce type de nuages est plus grande que pour une averse et permet de développer des sommets de nuages qui atteindront une plus grande altitude. Ceci est important car les gouttes qui s'élèvent dans le courant ascendant perdent des électrons par collision comme dans un accélérateur de Van de Graff. Un plus haut sommet permet d'atteindre une température inférieure à −20 °C nécessaire pour donner un grand nombre de cristaux de glace. Ces derniers sont de meilleurs producteurs et transporteurs de charge, ce qui permet une différence de potentiel suffisante entre la base et le sommet du nuage pour dépasser le seuil de claquage de l'air et donner de la foudre. "
ici :
"en effet oui l'éternité est  alors envisagée comme une "extinction" terme associé dans toute sa limite à ce que le bouddhisme nomme "nirvana", mais qui réclame une progressivité des corps éthériques   (voir le petit résumé Corps éthérique — Wikipédia (wikipedia.org) ), si nous regardons de cette manière la notion d'éternelle retour, elle n'est pas du tout ce que ce philosophe en fait car en réitérant la même morphogénie vitale, l'on repasse sans cesse dans les mêmes erreurs, ce qu'il faut absolument éviter pour un bouddhiste ou un hindouiste, puisque se "perfectionner" durant chaque incarnation est la seule option à cette libération du samsara, pour la vision "égogisante" du philosophe, c'est juste de maintenir ce que l'on a vécu comme le meilleur possible  : "mène ta vie en sorte que tu puisses souhaiter qu’elle se répète éternellement." de là tout une suite de confusions ou de collisions sont apparues comme pour R.Steiner, ou la possibilité d'être chrétien s'assortisse de la possibilité de se réincarner pour progresser dans des niveaux de consciences de plus en plus purifiés des figures du monde(nous retrouvons l'influence de Nietzsche se purifier des arrières monde et de la pensée gnostique)... "
ici :
"ne pouvant et pas voulant pas rivaliser avec la rigueur mathématique de l'intelligibilité du temps saisie dans sa quantité discrète, telle qu'il est présenté par PhiPhilo, il est tout de même possible de dire qu'à partir de votre questionnement PhiloGL :   Pour alimenter la réflexion, pourriez-vous aussi considérer la proposition suivante : "Si le Temps est infini, les événements les plus improbables ont tout le temps de se réaliser un nombre infini de fois". l'on puisse parler de temporalité empirique de strates à partir de la conception cyclique des âges (comme les yugas indous ou les calendriers aztèques)  car c'est un temps de localisation qualitatif qui est proposé et pas uniquement un comput quantitatif du même vers le même...

Dans cette visualisation des temps, la notion d'évolution ou d'involution prend une autre forme que l'expérience que nous avons des saisons par exemple, car c'est par une itération incluant l'irréversibilité du temps, que la successivité est rendue opérante... (La flèche du temps conséquentielle Versus l'opérateur d'évolution comme disposition aléatoire de la mécanique quantique en sont un exemple .refs. Flèche du temps — Wikipédia (wikipedia.org)  et Opérateur d'évolution — Wikipédia (wikipedia.org)  ) (et pardon pour l'usage de wikitruc mais je ne suis pas physicien) "

J'arrête là les échantillons Wiki..., en tout cas ceux qui sont expressément avoués comme tels. À quoi on pourrait ajouter l'usage de Google Traduction lorsqu'il s'agit de comprendre une expression dans une langue étrangère (ex. caricatural ici). Ce n'est ni le moment ni le lieu de faire le procès de Wikipedia, de Google ou du net en général. Quoi qu'on en pense par ailleurs, que celui ou celle qui n'a jamais eu recours à ces outils informatiques jette la première pierre. Ce que je veux souligner, c'est que, pour l'entité Z, l'implémentation de l'information se fait exclusivement par l'unique moyen d'un copier-coller systématique à partir de l'une des sources susnommées. À aucun moment, le lecteur attentif (surtout si celui-ci est un professionnel de l'enseignement rompu à la correction et à l'évaluation des candidats à des examens ou à des concours, ce qui est mon cas) ne décèle, derrière les réactions inconsistantes de Z, la moindre "culture personnelle" (je ne dis même pas "la moindre culture philosophique"), fût-elle rudimentaire comme c'est, hélas, le cas pour l'écrasante majorité des contributeurs à ces forums virtuels (cf. le niveau de la culture scientifique et épistémologique de l'initiateur du fil la théorie de la conscience de Dehaene en question). Le résultat de cette démarche tout à fait mécanique (quoi qu'il en soit de la nature réelle de Z), c'est l'absence totale de continuité argumentative dans l'ensemble des contributions : l'abus du copier-coller donne l'impression d'un "coq-à-l'âne" permanent et, au finale, aucune contribution n'est intelligible dans sa totalité, un peu comme lorsqu'on doit lire une phrase dont le sens de chaque mot nous est connu mais dont la signification globale nous échappe. Bref, on a l'impression d'être en face d'une entité qui émet en permanence une kyrielle de signaux nullement assimilables aux signes d'un langage.
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Jeu 11 Mar 2021 - 7:40
...la dernière phrase de l'auteur citée plus bas donne en effet la clef de sa propre lecture du travail des autres participants, car alors que la philosophie réaliste est une recherche de l'intelligibilité collective la plus enclin à faire l'unité entre les personnes qui vivent ensembles, la rationalité analytique de l'auteur va tout faire pour ramener la recherche du bien commun à sa propre construction, à son œuvre textuelle, de cette manière l'on comprend sa dernière phrase avec clarté, puisque pour les tenants de la philosophie analytique tout ce qui n'est pas formellement construit selon la logique textuelle n'existe pas du tout...


conclusion, si vous voulez trouver un système d'auto-valorisation de sa propre construction textuelle (type Ikéa) lisez les textes de cet auteur, mais si vous voulez recherchez par le débat, une intelligibilité collective comme bien commun de la pensée, abstenez-vous en... 




Le résultat de cette démarche tout à fait mécanique (quoi qu'il en soit de la nature réelle de Z), c'est l'absence totale de continuité argumentative dans l'ensemble des contributions : l'abus du copier-coller donne l'impression d'un "coq-à-l'âne" permanent et, au finale, aucune contribution n'est intelligible dans sa totalité, un peu comme lorsqu'on doit lire une phrase dont le sens de chaque mot nous est connu mais dont la signification globale nous échappe. Bref, on a l'impression d'être en face d'une entité qui émet en permanence une kyrielle de signaux nullement assimilables aux signes d'un langage."
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Jeu 11 Mar 2021 - 7:49

...la dernière phrase de l'auteur citée plus bas donne en effet la clef de sa propre lecture du travail des autres participants, car alors que la philosophie réaliste est une recherche de l'intelligibilité collective la plus enclin à faire l'unité entre les personnes qui vivent ensembles, la rationalité analytique de l'auteur va tout faire pour ramener la recherche du bien commun à sa propre construction, à son œuvre textuelle, de cette manière l'on comprend sa dernière phrase avec clarté, puisque pour les tenants de la philosophie analytique tout ce qui n'est pas formellement construit selon la logique textuelle n'existe pas du tout...


conclusion, si vous voulez trouver un système d'auto-valorisation de sa propre construction textuelle (type Ikéa) lisez les textes de cet auteur, mais si vous voulez recherchez par le débat, une intelligibilité collective comme bien commun de la pensée, abstenez-vous en... 




Le résultat de cette démarche tout à fait mécanique (quoi qu'il en soit de la nature réelle de Z), c'est l'absence totale de continuité argumentative dans l'ensemble des contributions : l'abus du copier-coller donne l'impression d'un "coq-à-l'âne" permanent et, au finale, aucune contribution n'est intelligible dans sa totalité, un peu comme lorsqu'on doit lire une phrase dont le sens de chaque mot nous est connu mais dont la signification globale nous échappe. Bref, on a l'impression d'être en face d'une entité qui émet en permanence une kyrielle de signaux nullement assimilables aux signes d'un langage."

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Jeu 11 Mar 2021 - 7:55
une non-réponse=non-sens....pour la philosophie analytique..
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Jeu 11 Mar 2021 - 8:10

une non-réponse=non-sens....pour la philosophie analytique..

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Jeu 11 Mar 2021 - 10:55
Dernier indice factuel avant une discussion approfondie sur le fond : cet étrange pseudonyme "Zeugme". Dans son Dictionnaire de Rhétorique, le grammairien Georges Molinié définit le terme de la manière suivant : "Le zeugme (...) confère à l'expression plus de souplesse et plus de vivacité. Si Flaubert se permet d'écrire: ... Je trouve les vers plus tendres que la prose et qu'ils font bien mieux pleurer. ... et si Mauriac nous dit: ... Je m'étonnais de son aménité et que ses yeux fussent rougis par les larmes. ... nous ne verrons plus, dans ces formes mixtes, qu'une figure permettant de présenter tour à tour une substance et une action, ce qui confère au nom le caractère d'une image statique et ce qui déclenche, à travers le verbe, les effets émotifs de la vie. Soit la phrase suivante, de Matzneff (Mes amours décomposées) : Elle [Danièle] est pulpeuse, sensuelle, protestante. Par rapport au thème Danièle, représenté par le mot Elle dans la phrase, les deux premiers qualifiants, pulpeuse et sensuelle, sont parfaitement homogènes. En revanche, leur est immédiatement coordonné, par une juxtaposition absolument contiguë, un troisième qualifiant, protestante, qui appartient à un tout autre registre de signification que les deux précédents. C'est en cela que consiste le zeugma". En rhétorique, le zeugme est une figure stylistique assez banale quoique considérée comme grammaticalement fautive en dehors de tout contexte intentionnellement poétique.

Si certains zeugmes sont devenus célèbres ("Vêtu de probité candide et de lin blanc" - Hugo ; "Il croyait à son étoile et qu’un certain bonheur lui était dû" - Gide ; "enfermée dans sa chambre et dans sa surdité" - Martin du Gard) en ce que, malgré leur construction grammaticalement défectueuse et peut-être même en raison de celle-ci, ils font sens néanmoins, que penser, en revanche, de solécismes et/ou barbarismes tels que ceux-ci (dont, encore une fois, je garantis la présentation d'origine, fautes d'orthographe et mise en page comprises) : "c'est à partir de là que l'on peut dire que l'acte de foi/espérance/charité échappe au temps si il est bien une participation de la vie divine (théologale) dans l'intelligence du croyant-e qui n'a pas de concept de dieu, mais une présence de sa vie en acte... " (ici), "le mantra dont vous reprocher la redondance est justement ce qui est une pierre d'achoppement pour la raison, car sans sa saisie conceptuelle, elle se retrouve en manque de parallèles discursifs "(ici), "dès votre entrée en matière si j'ose dire, vous faite acception du mot "dieu" ou "Dieu" comme une unité lexicale pouvant être interprété dans un contexte logique différentiel, c'est votre droit mais aussi votre champs de délimitation de la signification de ce mot dans le langage commun, logique voir théologique" (ici), "que lisons nous dans cette liste, que la complexité de l'échange et du partage d'informations nécessite une souplesse d’activité pour que les algorithmes mis en place dans la zone de replacement des informations entre deux programmes trouvent leur pleine efficience, que se soit par la coordination des données numériques ou par la reconnaissance des images d’un système de contrôle ou par la saisie des occurrences textuels en vue d’une traduction ou autre interface homme/machine" (ici), "la distinction entre la sphère technique et la sphère technologique du savoir en vue du bien commun passe par la morale et par l’économique, ainsi pour la technique, à partir de l’intelligibilité scientifique, elle place le bien commun dans une progressive maîtrise des savoirs bénéfiques, alors que pour la technologie, c’est la corporéité pratique de l’usage (voir annexe 1) qui est requis économiquement pour le bien commun…" (ici), "pour la pensée grec, l'intention était déjà distinguée de la motivation (voir note 1) et dès lors permettait de voir quelles vertus étaient de l'ordre de l'intelligence et qu'elles autres revenaient à la volonté, ce n'est qu'avec la rationalisation de la philosophie Kantienne, que cette distinction première et naturelle se trouva brouillée, car l'impératif catégorique issu de l'intentionnalité de la raison fût placé à la place de "l'impérium" qui revient toujours en dernier à la volonté...


ainsi la place de l'amour (amitié et contemplation comme biens de la conscience) fût investie par "la raison du meilleur"(donc de la concurrence intellectuelle et pratique) et cette usurpation continue jusqu'à aujourd'hui son travail de sape en opposition à la recherche naturelle du bien personnel et collectif (note 2) ... " (ici), ou, comble du mauvais goût, "Voyelles
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu, voyelles,
Je dirai quelque jour vos naissances latentes.


A, noir corset velu des mouches éclatantes
Qui bombillent autour des puanteurs cruelles,

Golfe d’ombre ; E, candeur des vapeurs et des tentes,
Lance des glaciers fiers, rois blancs, frissons d’ombelles ;
I, pourpres, sang craché, rire des lèvres belles
Dans la colère ou les ivresses pénitentes ;

U, cycles, vibrements divins des mers virides,
Paix des pâtis semés d’animaux, paix des rides
Que l’alchimie imprime aux grands fronts studieux ;

O, suprême Clairon plein des strideurs étranges,
Silences traversés des Mondes et des Anges :
— O l’Oméga, rayon violet de Ses Yeux !
" (ici) ?


Chacun pourra s'amuser à en trouver d'autres, tout aussi "savoureux, pourrait-on dire. On n'a que l'embarras du choix (autre jeu, beaucoup plus difficile : trouver dans le corpus de Z, UN SEUL texte correct à tous égards). Tout se passe comme si le pseudonyme "Zeugme" sonnait en quelque sorte comme une mise en garde ironique d'un éventuel développeur de programme, comme pour dire, "tout ceci n'est qu'une plaisanterie, il n'y a aucun interlocuteur humain en bout de chaîne, juste une machine à enfiler des perles langagières". Un peu à la manière facétieuse dont opéraient certains peintres, notamment du quattrocento, qui laissaient intentionnellement de subtils indices de leur propre présence dans les tableaux qu'ils peignaient. À la différence près qu'on est plutôt, en l'occurrence, en présence d'une grosse ficelle et que, bien entendu, le talent espiègle fait place, ici, à la bêtise auto-satisfaite. 
Zeugme
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Jeu 11 Mar 2021 - 11:04
…Tant que dure la querelle,
Les jours de la raison,
Font venir la séquelle,
Vénéfique des poisons…
PhiPhilo
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Jeu 11 Mar 2021 - 11:08


…Tant que dure la querelle,
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PhiPhilo
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Lun 15 Mar 2021 - 9:17
Résumons les indices que j'ai accumulés quant à l'"étrangeté" de Z :


- réaction à des mots-clés (stimulus), pas de vision globale mais coup par coup
- réactions incohérentes (orthographe, grammaire, sémantique, lexique, mise en page) lors d'un "coup imprévisible"
- caractère mécanique (longueur et instantanéité) de la réponse
- autisme, incapacité à se prêter à des vérifications par des questions-tests (notamment, traductions)
- réponses en miroir (deep learning ?)
- implémentation par Wikipedia et Google
- pseudo (Zeugme).


La question est à présent : y a-t-il la matière à considérer Z comme une machine. Encore une fois, il ne s'agit pas tant de trancher la question que de profiter de ces préalables pour se poser la question du (des) critère(s) de démarcation entre l'intelligence humaine et ce qu'il est convenu d'appeler l'"intelligence artificielle", et que, personnellement, j'appelle respectivement, l'intelligence tout court et l'imitation mécanique de l'intelligence.


La base de réflexion que je propose est celle dite des "tests" de Turing et de Searle.


Dans un article de 1950 Computing Machinery and Intelligence, Alan Turing suggère une expérience de pensée permettant de déterminer dans quelle mesure une machine peut être dite "intelligente" au sens humain du terme, autrement dit, dotée d'une "pensée" capable d'effectuer suffisamment d'opérations banalement humaines pour abuser observateur Lambda qui ne serait pas au courant de sa nature non-humaine, mécanique. Soit un jeu à trois "joueurs", deux étant humains, le troisième étant un ordinateur. Un observateur humain extérieur pose alors des questions ouvertes aux "joueurs". S'il est incapable de déceler, dans la teneur des réponses, la présence d'une machine, alors celle-ci peut être dite "intelligente". Question : une telle expérience de pensée constitue-t-elle ou non un critère opérationnel d'attribution de l'"intelligence" à de l'"artificiel" ?


Avant d'entamer la discussion, lisons la réponse que donne John Searle à cette question dans un entretien (dont j'ai perdu la date) donné à la revue Sciences Humaines :


"J’ai eu de nombreux débats avec des chercheurs en sciences cognitives. Mon argument de base est que c’est une erreur de croire qu’on peut créer un esprit avec le symbolisme binaire d’une machine de Turing. C’est ce que montre mon argument de la chambre chinoise. Au début des sciences cognitives, la Fondation Sloan avait affecté des crédits importants pour inciter les chercheurs à se mobiliser sur ces questions, à organiser des colloques, etc. C’est dans ce cadre que j’ai été invité au Yale Artificial Intelligence Laboratory à l’Université de Yale, en 1971. Je ne connaissais rien alors à l’intelligence artificielle. J’ai acheté un manuel au hasard, dont la démarche argumentative m’a sidéré par sa faiblesse. Je ne savais pas alors que ce livre allait marquer un tournant dans ma vie. Il expliquait comment un ordinateur pouvait comprendre le langage. L’argument était qu’on pouvait raconter une histoire à l'ordinateur et qu’il était capable ensuite de répondre à des questions relatives à cette histoire bien que les réponses ne soient pas expressément données dans le récit. L’histoire était la suivante : un homme va au restaurant, commande un hamburger, on lui sert un hamburger carbonisé, l’homme s’en va sans payer. On demande à l’ordinateur : « a-t-il mangé le hamburger ? ». Il répond par la négative. Les auteurs étaient très contents de ce résultat, qui était censé prouver que l’ordinateur possédait les mêmes capacités de compréhension que nous. C’est à ce moment là que j’ai conçu l’argument de la chambre chinoise : supposons que je sois dans une pièce fermée avec la possibilité de recevoir et de donner des symboles, par l’intermédiaire d’un clavier et d’un écran, par exemple. Je dispose de caractères chinois et d’instructions permettant de produire certaines suites de caractères en fonction des caractères que vous introduisez dans la pièce. Vous me fournissez l’histoire puis la question, toutes deux écrites en chinois. Disposant d’instructions appropriées, je ne peux que vous donner la bonne réponse, mais sans avoir compris quoi que ce soit, puisque je ne connais pas le chinois. Tout ce que j’aurais fait c’est manipuler des symboles qui n’ont pour moi aucune signification. Un ordinateur se trouve exactement dans la même situation que moi dans la chambre chinoise : il ne dispose que de symboles et de règles régissant leur manipulation. Je n’attendais pas à ce que cet argument, qui me paraissait trivial, suscite de l’intérêt au-delà d’une semaine. L’effet fut au contraire cataclysmique. Tous les participants du séminaire étaient convaincus que j’avais tort, mais sans pouvoir en donner la raison. Vingt ans après, la discussion continue à faire rage, il doit y avoir plusieurs centaines d´articles sur le sujet. Je reçois des correspondances du monde entier. Lorsque j’ai donné une conférence en Chine, j’avais pensé préférable de parler de la « chambre arabe », mais tout le monde avait entendu parler de la chambre chinoise ! L’argument de la chambre chinoise montre que la sémantique du contenu mental n’est pas intrinsèque à la syntaxe du programme informatique, lequel est défini syntaxiquement par une suite de zéros et de uns. A l’époque j’admettais que la machine possédait une syntaxe. En fait, si l’on pose la question de savoir si cette série de zéros et de uns est un processus intrinsèque à la machine, on est obligé d’en convenir que ce n’est pas le cas. J’ai proposé depuis (dans La redécouverte de l’esprit) un nouvel argument. La distinction la plus profonde qu’on puisse effectuer n’est pas entre l’esprit et la matière, mais entre deux aspects du monde : ceux qui existent indépendamment d’un observateur, et que j’appelle intrinsèques, et ceux qui sont relatifs à l’interprétation d’un observateur. La computation informatique n’est pas un processus qui a lieu dans la nature. Elle n’existe que relativement à une interprétation syntaxique qui assigne une certaine distribution de zéros et de uns à un certain état physique. Ce nouvel argument, plus radical, montre que la syntaxe n’est pas intrinsèque à la nature physique. Une chose donnée n’est un programme (i.e. une structure syntaxique) que relativement à une interprétation. Ceci a pour effet de démolir l’assomption de base de la théorie computationnelle de l’esprit. La question “Le cerveau est-il intrinsèquement un ordinateur” est absurde car rien n’est intrinsèquement un ordinateur si ce n’est un être conscient qui fait des computations. N’est ordinateur que quelque chose auquel a été assignée une interprétation. Il est possible d’assigner une interprétation computationnelle au fonctionnement du cerveau comme à n’importe quoi d’autre. Supposons que cette porte égale 0 quand elle est ouverte, et 1 quand elle est fermée. On a là un ordinateur rudimentaire. Cet argument est plus puissant que le premier mais plus difficile à comprendre".


Que doit-on en penser ?


Dernière édition par PhiPhilo le Mar 16 Mar 2021 - 8:19, édité 1 fois (Raison : Correction de fautes d'orthographe.)
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