Philpapers (comprehensive index and bibliography of philosophy)
Chercher un fichier : PDF Search Engine | Maxi PDF | FreeFullPDF
Offres d'emploi : PhilJobs (Jobs for Philosophers) | Jobs in Philosophy
Index des auteurs de la bibliothèque du Portail : A | B | C | D | E | F | G | H | I | J | K | L | M | N | O | P | Q | R | S | T | U | V | W | X | Y | Z
Aller en bas
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 340
Date d'inscription : 11/03/2018

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Mer 3 Fév 2021 - 15:18
Je peux donner une autre version : vous projetez sur les autres vos propres défauts, je vous l'ai déjà dit. Et dans cet ordre d'idée, je commence à me demander si votre obsession anti-scientiste ne cache pas un problème personnel que vous auriez avec la science. Comme j'y pense maintenant, même processus quand vous affirmâtes que je n'avais pas lu Claude Bernard ni compris Popper :  [...] Le problème que vous avez avec la science c'est (entre autres) que, n'étant pas un scientifique, vous ne pouvez lire un livre comme celui de Dehaene en faisant abstraction de tout ce qui n'est pas scientifique.

Ben voyons ! Réaction typique de l'ado boutonneux qui a des problèmes avec l'autorité. Décidément, vos "arguments" volent de plus en plus haut ! Quel est le rapport avec le sujet, au fait ?

Pour un scientifique, ce que vous appelez du scientisme c'est juste l'"oeuvre" d'un scientifique qui s'éloigne de son travail scientifique en faisant des déclarations qui ont une portée métaphysique ou politique (Dehaene, Auguste Comte, darwinisme social, par exemple).

Prière de relire, je veux dire, de lire, les 13 pages de ce fil de discussion, ainsi que Contre une approche scientiste des rapports de l'esprit et du corps - mise au point sur la philosophie des qualia et que Contre une approche scientiste II - Une mise au point sur les notions d'hypothèse et de modèle explicatif. Je ne vois pas l'intérêt de répéter ce que j'ai déjà expliqué en long, en large et en travers, surtout à quelqu'un qui n'en a manifestement rien à faire.

C'est vous qui n'avez pas compris Popper [...]. Ne vous en déplaise, Je ne suis pas un scientiste [...]

Ce qu'il ne suffit pas de proclamer à la manière d'un mantra. Encore faudrait-il le montrer.

En espérant vous retrouver sur d'autres sujets NON-SCIENTIFIQUES.

De votre propre aveu, vous ne connaissez rien à la philosophie. Lucidité méritoire. Outre la métaphysique, vous ignorez manifestement tout aussi de l'épistémologie et de la logique. Voilà qui restreint singulièrement le champ des possibles !


[PhPhilo] a clairement dit que la conscience c'est de la Métaphysique. 

Pas du tout. J'ai clairement dit, je me cite :

ll n'est nullement question de "faire intervenir les scientifiques", mais de faire intervenir des questions scientifiques. Parce qu'on est dans la rubrique δόξα καὶ δόγμα sous-rubrique "questions scientifiques" d'un forum philosophique. Parce que la science pose, à tort ou à raison mais depuis ses origines, beaucoup de problèmes à la philosophie. Parce que la conscience est, dans des sens très différents, une notion commune à la philosophie et à la science (d'où l'intérêt qu'il y a à montrer qu'elles ne parlent pas du tout de la même chose). Cela dit :
- il n'est évidemment pas interdit à d'authentiques scientifiques d'intervenir dans la (les) discussion(s) philosophique(s), à condition qu'ils se comportent en philosophes et non en scientifiques (quand vous invitez un footballeur à jouer aux échecs avec vous, vous vous attendez à ce qu'il déplace des pièces sur un échiquier, non qu'il tape dans un ballon)
- il y a quelque chose d'infantile à remettre sans arrêt en question la pertinence des règles d'un jeu (à savoir, ici, ON FAIT DE LA PHILOSOPHIE) dès lors que vous avez, de votre plein gré, accepté d'y jouer mais que, pour une raison ou une autre, le jeu tourne à votre désavantage.

Alors deux conseils :
- 1) lisez ce qu'on vous dit au lieu de fantasmer
- 2) répondez aux arguments qui vous sont opposés au lieu de vous évertuer à les diluer systématiquement dans votre bavardage insipide.


avatar
PhiloGL
Messages : 149
Date d'inscription : 07/10/2015

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Mer 3 Fév 2021 - 16:04
PhiPhilo a écrit :

Pas du tout. J'ai clairement dit, je me cite :

Vous donnez bien sûr un passage où l'on ne lit pas ce que vous avez dit précédemment, et en majuscules :

 Le "moi" ? Le "moi-même" ? L'"être moi-même" ? Il y a vingt-cinq siècles de métaphysique occidentale sur le sujet. Je dis bien DE METAPHYSIQUE  : le moi, le soi, l'esprit, la conscience, l'âme, le mental, etc. ne sont pas des objets (en latin ob jecta "ce qui est jeté devant"), ce sont des concepts

Pour l'ado boutonneux, je peux aussi vous citer :

Belle métaphore en cette période où on voit, hélas, à quoi les crétins qui nous "gouvernent" réduisent ce qu'ils appellent "la science" et qui n'est rien d'autre que la contrainte policière par d'autres moyens, pour parodier Clausewitz.

Enfin :

De votre propre aveu, vous ne connaissez rien à la philosophie. Lucidité méritoire. Outre la métaphysique, vous ignorez manifestement tout aussi de l'épistémologie et de la logique. Voilà qui restreint singulièrement le champ des possibles !

En effet, mais cela ne m'empêchera pas de persévérer, quel que soit votre niveau d'agressivité.
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 340
Date d'inscription : 11/03/2018

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Mer 3 Fév 2021 - 16:16
@PhiloGL a écrit:PhiPhilo a écrit :

Pas du tout. J'ai clairement dit, je me cite :

Vous donnez bien sûr un passage où l'on ne lit pas ce que vous avez dit précédemment, et en majuscules :

 Le "moi" ? Le "moi-même" ? L'"être moi-même" ? Il y a vingt-cinq siècles de métaphysique occidentale sur le sujet. Je dis bien DE METAPHYSIQUE  : le moi, le soi, l'esprit, la conscience, l'âme, le mental, etc. ne sont pas des objets (en latin ob jecta "ce qui est jeté devant"), ce sont des concepts

Pour l'ado boutonneux, je peux aussi vous citer :

Belle métaphore en cette période où on voit, hélas, à quoi les crétins qui nous "gouvernent" réduisent ce qu'ils appellent "la science" et qui n'est rien d'autre que la contrainte policière par d'autres moyens, pour parodier Clausewitz.

Enfin :

De votre propre aveu, vous ne connaissez rien à la philosophie. Lucidité méritoire. Outre la métaphysique, vous ignorez manifestement tout aussi de l'épistémologie et de la logique. Voilà qui restreint singulièrement le champ des possibles !

En effet, mais cela ne m'empêchera pas de persévérer, quel que soit votre niveau d'agressivité.

Cool, guy, cool !



BOUDOU
BOUDOU
Messages : 153
Date d'inscription : 07/03/2016

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Jeu 4 Fév 2021 - 21:41
Il serait peut-être ici utile qu’une synthèse soit faite sur la contribution des intervenants à ce long débat sur « la position scientiste de Dehaene » « qui donnerait les pleins pouvoirs à la neurobiologie matérialiste pour parler de la conscience ». Une des questions qui subsiste, me semble-t-il, serait de savoir si l’intelligence artificielle ne deviendra pas/ne serait pas déjà (malheureusement) la philosophie de demain ?
Zeugme
Zeugme
Messages : 126
Date d'inscription : 30/01/2019

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Ven 5 Fév 2021 - 6:44
Il ne semble pas correct de prédire ou de présupposer que l'intelligence artificielle puisse se substituer à quelconque savoirs ou recherches de    l'esprit humain, car pour se faire une unité informatique devrait être confronter aux mêmes causes de joie, de crainte, de tristesse, d'amour etc. 

ce qui peut arriver par contre, c'est que certaines personnes se mettent à suivre une formation de programmation qui les amène très près de 
ce que certaines interfaces informatiques utilisent comme langage machine, où le concept n'est qu'une formalisation logique, un LUN, UAL etc.


Dernière édition par Zeugme le Ven 5 Fév 2021 - 11:52, édité 1 fois
Zeugme
Zeugme
Messages : 126
Date d'inscription : 30/01/2019

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty la conscience suit-elle l'individuation ?

Ven 5 Fév 2021 - 8:19
G.Simondon, fin de l’introduction de sa thèse :
 
« Seule l’individuation de la pensée peut, en s’accomplissant, accompagner l’individuation des autres êtres que la pensée ; ce n’est donc pas une connaissance immédiate ni une connaissance médiate que nous pouvons avoir de l’individuation, mais une connaissance qui est une opération parallèle à l’opération connue ; nous ne pouvons, au sens habituel du terme, connaître l’individuation ; nous pouvons seulement individuer, nous individuer, et individuer en nous ; cette saisie est donc, en marge de la connaissance proprement dite, une analogie entre deux opérations, ce qui est un certain mode de communication. » 
 
Bien que je sois d’accord avec cet auteur dans sa proposition que l’on connaît l’individuation qu’en individuant, mais sous un autre regard nous pouvons peut-être souligner les diverses causalités de l’individu à partir du principe d’individuation qui se répartissent en trois zones :
 
Restiforme/cordon, suivant la cause formelle.
Rétiforme/filet, suivant la cause efficiente.
Rectiforme/lien direct, suivant la cause finale.
 
puisque l’individuation au sens stricte est à la fois une cause matérielle et une cause exemplaire indémêlables pour l’individu en recherche de finalité…
 
1/la zone pré-individuation ou zone restiforme. Cause formelle
 
c’est toute la distinction que nous trouvons entre tendance et instinct et qui montre ce qu’est la formation en cordon de l’origine de l’individu qui exerce une seule traction vitale vers son milieu de vie, mais instinct et tendance peuvent être confondues ce qui poussent certain-es alors à mettre en symétrie parfaite l’attirance vers la vie et la répulsion de la mort, ce qui n’est évidemment pas le cas, car la conscience n’estime pas la mort comme l’alter-ego de la vie…
 
bien plus, puisque c’est la saisie consciente de la durée de vie (durée connue qualitativement/inconnue quantitativement) qui est principalement ce qui lui donne l’appréciation et le développement de sa propre continuité vitale, et qui est naturellement ponctuée par la successivité de jour/veille et de nuit/sommeil, tout autant que par les effets naturelles des saisons additionnées abstraitement, récapitulent le temps d’une année, cette figuration du temps de la vie continue (durée) provenant comme fusion et répartition, de la matière vivante en déploiement dans la nature…
 
L’émergence de l’individu se trouve donc enracinée dans une conjonction entre deux dimensionnalités de la matière, fusionnelle et répartitive (analogie avec l’instinct/vie/fusion et la tendance/mort/répartition), car la vie comme singularité de l’individu se trouvant être un résumé de son espèce et une projection de l’évolution, tient de ces deux dimensionnalités de la matière, autrement dit, le corps vivant singulier individué dans un milieu, tout en résumant les caractéristiques de son espèce, en déploie une nouvelle potentialité (épigénétique)…

ainsi l’instinct de vie tend à la fusion procréative et instinctivement la tendance à mourir rendu consciente par la croissance/vieillissement du corps révèle la répartition prochaine de sa matière, mais est-ce-que la certitude de sa propre mort conduit à se reproduire ? Non, c’est plutôt le passage instinctif du témoin de sa propre vitalité qui stimule la reproduction, car la mort n’est pas un élément de stimulation pour la vie, tout juste une connaissance instinctive qui tend à sauvegarder sa vie ou celles de ses proches en cas de danger, (pouvant être étendu à tous les vivants mais pas sans quelques ajustements)…
 
cette formation restiforme de l’individu pose aussi la question de son autonomie radicale et donc re-délimite la disponibilité de la zone suivante, car de la pré-individuation, l’inter-individuation a évidemment quelques points transductifs communs, puisque l’effet a toujours quelque chose à voir à sa cause dans la successivité de la vie biologique…(voir en détail la thèse de G.Simondon)
 
pour le sujet qui occupe ici les débateurs, la conscience saisie dans sa conductivité neuronale, ne pourra pas rendre compte de cette zone restiforme, car l’évaluation scientifique devrait résumer statistiquement  toutes les informations possibles de l’instinct et toutes celles de la tendance en les distinguant à chaque fois les unes des autres, mais seule la conscience a et est cette capacité de distinction, non pas par l’analyse psychologique ou par la compréhension qu’apporteraient les autres intelligibilités (comme le dit Simondon), mais par elle même dans ses actes puisque elle est à l’origine de son état singularisé, et donc de cette distinction individuée entre tendance et instinct…
 
2/ la zone inter-individuation ou zone rétiforme. Cause efficiente.
 
C’est toute la distinction que nous trouvons entre vie psychique et vie relationnelle, car c’est une formation en filet des deux origines de la vie consciente qui maintient des réseaux plus fins, presque infinis du développement des civilisations humaines, et qui pour le coup est déjà un état dans l’état, je veux dire que l’état conscient est dans l’état collectif des cultures et inversement…(voir les notions de la conscience politique)
 
Ce qui est remarquable dans l’individu considéré comme résultat singulier issu en partie de ce filet et entretenant celui-ci comme un prolongement de son individuation natif, c’est que les nœuds évolutifs des civilisations se situent tous dans la tension maximale entre la prudence personnelle et la prudence collective, car pour l’individu, la prudence est l’état conscient de son appartenance et de sa responsabilité personnelle face au groupe, et comme telle elle est cette « partie vertueuse» de la conscience qui tend à perdurer comme entité individuelle…
 
Aparté : La zone rétiforme implique donc une dépendance fluctuante au monde (peut-être comme dans le modèle de C. Dousset) de la communication interhumaine, et il est notable là aussi que l’évolution de l’intelligence collective par les médiats et les technologies, veuille formaliser cette zone pour en contrôler les entrées et les sorties, l’individuation informative des médias devenant alors une structure de conscience interactive qui soutient le sujet rendu indifféremment comme individu ou événement, dans son milieu de vie artificiel…
(voir Marcin Sobieszczanski. Vers une génétique cognitive des médias. métamorphoses numériques :Art, culture et communication : , 2017. )
 
 
 
 
vision critique –– tant est si bien que la prudence collective (politique) parfois prenant le pas sur la prudence personnelle, une sorte de « confiance aveugle » peut réduire la vitalité du groupe dans un prolongement de l’endurance des individus (effort sociétal) et les confiner par millions dans une dépendance mortifère à un système de « développement » , tout comme des millions animaux et de végétaux dans un état d’esclavage ou de mort programmée…
 
3/ la zone post-individuation ou zone rectiforme. Cause finale
 
Une fois l’individu rendu apte de participer consciemment au développement de sa destinée, par l’éducation et toutes les autres formes de mimétismes passifs et actifs, il devient acteur conditionné de son quotidien comme partie d’un tout, droits et devoirs sont alors cœxtensifs et contribuent à sa responsabilisation, c’est là que la zone rectiforme commence à régir son appartenance au groupe…
 
Car depuis les premières formes complexes d’organisations sociales, il s’est formé un état de droit (voir le glissement sémantique entre le pouvoir et l'autorité politique), soutenu par un consensus qui alterne les priorités entre, l’économie quotidienne des individus et certaines idéologies politiques, philosophiques, religieuses ou scientifiques, que l’additionnelle gestion administrative des pays a refondu en une seule constitution nationale…
 
Dans cette objectivité écrite, l’on retrouve toutes les nuances de cette droite formulation (ortos logos d’Aristote) et c’est par l’énumération des points directionnels qu’un groupe se donne pour unifier les choix de chacun, que se trouve aussi une dimension de la conscience participative, puisque la gestion de la complexité des projets humains réclame en temps réel une régulation légale, la loi étant l'écriture droite de la pensée agissante, ainsi de toute constitution sociale (écrite ou tacite/en devenir) naît un statut de citoyenneté participative qui résume cette individuation rectiforme…
 
Pourtant plus les choix de la vie collective deviennent formellement des lois et des normes, plus la distanciation entre les individus se charge d’individualisme, et cela est une conséquence logique de la différence qualitative de participation de chaque citoyen-ne au bien commun, car plus le bien commun devient une recherche d’obtention d’un bien privé, plus la réunion de la diversité des choix devient impossible…
 
C’est alors une succession de lignes de fuite, (référence au dessin) où le profit dans le développement entrepreneuriale ne recoupent jamais les exigences du bien commun, ou si peu qu’il faille tout un arsenal administratif pour les maintenir dans une seule et même économie…
 
Par l’émancipation du cycle naturel de la mise en commun qui prévaut dans la recherche rectiforme du changement évolutif, les humains postulent pour une direction involutive qu’eux seuls peuvent suivre (et encore pas tous) et surtout un dirigisme technologique de programmation qui tient cette ligne rectiforme comme la plus apte pour continuer à mobiliser l’effort collective par l’inventivité progressive du consommable (non-cyclique bien qu’involuée)…
 
Reste que cette fuite en avant ne tenant plus compte de son support naturel, en vient à le négliger comme base, et par la vitalité restante du corps va donc continuer à inventer une socialisation trans-humaniste, qui ne résoudra pas la question de la finitude de l’individu ni celle du groupe, et qui en plus risque fort de ne pas pouvoir être réversible, si la conscience de la dépendance au milieu naturel de vie s’estompe complètement…
 
1/ C’est déjà le cas dans la systématisation des économies libérales où la singularité du choix est chassée comme élément disruptif au profit de l’uniformisation nécessaire à la consommation de masse comme source du plus grand profit rapide, le lien qui existe entre les sciences et l’économie de marché devient de plus en plus évident, c’est une entente qui tend à une gestion conjointe du nombre des individus par les chiffres prospectifs sur une échelle programmatique…
 
2/ Pareillement dans la gestion de la santé publique qui veut évaluer la cause universelle à partir des effets singuliers en temps et lieux des diverses maladies ou des troubles comportementaux, par planification forcée ou par protection contrôlée des populations à risques, cela ne peut conduire qu’à une symptomatologie poussée à son maximum et finira par réduire les nœuds évolutifs à l’unique intervention technologique (vaccination), faisant de l’accident de parcours  de cette gestion la seule modification possible et donc interdire celle de la participation individuelle à l’évolution (épigénétique positive)…
 
3/ idem pour le maintient et « l’amélioration » des armements de tous types, la prudence collective prenant la domination du territoire et des biens qui s’y trouve (y comprit l’identité nationale si c’est un bien ?) relègue la prudence personnelle dans une zone d’obéissance contrainte car dans le modèle de conscience collective de la survie, la « défense  du groupe idéel » prévaux sur la sauvegarde de l’individu réel…
 
 
Conclusion :
Les facultés neurobiologiques du cerveau humain mise en lumière par l’expérimentation, n’opérant que par stimulation avec un « objet » ad hoc, il se posera toujours la question de la stabilité individuelle de la conscience comme le problème rétroactif du contact, de l’interprétation et de la projection dynamique du corps présent hic et nunc, ce pourquoi l’étude expérimentale des neurosciences aura toujours aussi à se défier de cette formule « ce que mon filet prend je l’appelle poisson » car de cette formalisation scientifique peut advenir et advient la plupart du temps in fine, une modification technologique des rapports induits par le savoir répandu…
 
 
Annexe :
1/Est-ce que la recherche d’une vision rectiforme de la progressivité consciente est une fatalité ?
2/ Peut-on réformer sans déformer et imposer sans recomposer la conscience individuelle ?
3/ Garde-t-on sa liberté de conscience dans un monde ultra-médiatisé ?
4/ les facteurs évolutifs sont ils assez connus pour formaliser une vision projective de l’humanité ?
5/ la vertu comme « actes répétitifs » et « état stable de la conscience » est-elle suffisamment élucidée ? 
 
 
 
1/Est-ce une fatalité de suivre la participation rectiforme de notre socialisation (progressivité consciente), qui ne garde qu’une quantification normative de l’effet de groupe et rejette la qualification singulière de chaque personne, à savoir sa conscience spirituelle ? (donc impossible a identifier avec l’une ou l’autre des fonctionnalités du cerveau par voie d’évaluation matérielle) …
 
En fait plus le nombres des individus s’accroit et plus la gestion des strates socio-économiques devient complexe, plus augmente aussi les systèmes de régulations réflexes/automatisés, (comme dans un cerveau ou dans une unité informatique) donc plus la société humaine quitte la zone restiforme, plus elle génère une normalisation de la zone rétiforme par une gestion de la zone rectiforme, passant donc de l’instinct aux tendances et de ces deux à un système normatif et quantifiable aboutissant à une norme sociale de l’information collective…( IA )
 
L’uniformisation des consciences étant la solution la plus pratique (artificiellement et plus selon la nature) pour entretenir les échanges et les partages sociétaux normalisés et c’est à mon avis la tendance intellectuelle des sciences cognitives et neurobiologiques bien que cela conduise l’humanité vers un non-sens évolutif…Existe-t-il une autre voie de développement évolutif pour l’humanité ? est un autre sujet… 
 
2/Peut-on réformer sans déformer et imposer sans recomposer la conscience individuelle ?
 
Il semble que cela ne soit pas possible au regard des quelques dizaines d’années où la vision progressiste des politiques, acteur-trices économiques et scientifiques ont déployer des efforts de rationalisation du travail et des techniques et des relations sociales, il se trouve au contraire et de façon oppositionnelle, que le développement pratique des structures de production des idées et des objets et relations, suive la voie d’une relativisation du substrat conscient de l’individu, pour imposer un modèle systémique unique où l’information est une donnée quantifiée par la numération programmatique…
 
Cette sorte de dictat consensuel où la quotidienneté psychologique ne soit plus la base de la consommation, du travail ou des relations amicales et sociales, mais un vaste champs d’expérimentations rationnelles de l’inventivité du « marché »là encore dans une coupe réglée* qui recompose la conscience personnelle à n’être que réactive et pratiquement plus active de sa destinée, le destin commun des populations devenant une déformation imposée à chacun-e dans une recomposition par réformes successives…
 
3/ Garde-t-on sa liberté de conscience dans un monde ultra-médiatisé ?
 
C’est là que l’information collective prend toute son ampleur, que se soit par la presse ou par la médiatisation des informations en réseaux sociaux, car pour entretenir la dynamique réformatoire il est indispensable d’avoir des points de contrôles et donc des zones d’accès à la conscience personnelle, le paradoxe de cette systématisation de l’information étant de la proposer comme unique source de jugement personnel et donc d’une certaine autonomie de conscience identifiée avec une liberté acquise…
 
4/ les facteurs évolutifs sont ils assez connus pour réifier une vision projective naturelle de l’humanité ?
 
à mon avis non pas du tout, car si nous connaissons par la biologie, l’anthropologie ou la sociologie voir la psychologie comportementale, une part de cette évolution, elle est immédiatement rendue formelle, c’est-à-dire extraite de sa dynamique naturelle, et ce faisant perd son caractère transductif puisque toute représentation conceptuelle est coupée de sa source pour devenir par elle-même une source de connaissance…
 
C’est là le statut de la connaissance théorique qui est désigné comme parenthèse déformante, alors que la connaissance de l’évolution devrait être uniquement contenue dans le vécu lui même, (non pas par l’analyse du vécu comme le fait la psychologie), mais là encore dans une conscience de sa propre participation et personnalisation à et de l’évolution…
 
Les facteurs évolutifs naturels devenant de plus en plus remplacés par les facteurs informatifs artificiels, il est certain qu’une sorte d’involution remplace aussi de plus en plus l’évolution, cela est assez simple à comprendre car le statut du savoir théorique du corps social remplaçant progressivement le statut du savoir pratique du corps individué, l’évolution qui se génère en chacun comme une part de continuation naturelle, devient une formalisation stéréotypique (stéréo-isomérie programmée épigénétiquement par un savoir conceptuel)…
 
Puisque la plasticité de la structure synaptique permettant de programmer une « conscience réactive d’obéissance » à la ressemblance d’un programme informatique, l’évolution naturelle liée au contact du corps à son milieu de vie naturelle se trouve donc remplacée par une involution systémique, sorte d’algorithme d’application de l’intelligence humaine au système d’exploitation d’une « machine sociale complexe »( comme le langage par la lecture, objet suggestif d’expérimentation de S. Dehaene)…
 
5/ la vertu comme « actes répétitifs » et « état stable de la conscience » est-elle suffisamment élucidée ? 
 
À ce qu’il semble, la vertu qui est une disposition et une tendance porte une suite de phases interactives de conscience par ses effets en situation, car c’est toujours dans l’expérience singulière que la vertu trouve ses points d’appuis et de corrections, (évolution transductive individuée) mais comme un fleuve qui dépose ses sédiments, la vertu dépose des strates mnésiques qui stabilisent la conscience dans un état vertueux, donc référentiel à la prochaine action…
 
Ce qui n’est pas assez connu c’est sans doute la capacité naturelle de l’intelligence à préparer son environnement pour que l’acte vertueux soit intégré comme élément d’évolution majeure, rappelons que l’acte vertueux naturel est uniquement ce qui permet de penser et d’agir pour le bien ultime comme pour le bien relatif, dans une adéquation des moyens pour la fin…
 
De ce fait l’erreur globale de l’éducation et de la socialisation résulte que l’état vertueux est imposé comme un programme théorique d’application extérieur à la conscience, alors qu’il ne peut exister que par le choix libre et répétitif face à un bien singulier, comme pour la vue qui est la vertu de voir, c’est la lumière qui à sollicité une réaction interne de l’organisme du vivant pour qu’il se stabilise dans la formation de l’œil…
 
De plus ce qui peine à être admis avec la formation vertueuse de la conscience, c’est l’implication de la volonté comme symétrie évolutive de l’intelligence, autrement dit que c’est par l’acte de l’intelligence répété et choisi non pas pour lui-même mais en vu d’un bien singulier ou collectif, que la volonté confère à l’individu son caractère évolutif, en synchronisant la quotidienneté des vivants, comme nécessité synthétique de l’information transductive…
 
Les pollutions qui sont les preuves de cette disjonction entre la symétrisation de la volonté et de l’intelligence est la plupart des fois dû à un savoir scientifique qui a été coupé de la volonté évolutive de survie de tout le vivant, ce faisant les informations ne sont plus orientées (l’évolution est avant tout une direction vitale) vers le bien de toutes les parties réunies en un tout, mais se réduisent à satisfaire une seule partie au détriment des autres, c’est pourquoi l’on confond souvent le progrès avec la proposition darwinienne de la loi du plus fort…(qui elle même serait à revisiter)
BOUDOU
BOUDOU
Messages : 153
Date d'inscription : 07/03/2016

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Ven 5 Fév 2021 - 17:26
@Zeugme a écrit:
Il ne semble pas correct de prédire ou de présupposer que l'intelligence artificielle puisse se substituer à quelconque savoirs ou recherches de    l'esprit humain, car pour se faire une unité informatique devrait être confronter aux mêmes causes de joie, de crainte, de tristesse, d'amour etc. ce qui peut arriver par contre, c'est que certaines personnes se mettent à suivre une formation de programmation qui les amène très près de  ce que certaines interfaces informatiques utilisent comme langage machine, où le concept n'est qu'une formalisation logique, un LUN, UAL etc.

Il est en effet maladroit de dire que l'IA est une philosophie, mais on peut raisonnablement écrire que la philosophie de l'IA est un sujet majeur. 

@clément dousset a écrit: 

Si l'on pense que la conscience sous cet aspect fondamental et premier apparaît très tôt dans le développement des organismes vivants animaux et même chez ceux qui n'ont que quelques neurones comme les nématodes, on devrait baser sur leur étude et non sur celle du cerveau humain beaucoup trop complexe les vérifications des hypothèses qu'on peut formuler. C'est dans cette voie-là, à mon sens, qu'on pourra véritablement progresser dans la compréhension du mécanisme physico-psychique élémentaire.

L'hypothèse moduliste que je fais lie une modulation locale du champ magnétique, celui qui est interne à un organisme susceptible d'être conscient à un ressenti phénoménal. À quelles conditions la modulation de ce champ entraîne-t-elle un ressenti ? Quel rapport peut-on établir entre les caractéristiques de cette modulation et les caractéristiques de ce resssenti ? Voilà deux questions fondamentales que je pose. Et il me semble qu'on peut y répondre - notamment au moyen de la magnéto-encéphalographie - sans connaître la propriété dont j'ai parlé qui permettrait le surgissement de la conscience subjective. Il ne paraît pas que la TII plus que la TETG envisage comme il conviendrait cet axe de recherche-là.

Dans une synthèse de ce fil de discussion, il faudrait reprendre ce que présente ici clément dousset tout en précisant ce qu'on entend par conscience - tant ce concept est polysémique.


Dernière édition par BOUDOU le Ven 5 Fév 2021 - 22:33, édité 1 fois
Zeugme
Zeugme
Messages : 126
Date d'inscription : 30/01/2019

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Ven 5 Fév 2021 - 19:04
bonsoir Boudou ...

 
De vos deux phrases j'aurais envie de dire qu'elles présentent chacune la même contradiction interne, qui proviendrait de la confusion entre l'objectivation d'un sujet et la recherche de son explicitation dans une désignation de son insolubilité, je m'explique, dans la première de vos phrases : "Il est maladroit de dire que l'IA est une philosophie, mais on peut raisonnablement écrire que la philosophie de l'IA est un sujet majeur." vous proposer de voir l'intelligence artificielle comme une somme caractéristiques de données qui justifierait son unité d'objet à étudier philosophiquement alors que justement la multiplicité des éléments qui forment cet être de raison l'empêche d'être le centre d'une étude philosophique spécifique, car dans la désignation de l'IA que désignez vous exactement ? un procès d'autonomisation d'une unité centralisé ? une suite logique d'opérations réactives et actives à la stimulation d'informations induites ou conduites ?  à la performation du deep learning* à partir du machine learning* ? de la gestion des métadonnées et autres big data ? une singularité technologique apte à prendre des décisions aléatoire du seul fait d'être alimenté électriquement ? d'une forme additionnelle de réseaux connectés à partir de capteurs disposés selon sa propre demande ? ect.

bref si une étude philosophique était possible pour ce drôle d'objet que serait l'IA, sans doute le ou la philosophe qui accepterait le défi devrait aussi avoir une casquette d'informaticien en chef pour conduire tous les wagons à bon port...

pour votre deuxième phrase  :"Dans une synthèse de ce fil de discussion, il faudrait reprendre ce que présente ici Clément dousset tout en précisant ce qu'on entend par conscience - tant ce concept est polysémique."
la contradiction interne est encore plus simple, car désigner la conscience comme un concept n'est déjà pas accepté par tous, la conscience est justement beaucoup de chose en plus d'être un concept (sauf si l'on est psychologue et que la signification suffit à l'usage d'un mot) et même si la réalité conceptuelle que l'on nomme "conscience" avait une légitimité, sa polysémie ne viendrait que de la complexification des plans du réels où on la saisie comme réalité et pas à partir de sa désignation polysémique à priori ou à postériori d'un raisonnement...

d'autre part faire une synthèse du fil de discussion est tout sauf logique, car l'étude de la conscience mérite justement de ne pas écraser les données dans un condensé d'informations comme le ferait une machine justement, quand à reprendre ce que présente intelligiblement C.Doucet je reprendrais en vous l'adressant la phrase de Joseph Charles Alexandre d'Anterroche...

bref ce qui a été fait depuis 14 pages sur ce sujet est déjà interressant, car chaque intervention même si elle ne se référençait pas à l'intitulé initial, proposait une approche consciente du sujet qui a servit tout de même à faire de cette question un sujet d'étude...



*Le deep learning est une branche de l’intelligence artificielle dans laquelle on retrouve une notion d’apprentissage automatique, mais aussi un concept d’apprentissage supervisé. 
*Le terme de machine learning décrit un processus de fonctionnement d'un système d'intelligence artificielle ou simplement algorithmique par lequel le processus est doté d'un système d'apprentissage. 


Dernière édition par Zeugme le Sam 6 Fév 2021 - 10:08, édité 3 fois
BOUDOU
BOUDOU
Messages : 153
Date d'inscription : 07/03/2016

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Ven 5 Fév 2021 - 20:47
En neuropsychologie qui est notre domaine d'étude on parle de concept polysémique pour la conscience.
Une synthèse suppose que chacun a respecté la ligne initiale donnée en introduction.
Zeugme
Zeugme
Messages : 126
Date d'inscription : 30/01/2019

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Ven 5 Fév 2021 - 21:03
vous dites : "En neuropsychologie qui est notre domaine d'étude on parle de concept polysémique pour la conscience." certes si vous délimitez les diverses acceptions sémiologiques à partir d'une seule et unique intelligibilité du "concept de conscience", alors je comprend pourquoi vous soyez dans l'impossibilité d'entrevoir pourquoi et comment la philosophie utilise le mot "conscience" dans un autre sens...


de plus vous dites : "Une synthèse suppose que chacun a respecté la ligne initiale donnée en introduction." quand à la synthèse qui suggère que l'on puisse ramener sous un modèle complet en ratifiant la diversité et la multiplicité des arguments, comme je vous l'ai déjà dis, respecter une question ne conduit pas à en limiter les occurrences bien au contraire, celle ou celui qui veut rassembler de la diversité et de la multiplicité doit avant tout ne pas restreindre les participations ou alors ce n'est plus un débat, mais cela reste un exposé magistral...


donc j'attend votre proposition de résumé au moins dans ce qui vous semble être "correctement en adéquation" avec le sujet initial...


bonne soirée à vous Boudou
BOUDOU
BOUDOU
Messages : 153
Date d'inscription : 07/03/2016

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Ven 5 Fév 2021 - 22:05
La question est de savoir si une machine peut avoir une conscience et une intelligence créatrice et si oui comment expliquer qu'une machine (sans corps) puisse avoir de l'esprit. En fait, selon clément dousset, il faudrait comprendre ce qu'est la conscience au sens neurobiologique chez les êtres primitifs. 

Une rédaction commence par une introduction qui fixe le cadre du développement. La synthèse qui reprend l'introduction devrait être faite par les personnes les plus compétentes sur le sujet. 
Zeugme
Zeugme
Messages : 126
Date d'inscription : 30/01/2019

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Sam 6 Fév 2021 - 7:01
il semblerait à vous lire que la pratique scientifique soit indissociablement soumise à un certain cloisonnement des intelligibilités autres que la sienne, et qu'ainsi en terme d'intelligence artificielle vous ne désigneriez qu'une fonction élaborée de translation d'informations, ce qui pour une machine serait déjà un assez grand stade de perfectionnement, mais en plaquant le terme "conscience" à la capacité programmatique d'une machine, vous entrez dans une polysémie du terme "conscience" qui ne respect plus du tout, ni la signification du mot, ni son implication dans une sémantique référentielle, ni la capacité de l'intelligence collective de la culture à reconnaître pourquoi le langage existe, ni enfin et surtout cela ne respecte plus la capacité de communication qui utilise le langage avec une aspiration de réciprocité dans l'échange intellectuel...  

car vous écrivez  : "La question est de savoir si une machine peut avoir une conscience et une intelligence créatrice et si oui comment expliquer qu'une machine (sans corps) puisse avoir de l'esprit. En fait, selon Clément Doucet, il faudrait comprendre ce qu'est la conscience au sens neurobiologique chez les êtres primitifs." dans cette phrase vous partez de l'abduction propositionnelle en désignant la possibilité d'une parité isomorphe entre une conscience humaine et un réseaux de connectivités électroniques, dès lors deux questions se posent : ne réduisez vous pas la notion de conscience à un fonctionnement physicochimique qui serait suffisant pour rendre compte de la qualité de présence d'un individu ? et d'autre part, ne voulez-vous pas justifier par réductio ad absurdum les autres présentations de la conscience ? 

alors que l'on s'empresse de vous donnez des arguments philosophiques qui désignent "la conscience" comme un état de corporalité spirituelle interactif, c'est-à-dire une certaine individuation qualitative de matière vivante et donc transductive, ce n'est plus de la substitution polysémique que vous tentez de faire, mais c'est plutôt de l'usurpation d'intelligibilité...

pourtant je vois bien une certaine honnêteté à vouloir comparer des réalités artificielles avec des réalités naturelles, car par l'analogie matérielle ou efficiente une certaine connaissance peut advenir, mais cette obstination à vouloir imposer une "translation de terme à terme" sans avoir "mesuré" toute la dimensionnalité noétique de la notion de conscience, est très risqué voir même cause de disruption pour votre recherche...

de plus dans votre expression  :"les êtres primitifs." il y a aussi un double sens, soit elle désigne des réalités vivantes dans leur état natif qui ont un développement organo-chimique limité qualitativement et quantitativement, soit elle implique que par des formes de vie les plus anciennes, existe déjà de manière archaïque, un état d'aperception significatif...

pour ce qui est de votre dernière phrase  :"Une rédaction commence par une introduction qui fixe le cadre du développement. La synthèse qui reprend l'introduction devrait être faite par les personnes les plus compétentes sur le sujet." vous optez de nouveau pour un cloisonnement logique en faisant de l'écriture syntaxique une garantie de validation du contenu sémantique et là à part être un connexionniste pur jus, l'on ne peut pas entrevoir cette garantie comme suffisante bien que nécessaire, oubliant de fait que la pensée est antérieure au langage et que la conceptualisation tend vers l'intelligibilité du réel comme le discours tend dans sa cohérence à la cohésion des opinions, confondre les deux ou plus exactement remplacer la pensée par le langage n'augure pas le règne du vrai, mais uniquement du vraisemblable et conforte l'ingénierie des promoteurs de l'IA à parfaire son interface...
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 340
Date d'inscription : 11/03/2018

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Sam 6 Fév 2021 - 7:27



Dans une synthèse de ce fil de discussion, il faudrait reprendre ce que présente ici clément dousset tout en précisant ce qu'on entend par conscience - tant ce concept est polysémique.

C'est déjà fait dix-mille fois dans ce fil de discussion et dans https://www.philosophie-portail.com/t3904-contre-une-approche-scientiste-des-rapports-de-l-esprit-et-du-corps-mise-au-point-sur-la-philosophie-des-qualia.

La question est de savoir si une machine peut avoir une conscience et une intelligence créatrice et si oui comment expliquer qu'une machine (sans corps) puisse avoir de l'esprit.

"C’est seulement de l’être humain et de ce qui lui ressemble que l’on peut dire qu’il parle, qu’il a des sensations, qu’il voit, qu’il a des états de conscience, etc"(Wittgenstein, Recherches Philosophiques, §281, c'est moi qui souligne). Tout le problème est donc de savoir dans quelle mesure on peut dire ou ne pas dire que l'ordinateur ressemble à l'être humain. Ce qui fait, ipso facto, de ce problème, un problème grammatical (dans quelle mesure peut-on dire ... ?) et non pas scientifique.
BOUDOU
BOUDOU
Messages : 153
Date d'inscription : 07/03/2016

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Sam 6 Fév 2021 - 10:05
@clément dousset a écrit:https://blogs.mediapart.fr/clement-dousset/blog/131217/les-fondements-de-la-conscience
https://blogs.mediapart.fr/clement-dousset/blog/240615/une-niche-pour-la-conscience-partie-22-le-modulisme

Stanislas Dehaene qui prétend avoir déchiffré le "code de la conscience" et qui croit que l'on pourra bientôt construire des automates conscients est devenu président d'un conseil scientifique de l'éducation. Ainsi une conception tout à fait rustre de la conscience qui prévaut déjà pour la recherche risque maintenant d'orienter toute la pédagogie officielle […] il me paraît certain qu’il y a des propriétés virtuelles des forces physiques fondamentales qui peuvent s’actualiser dans le psychisme, fût-il rudimentaire, des animalcules et qui supportent en dernière analyse le contenu présent à notre conscience, si élaboré soit-il. Comment cette actualisation peut-elle se faire ? C’est à cette question que je propose un début de réponse en développant la théorie que j’ai appelé le modulisme. Elle présuppose certes la présence dans l’animal d’une structure inconnue qui permettrait le passage du physique au psychique mais elle s’appuie également sur l’existence assurée d’un champ magnétique interne d’une intensité modulée à tout instant par les diverses oscillations des neurones. Du nématode où deux neurones seulement permettent d’induire l’intensité d’un bien être ou d’un mal être en fonction de tel ou tel stimulus au cerveau humain où des milliards d’oscillations orchestrées dans le temps peuvent dessiner la physionomie et la couleur affective d’une sensation perçue, le même mécanisme producteur des forces fondamentales de la conscience (plaisir, déplaisir, désir, effort) me paraît à l’œuvre.  […] mon propos est d’appeler justement à de nouvelles études et à de nouvelles expériences. Si l’on veut que la conscience humaine devienne sérieusement et réellement un objet d’étude.

La question est ici de contribuer au développement de cette démarche.

Sans le détruire, mais sans le mimer non plus, le progrès ajoute toujours sa pierre à l’édifice précédent.
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 340
Date d'inscription : 11/03/2018

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Sam 6 Fév 2021 - 10:11
La question est ici de contribuer au développement de cette démarche.

Sans le détruire, mais sans le mimer non plus, le progrès ajoute toujours sa pierre à l’édifice précédent.

O.K. Mais c'est exactement ce qui se fait depuis 14 pages, 27 mois et 273 messages, non ?
Zeugme
Zeugme
Messages : 126
Date d'inscription : 30/01/2019

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Sam 6 Fév 2021 - 10:36
très juste PhilPhilo, mais il semble que certains cerveaux aient maintenant la fonction RESET ! 
vous dites Boudou  : "La question est ici de contribuer au développement de cette démarche."
si nous étions tous des scientifiques et que le présent espace de débat était lui aussi une plateforme d'échanges réservée aux seuls scientifiques, alors la question du modulisme de clément dousset serait le fil rouge que vous défendez, mais il n'en est rien des deux cotés, car si il ne faut parler que la langue de la science pour être entendu au sujet de la conscience et ne suivre que le fil des argumentations scientifiques, alors vous donnez à ces dernières plein pouvoir sur la connaissance générale et cela c'est du scientisme et de la plus belle eau... 

de plus quand vous précisez :"[size=16]Sans le détruire, mais sans le mimer non plus, le progrès ajoute toujours sa pierre à l’édifice précédent." vous subroger un peu vite un consensus que seule la pensée scientifique tient comme validation éthique de ses travaux, mais comme il n'est pas ici question de mettre en procès le progrès d'origine scientifique car même sous jacent à tout ce sujet, ce n'en est pas l'objet, je terminerais en vous disant que la notion de progrès vu comme une accumulation de savoirs n'a aucun sens si l'on ne veut pas ou ne peut plus voir la direction qu'il prend...[/size]

parabole : "c'est l'effet d'accoutumance qui fait dire au toxicomane que la drogue est l'objet indispensable à la réalisation de sa liberté individuelle"...

P.S : méditez sur cette parabole une minute en lisant à la place "d'accoutumance"--"du progrès", à la place de " au toxicomane"--"au scientifique", à la place de "la drogue"--"le savoir" et de "la réalisation de sa liberté individuelle"--"la reconnaissance de son effort"...
PhiPhilo
PhiPhilo
Messages : 340
Date d'inscription : 11/03/2018

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Sam 6 Fév 2021 - 11:06
Si nous étions tous des scientifiques et que le présent espace de débat était lui aussi une plateforme d'échanges réservée aux seuls scientifiques, alors la question du modulisme de clément dousset serait le fil rouge que vous défendez, mais il n'en est rien des deux cotés, car si il ne faut parler que la langue de la science pour être entendu au sujet de la conscience et ne suivre que le fil des argumentations scientifiques, alors vous donnez à ces dernières plein pouvoir sur la connaissance générale et cela c'est du scientisme et de la plus belle eau... a écrit:
Si nous étions tous des scientifiques et que le présent espace de débat était lui aussi une plateforme d'échanges réservée aux seuls scientifiques, alors la question du modulisme de clément dousset serait le fil rouge que vous défendez, mais il n'en est rien des deux cotés, car si il ne faut parler que la langue de la science pour être entendu au sujet de la conscience et ne suivre que le fil des argumentations scientifiques, alors vous donnez à ces dernières plein pouvoir sur la connaissance générale et cela c'est du scientisme et de la plus belle eau... [...] "c'est l'effet d'accoutumance qui fait dire au toxicomane que la drogue est l'objet indispensable à la réalisation de sa liberté individuelle"...
P.S : méditez sur cette parabole une minute en lisant à la place "d'accoutumance"--"du progrès", à la place de " au toxicomane"--"au scientifique", à la place de "la drogue"--"le savoir" et de "la réalisation de sa liberté individuelle"--"la reconnaissance de son effort"...

Je ne saurais mieux dire.
BOUDOU
BOUDOU
Messages : 153
Date d'inscription : 07/03/2016

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Sam 6 Fév 2021 - 12:35
Les philosophes, les logiciens, les mathématiciens apportent tous une contribution indispensable aux sciences expérimentales.


En marge des travaux sur le modulisme, on peut citer (sous forme de liens internet) une série impressionnante d'études expérimentales entreprises depuis une dizaine d'années sur la conscience affective des robots.
Zeugme
Zeugme
Messages : 126
Date d'inscription : 30/01/2019

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Sam 6 Fév 2021 - 13:27
ahhhh ! vous progressez dans les choix de vos expressions ! 

car en disant : "une série impressionnante d'études expérimentales entreprises depuis une dizaine d'années sur la conscience affective des robots." alors oui sur ce que l'on appelle conscience pour un robot, c'est-à-dire, une fonctionnalité effective(et pas affective comme pour un vivant)de réaction aux stimulations* par le programme qui leur donné de transposer telle information électromécanique de leurs capteurs, en unités binaires intégrables dans un algorithme de retour prédictible...


mais ce n'est là qu'une sorte d'écho de leur propre programme et cette "conscience robotique" (on se croirait avec BENDER dans un épisode de FUTURAMA) se limite à reproduire en boucle (puisque sans finalité naturelle)une quantité d'opérations certes déjà complexes pour une machine, mais justement impossible à simplifier ou à rediriger vers un point de résilience comme c'est le cas pour la conscience humaine...


là où la conscience d'un vivant peut moduler (clin d'œil à C.dousset) sa réactivité selon son choix, issu de son intentionnalité (intelligence) et de sa motivation (volonté), la machine ne peut effectuer qu'une planification de sa réactivité selon les données de sa mémoire algorithmique, alors oui c'est impressionnant comme vous dites pour les grands enfants que nous sommes tous, car voir une certaine autonomisation dans une machine,(l'automate du 18ème siècle a eu aussi ses heures de fascination) est bluffant mais attention la science cybernétique n'est pas qu'une vertu d'étonnement, quand la fabrication de ces machines ira dans un champs d'application de guerre ou de contrôle des sociétés, cela ne fera plus l'étonnement mais la sidération des grands enfants et pleurer les petits... 






*c'est déjà le cas avec des implants rétiniens( IRIS 50) pour les personnes qui souffre de DMLA... 





P.S merci pour la première phrase : "Les philosophes, les logiciens, les mathématiciens apportent tous une contribution indispensable aux sciences expérimentales." est rassurante, j'avais commencé à plier mon linge et à faire ma valise de peur d'être de trop sur ce site...
BOUDOU
BOUDOU
Messages : 153
Date d'inscription : 07/03/2016

La théorie sur la conscience de Dehaene en question - Page 14 Empty Re: La théorie sur la conscience de Dehaene en question

Sam 6 Fév 2021 - 13:59
Quand je dis que les philosophes, les logiciens, les mathématiciens apportent tous une contribution indispensable aux sciences expérimentales, je suppose évidemment aussi l’inverse  (cf. la révolution copernicienne par exemple).
 
Veuillez trouver ci-dessous  qq liens (pour ne pas être exhaustif) que tout le monde peut glaner sur internet et que je livre à votre critique :

https://www.cc.gatech.edu/~athomaz/papers/Breazeal-ijhcs03.pdf
https://www.researchgate.net/publication/8171334_Emotions_From_brain_to_robot
https://www.intechopen.com/books/advances-in-human-robot-interaction/emotoinal-system-with-consciousness-and-behavior-using-dopamine
https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00904481/document
https://www.biblio.univ-evry.fr/theses/2011/2011EVRY0023.pdf
https://scholarworks.gsu.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1149&context=philosophy_theses
https://qz.com/838420/scientists-built-a-robot-that-feels-emotion-and-can-understand-if-you-love-it-or-not/
https://www.frenchweb.fr/ou-en-est-lia-emotionnelle/318855

En matière de biomimétisme, la neurobiochimie et la biochimie des émotions méritent d'être étudiées.
Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum